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va mina yake-tari.
YAMATO BUMI.
âges divins jusqu’au règne de l’inipératriee Sui-ko, vint à se perdre, fit recueillir les vieilles traditions du pays par un corps de lettrés au courant des choses anciennes et distingués par l’étendue et la variété de leurs connaissances. Or il se trouvait au milieu d’eux une personne de vingt-huit ans nommée Toneri Hiye-da-no Are^, qui descendait de la divine Amé-no Usümé-no mikoto, et dont la mémoire était telle que lorsqu’un récit lui avait été confié une seule fois il n’en sortait plus jamais.
Par la suite l’impératrice Gen-min, quarante-troisième mikado (708 à 715 de n. è.), la fit appeler dans l’intention d’obtenir d’elle des renseignements, à l’effet de reconstituer les vieilles annales du Japon. A la quatrième année de l’ère impériale Wa-dô (711 de n. è.), sous le règne de cette princesse, Aré, de Hiyéda, devait avoir près de soixante ans, car on reporte sa naissance aux années qui suivirent les troubles d’Iruka. On pensait avec raison (ju’après sa mort les antiques traditions pourraient bien être à jamais perdues.
Le mikado chargea, en conséquence, le grand offi-
1- ^ A » œ i»r jjj® Toneri Iliye-da Aré. — On croit, assez généralement que Aré était une femme. C’est d’ailleurs l’opinion do Moto-ori (cité par M. Satow, dans les Trans. of the Jap. As. Soc., t. III, p. 20). Cette Aré avait appris l’iiistoire ancienne du Japon de la bouche même du mikado Ait Ten-bu (G72-G8G de notre ère).
INTRODUCTION
eior de la Cour Yasü-maro, qui était docteur, de noter par écrit ce que Are, deHiyéda, jiourrait lui rapporter. Il eu résulta l’ouvrage coimu sous le titre de Ko-zi ki Dans cet ouvrage, ou s’était borné à prendre note des faits en faisant usage de caractères chinois dont on ne déterminait point la prononciation et la lecture, sauf à reprendre plus tard ce travail en sous-œuvre et à lui donner une forme définitive.
Huit ans plus tard, c’esWi-dire en l’an iv de l’ère impériale Yau-rau (720 de n.è.), sous le règne de l’irnpératriee Gen-syau, cette princesse confia au prince Tonéri Siu-’au la direction générale de l’histoire du l>ays et ordonna à Yasü-maro et à Kiyo-hito de composer le Nl-hon gi, suivant le style des annales de la Chine.
C’est ainsi que le Ko-zi ki fut en quelque sorte l’ébauche d’un livre qui prit sa forme définitive en devenant le Ni-hon gi.
Le Ko-zi ki, n’ayant pas été conservé eoimne faisant partie intégrante de l’histoire officielle de la Cour, 011 prétend qu’on a employé pour le désigner le caractère |E ki «Mémorial», tandis qu’on a employé pour le Ni-hon gi le caractère ki «Annales».
Je n’ai pu trouver qu’un bien petit nombre de renseignements sur les manuscrits anciens que l’on pos-
Y AM AT 0 BUMI.
sède du Ni-hon gi et particulièrement sur ceux qui ont pu servir à la publication de l’édition prineeps de ce beau monument de l’antiquité japonaise. D’après le Gun-stjo iti-ran, cet ouvrage fut conservé durant le moyen-âge à la Bibliothèque des mikadosb II en existait également des copies qui étaient gardées avec soin dans les grandes maisons seigneuriales. Parmi ces manuscrits, il y en avait qui portaient les dates des ères An-tei (1227-28), Syaii-îvau (1288-92), Yei-zin (1293-98), Ka-ge?î (1303-1305), Yen-ge?i (1336-39), Kau-yei (1342-44), Waii-yei (1394- 1427), Bim-mei (1469-86), Yei-syau (1504-1520), Tai-yei (1521-27), Kau-rohû (1528-31), Ten-bmi (1532-54), etc. J’ignore si ces manuscrits, sur lesquels on doit avoir au Japon des indices i)articuliers, ont été préservés de la destruction; mais il semble que le moment est venu d’en faire la reeherclie^, afin de s’assurer du concours qu’ils peuvent