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INTRODUCTION
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coiiimo une publication intéressante à plus d’un titre. Cette opinion a d'ailleurs été admise [>ar jilusieurs orientalistes euroiiéens, et j\I. 8atow’, tout en mentionnant des passages empruntés au Ko-go shi-i, ouvrage (pli date do l'an 807, et même le nom de l’emjiereur Sa-ga cpii régnait de 810 à 823 de notre (U’e, n'hésite pas à reconnaître (pi'il s'agit d'une œuvre ancienne dont certaines parties sont d’une valeur considérable.
Le -ÿ- ^ Ko-zi hi «^Mémorial des anciens événements» est un livre d’une authenticité incontestable. 11 présente, en outre, ce caractère particulier, d’(*itre parmi les trois livres canonicpies celui qui a le moins subi l'intluence chinoise et le seul qui soit en grande l»artie composé dans l'ancien idiome des insulaires du Nippon. C'est enfin le texte le plus ancien qui nous donne au début la mention d'un Dieu Suprême, associé à une sorte de Triade divine qu’on a assimilée à la irinilé indienne ou à la trinité du christianisme, et, à la suite de cette triade, deux divinités également supérieures qui semblent représenter une idée dualiste indépendante de la même idée qui se rencontre chez les anciens Chinois et qui a été recueillie par les rédacteurs du Ni-hon Syo-M.