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2. Je dois mentionner au moins deux manuscrits qui me sont parvenus durant le cours de l’impression de ce premier volume et qui m’ont déjà rendu de véritables services. — Le premier est intitule: 0 Gea-tîm Ni-hon Si/o-ki kau-dan
hik-ki, c’est-à-dire «compte-rendu écrit d’explications verbales sur le Livre canonique du Japon, rédigé pendant les années Gen-lmn^ (1736-40). Il SC compose de quatre volumes in-8°. Le titre qui mentionne le nom de l’auteur a été refait à une date récente; mais ce nom d’auteur, Amalarasi-hiko, descendant d’Ura-bé, sur lequel d'ailleurs j’ai vainement demandé des renseignements à mes amis de Tô-kyau, se trouve repro-
INTRODUCTION
otïrir pour une étude de plus eu plus a[)profoiidie des textes oriji:iiiaux du Sintauïsme.
Le Ni-hon gi fut, à ce (pril paraît, imprimé pour la première fois eu types mobiles raimée inaugurale de Kei-hjau (1509)’; mais les exemplaires de cette édition jiriuceps sont tellement rares au eJapou qu’il Il eu existe ])as meme un seul dans la Bibliothèque Impériale de Tô-kyau, et l’on lieu coimaît qu’une copie manuscrite appartenant à un célèbre biblio- [iliile de cette ville, M. Hana-dal Cette édition prin-
duit à la fin de l’ouvrage. La copie est de la main d’un élève de ce personnage. Ce précieux document, dans lequel on trouve des explications exégétiqucs et philologiques de beaucoup supérieures à toutes celles dont j’ai pu prendi’c connaissance, est malheureusement incomplet; lorsque je l’ai reçu, il était en outre criblé de piqûres et, dans certaines parties, presque en poussière : j’en ai fait moi -meme la réparation. Je dois sa possession à l’amabilité de M. A’ictor Maisonneuve. Si je parviens à obtenir à son sujet quelques renseignements que je sollicite de tous côtés au Japon, je lui consacrerai une notice particulière.
Le second manuscrit, intitulé Kau-gan-seô est un com-
mentaire critique du Ni-hon S;/o-ki et tout particulièrement des poésies qui y sont citées. Il n’a jamais été livré à l’impression par respect pour l’empereur Ten-bu, quarante-et-unième mikado, sous l’inspiration duquel le Syo-ki a été composé. Le Kau-gan-seô est une œuvre du célèbre moine bouddhiste entreprise par ordre de Toku-gawa Mitü-kuni, prince
de Mito. L’ouvrage forme deux forts volumes in-4°.
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Kei-tyau nen-dyu-ni kwap-pan-no hon hazimele, yo-ni okonavare-taru ga kanpon va Kiyo-vara kuni kata-kyau-no batû ari. — C’est à cette même époque Kei-tyau (1599) que les types mobiles furent employés pour la première fois au Japon (Ni-hon Syo-ki tû-syau, t. I, Eetü-gen, p. l).
2. Voy. M. Hall-Chamberlain, dans les Mémoires de la Société Sinico- Japonaise de Paris, t. III, p. 283.
YAMATO BÜMI.
ceps a été publiée d’après un texte ponctué par le prince Nisi-san-deô Sane-taka\ On y trouve un épilogue du prince Kiyo-vara Kuni-kata^. Ce prince prétend que le Sijo-ki fut imprimé de nouveau la treizième année de l’ère impériale Kei-tyau (1608), mais l’existence de cette édition n’est pas avérée.
Les éditions qui circulent aujourd’hui ont été imprimées dm’ant la période Kwan-bun (1661-72) : la plupart fourmillent de fautes, tant dans les caractères que dans la ponctuation. Il est indispensable de les corriger d’après les bons textes^
Il me reste maintenant à dire quelques mots des éditions du Ni-hon gi qui sont parvenues jusqu’à moi pendant le cours de l’impression du présent ouvrage, ’ ainsi que de quelques travaux d’exégèse et de philologie qui ont été publiés par des savants japonais pour l’élucidation du texte de leurs vieilles annales.
La seule édition du Ni-hon Syo-ki^ que j’aie eu
Nisi-san-ded Sane-taka.
2. Kiyo-vara Kuni-kata , descendant de Funa-hasi Kwan-sui-ken. — On trouvera plus loin la traduction de cet épilogue.
3. Voy., pour plus de détails, le Gun-syo iti-ran, t. I, pp. 2-3, auquel j’ai emprunté la plupart des renseignements qui précèdent. (Voy. aussi le Ni-Jum Syo-ki tû-syau, dans lequel on trouve quelques détails curieux sur la publication primitive du Syo-ki, mais où l’on rencontre aussi des données inexactes sur l’origine de l’imprimerie dans l’Extrême Orient (Préliminaires, p. 1 et pass.).
0 ^ ^ Ni-hon Syo-ki.
INTRODUCTION
entre les mains jusque dans ces derniers temps et (*elle (pli m’a servi à jiréparer ma tradnetion n’a jioint de titre spécial. Dans rexenqilaire (pie je m’étais })rociiré, il manquait une sorte d’ajipendice que j’ai retrouvé depuis à la tin d’nn autre exemplaire. Cet ajipendice renferme d’abord un avis de l’éditeur, dont voici la traduction :
«La copie du Yamato-humi a été faite pour la jiremière fois la seconde année de la jiériode inqiériale Antei (1228 de ii. è.), par Kane-yori^ qui a colligé dans ce but tous les textes qui existaient à cette époque. Durant la période imiiériale Syaii-au (1288-92), le Zin-gi-goii-daï-fuku appelé Umhe Kane-kata^ eu fit une copie qu’il déposa dans un souterrain fseki-zitü «maison de pierre»). Plus tard, dans la période Yeinin (1293-98), Ura-be Naka-süye\ seigneur de Yama-siro, puis, la seconde année de la période Kagen (1304), le bonze Sya-mi Een-kei\ puis, la première année de la période Kan-yei (1342), le Zingi-gon-daï-fuku appelé Kane-kazû^ l’ont successivement recopiée.Vers la période (1504-1520),