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YAMATO BUMI. — L’EXIL.
CHAriTKE IX,/.
9, f. — On lit dans nn livre :
Le (lien OJio-kiuti-nusi a épdeinent ])oni’ nom le (liiMi O/io-mono-misi , pnis le nom de divin Kinii-
jmis le nom de dieu ÂHÎ-varano siko-iro, pnis le nom d(^ dieu d(‘ Ya-ll-ltoko, puis le nom de dieu Oltü-ktini-danm, [)iiis le nom de dieu de Lln^si-kinil-dama.
Ses lils turent au nondjre de cent f|uatre-vingt-iin dieux.
Or le divin oluviia-muti et le divin 8ükuua-Jiiko-iia unirent leurs forces et (rim seul camr gouvenièrent le dessous du Ciel (rKmpire); puis ils tixèrejit les remi'des j)Our les maladies des })aysans et des animaux domesti(pies; puis ils d(*terminèreut les moyens pour éviter les dégâts des animaux, des oiseaux et des insectes, et étaldirent des n^gles pour s’en défendre. C’est ainsi que, jusqu’à nos jours, le peuple tout entier a profité de leurs bienfaits.
Jadis, le divin Olio-na-muti, s’adressant au divin Sükuna-hiko-to, lui dit : «Le royaume que nous avons fondé, peut-on dire qu’il est florissant?»
Le divin Sûkuna-hiko-na lui répondit : «En partie, il est florissant; en partie, il n’est pas florissant.»
Or il y a, dans ces paroles, un sens profond.
Plus tard, le divin Sükuna-hiko-na se rendit au
Y AM AT 0 B U Ml. — L’EXIL.
promontoire de Kuma-no, et tinalemeiit gagna le pays de Toko-yo (le pays du Monde perpétuel).
On dit aussi qu’il alla dans l’île à' Av a, où il monta sur une t ige de millet qui le lança dans le Pays perpétuel.
Par la suite, eomiiie il y avait dans la localité des endroits qui n’étaient pas florissants, le dieu Oho-namuti entreprit seul le périple de l’île; puis il se rendit ensuite dans le pays d’/dnwo.
Alors il s’écria: «Ce pays central d’Asi-vara, depuis l’origine, était aride; les rochers, les pierres, les plantes et les arbres, tout y est grossier. Mais j’ai lirisé [les rochers] et abattu [les arbres], et il n’y a rien qui ne se soit nivelé.
Puis il dit ensuite : «Moi seul, je suis capable de gouverner le dessous du Ciel (l’Empire)? Qui })ourrait gouverner avec moi?»
En ce temps-là, une lumière divine brilla sur la mer, et tout à coup il y eut quelqu’un qui vint à lui en flottant et lui dit : «Si je n’existais pas, comment seraistu parvenu à pacifier ce royaume? C’est par le fait de mon existence que tu es arrivé à obtenir la gloire d’avoir accompli cette grande œuvre.»
En ce temps-là, le dieu Oho-na-muti adi-essa cette (piestion : «Qui es-tu?»
Il lui fut répondu : «Je suis ton àme de bonheur et ton àme de mei’veilles.»
(IlIAIMTliE IX, y:
Lo (lien Olio-iiîi-imiti dit : «Soit : si tu os mou diiie do boidieur et mou Ame de merveilles, en ee moment où veux-tu résider?»
11 lui fut répondu : «Je désire m’étalilir dans le pays d(‘ Yanmlo, sur la montagne de Mi-moro.»
Pùi eoiisérjuenee, on construisit dans C(d endioit un palais, oii [cette Ainej alla haljitei. C/est le dieu de 0/io-mi-ira.
L(‘s enfants de ce dieu furent le seigneur de Kamo, le seigneur de Oho-uii-wa, etc.; puis la divine Hiinetakira l-suzn-bim c.
On dit aussi (jue le dieu Ki)((f-s/ro-)insl fut transformé en un crocodile de huit brasses. 11 alla voir la divine de Ml -si ma Miso-kei (quelqu’un l’appelle la divine Tama-kusi) et donna le jour à un enfant qui fut la divine Tatara I-suzn-bime qui fut l’impératrice [femme] de renqiereur Kam Yamalo Ivare-hlko-ïwbo-de-mi-no su met -a-m i ko ta.
Originairement, loi’sque le dieu Obo-na-muti pacifia l’Empire, il alla sur la petite rive de Izaza, dans le pays d’idfimo, pour y prendre de la nourriture.
A ce moment, sur la mer, il entendit tout à couj) une voix liumaine. Ettrayé, il clierclia, mais ne put rien voir.
Un instant après un petit homme fit une barque avec l’enveloppe d’un fruit de Kagami; il prit les
plumes d’iui petit oiseau, pour s’eu faire un habit; puis il se laissa aller au gré de la marée et aborda [sur la côte du Japon].
Le dieu Olio-na-muti prit alors ce petit homme dans sa main, et s’en amusa; puis en le faisant sauter, il lui mangea les joues. Ensuite, considérant la singularité de ce petit être, il envoya faire un rapport au Dieu du Ciel.
En ce temps-là, le dieu Taka Musùbi apprit cet événement et dit : «Les enfants auxquels j’ai donné le jour, sont au nombre de mille cinq cents. Parmi ces enfants, il y en avait un qui était très méchant et qui ne se conformait pas à mes précei)tes; il glissait entre les doigts : ce doit être certainement le petit être en question. Il faut l’élever avec tendresse.» C’était, en effet, le divin Sukuna-liiko-na.
Commentaire.
® 3E Oho-kuni dama. Dans le nom de ce dieu, tama signifie «l’âine»; d’oii le dieu «Ame dn grand Empire». Actuellement, cliaqnc province rend iin culte spécial à un dieu qui est considéré comme «l’ânie dn pays» b
Kava-miira Ilidé-né trouve qu’il n’y a pas lieu de s’étonner du noml)rc considéralde d’enfants qu’ont eu cer-