‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 225 sur 252 · Syo-kî aiû-kai, t. I, p · texte numérisé non relu

Syo-kî aiû-kai, t. I, p

(’IIAl’ITKE IX, c.

YAMATO BUMI. — L’EXIL.

9, c. — Ou lit dans un livre :

Le divin Sosa-no-o désira prendre pour femme Kusinacla-Ume. Il en fit en conséquence la demande en mariage.

Asi-natù-ti et Té-uatü-ti lui répondirent : «Je vous prie d’abord de tuer ce serpent; ensuite il sera convenable de la demander.»

Ce grand serpent avait sur cbaque tcte dos pins de pierre; sur ses deux côtes, il y avait des montagnes; il était etfroyable. Comment faire pour le tuer?

Le divin Sosa-no-o résolut alors de préparer du vin empoisonné et de le lui faire boire. Le serpent s’enivra et s’endormit.

Le divin Sosa-no-o prit alors le glaive en forme de houe coréenne : il lui coupa la tcte; il lui ouvrit le ventre. Quand il lui ouvrit la queue, son glaive fut un peu ébréché. Comme il regardait la queue ouverte, il vit aloi’s un [autre] glaive, nommé le glaive de Kma-nagl. Ce glaive demeura jadis chez le divin Sosa-no-o. Il se trouve actuellement dans la pi’ovince d’Owari.

Le glaive avec lequel le divin Sosa-no-o mit en pièces le serpent, est aujourd’hui au bureau des dieux du pays de Ki-bi. L’endroit où a été mis en jiièces le serpent est la montagne du haut du fieuve de Hi, dans le pays d’Idümo.

ClIAriTKE IX, c.

Commentaire.

9, C. — signifie «demaiuler, requérir (nue femme

qu’on aime pour l’épouser)»*.

Asiki sake, litt. «du mauvais vin», ou d’après les caractères chinois ^ y'g «du vin empoisonné» (du vin fabriqué avec des fruits vénéneux).

^ ^ Kara-sabi. On veut dire par là que le glaive dont se servit le divin Sosa-no-o pour mettre en pièces le terrible serpent anthroiiopliage ressemblait à une houe de Ka7'a (c’est-à-dire de la Chine, ou plutôt de la Corée) ^ Le mot ^ kwa désigne un instrument qui sert à extirper du sol les mauvaises herbes ^ Cet instrument est représenté sur la figure ci-contre.

® Ki-hi-no kuni «la province de Ki-bi». Ce pays comprenait les provinces actuelles de Bi-zen, Bi-tyu et de Bin-go^.

Hi-no kaica. — Voy., au sujet de cette rivière, plus haut, IX, h.

1. Syolci tû-syati, t. V, p. 16; Wa-kun siwori, t. XXXII, p. 6. — Cf. Pin-tsetsien, p. 445 et 1-weii-pi-lan, au mot hing.

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