‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 227 sur 252 · Ko-zi ki den, t. IX, p · texte numérisé non relu

Ko-zi ki den, t. IX, p

YAMATO BÜMI. — L’EXIL.

CIIAI'ITUE IX, P.

J), e. — Un lit dans nn livre :

Le divin Sosa-no-o dit : Dans une île du pays de Kan, il y a do l’or et de l’argent. Si, dans ce pays ipii est gouverné par un de mes enfants, il n’y a pas de liateaux. ec n’est pas bon. Alors, il arracha sa moustache et sa barbe et la répandit dans le pays : elles se transformèrent aussitôt eu cèdres; puis les poils de son soin qui se transformèrent en pins; puis les poils de ses parties cachées qui se transformèrent eu sapins; puis les poils de ses sourcils qui se transformèrent en camphriers. Il détermina ensuite l’usage de ces arbres. Il leur donna ensuite un nom et dit : les cèdres et les camphriers peuvent tous deux être utilisés à construire des bateaux; les pins serviront de matériaux pour construire des palais; les sapins seront employés à faire des cercueils pour immerger les corps des hommes distingués.

Or il sema des graines des innombrables arbres [à fruits] comestibles, et tous ces arbres poussèrent bien.

En ce temps-là, le fils du divin Sosa-no-o se nom-

YAAIATO BUMI. — L’EXIL.

mait le divin I-daki-so et ses sœurs la divine Ohoyadü Mme et la divine Tuma-dü-Mme; en tout trois dieux. Ils semèrent encore des graines d’arbres. Ensuite, ils se transportèrent dans le pays de Ki-i.

Plus tard, le divin 8osa-no-o s’établit au sommet du mont Kuma-nari et finalement il entra dans la Région infernale.

Commentaire.

9, <^ -11 ]hlT Ll Kara-kuni, c’est-à-dire le pays de Kan, en Corée (voy. plus liant).

Uku-takara, litt. «des trésors qui dottent», c’est-à-dire «des bateaux».

^ sügi. J’ai donné une traduction libre de ce mot, parce que je crois inop})ortun de clierclier à établir des synonymies botaniques précises dans des traductions d’ouvrages mythologiques. Sous ce nom, les insulaires de l’extrême Orient désignent aujourd’hui le Cryiitomeria jajionica de Sieb.

On lit dans le Chnli-i ki : «A l’origine des temps, lorsque Pan-kou mourut, la graisse de son corjis se métamorphosa en rivières et en mers, ses jioils et ses cheveux devinrent des plantes et des arbres*.»

kakure.-no ke, litt. «les poils (des endroits) cachés». Signum kao «anum» sinicè signidcat.

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