‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 68 sur 252 · Histoire de Taïuura, dans la province d’Aua · texte numérisé non relu

Histoire de Taïuura, dans la province d’Aua

5. Livre du Go-rau-ka de la pro^■ince de Tikü-zen, au nord de l'île des Kiu-siu.

6. Livre du Go-rau-ka de la province de Bu-zm, au nord de l’île des Kiu-siu.

7. C’est-à-dire «Histoire de Kiri-sima, dans la province de Satnma».

8. Je n’ai trouvé aucun renseignement bibliographiipic sur cet ouvrage, dont le titre paraît signifier ; «Le livre du batelier du Mont Blanc, dans la province de Yeligos).

YAMATO BUMI. — GENÈSE.

aiicieimes de la mythologie et de l’iiistoire du Japon, et surtout parcequ’elle est de nature à provoquer des recherches qui seront certainement fructueuses pour l’intelligence de rethnogénie du Nippon et pour celle de la doctrine sintauïste. Mais on aurait tort, je crois, d’y voir l’ensemble des livres qui existaient à l’époque de la composition du Ni-hon Syo-ki, ni même l’énumération complète des ouvrages auxquels l’auteur fait allusion lorsqu’il se sert de la formule aru fumi-ni ivaku. Malgré l’état rudimentaire de nos études relatives au Japon antique, nous connaissons des sources originales auxquelles Yasu-maro a très probablement puisé, et qui ne figurent cependant pas dans l’énumération qu’on vient de lire. Sans entrer, à cet égard, dans des détails qui nous éloigneraient trop longtemps de notre sujet, on peut ajouter au moins à la liste en question deux recueils d’une importance exceptionnelle qui méritent d’être mentionnés : le Ku-zi ki, dont nous ne possédons plus le texte d’une façon authentique, mais dont les Japonais n’ignoraient très vraisemblablement pas la rédaction originale au VHP siècle de notre ère, et le Man-yô siû^ anthologie composée à l’aide d’une foule d’ouvrages fort anciens et d’une importance incontestable pour l’étude des origines de la civilisation au Ni])pon.

D’après la première citation du Ni-hon Syo-ki, dont nous nous occupons en ce moment, le Dieu ])riniordial du pauthéon sintauïste, est encore le génie Kimi-toko-tati, mais on nous le ])résente également sous le nom de Kani-sokotali (voy. ce que nous avons dit à ce sujet, ])lus haut, ]). 51). Cette tradition est également en désaccord avec celle du

cHAriTKi': 1, h.

Kü-zi ki et avec les dociimeiits dont on s’est servi pour reconstituer le Kii-zi ki.

Toyo-kiuü nusi-no mikuto, désigné comme second dieu, est aussi appelé ^ ^ Toyo-kiin-nuno mikoto, ou

Tvyo-ka-fmi-no-iio niikoto, ou ^ ^ ^ ^ ^ ^ Ukl-fu-no-toyo-kd i-no mikotu., on enfin ^ ^ ^ij Toyo-kd i-ivake-no mikoto (voy. Sen-dai Ka-zi honh\ I, p. 2).

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1,5. — Oü lit dans un livre :

Dans l’antiquité, lors du premier âge du pa}^s et du sol, c’était comme, par exemple, de la graisse flottant et surnageant (à la surface des flots). A ce moment, au milieu du monde, une chose se produisit qui, par sa forme, ressemblait à un roseau qui vient de pousser. Cette chose se transforma et donna naissance à un génie appelé le divin Umasi Asi-gdi-hiko-cU-no mikoto; j)ms\e dÎYm Kuni-toko-taU-no mikoto; puis le divin Kuni-no sa-duti-no mikoto.

YAMATO BUJII. — GENESE.

Commentaire.

1,6. — ^ kuni isi, tiiti isi. Les deux mots

kiini^ vulg. «royaume», et viilg'. «terre», sont à peu de eliose près des synonymes qui ne désignent qu’une seule et meme eliose, c’est-à-dire «le monde». Il y a cependant une nuance dont il faut tenir compte : kuni signitie surtout «la patrie», en particulier «le Japon», et tuti «le sol», c’està-dire «tous les pays du globe». — Quant à l’expression isi, jointe comme qualificatif aux mots kuni, tuti, nous l’avons déjà rencontrée dans le passage du/fb-z/ ki que nous avons reproduit (p. 23) : g kuni icakaku. La lecture isi du signe avec la signification de «jeune», est mentionnée dans le Wa-kun sivori, comme étant usitée dans le Sin-dai ki; mais elle manque dans tous les dictionnaires (pii me sont connus.

D’apres cette citation, le jiremier dieu du panthéon japonais aurait été Umasi Asi-(ja i-hi-di, et Kuni-toko-tati, (pli vient en tctc dans le Ni-hon Syo-ki, n’aurait été que le second. — Suivant la rédaction actuelle du Ku-zi ki, le dieu Umasi Asi-ga i-hi-di devrait être placé immédiatement après Naka-nusi, le grand dieu iirimordial du Ko-zi ki; mais il ne faut pas oublier (pie \c,Ku-zi-ki identifie ce grand dieu avec A'ME-no-toko-tati-no mikoto qu’il place dans une génération antérieure à celle deKuNi-îm toko-tati-no niikoto.

11 faut également faire remarquer (pic le dieu jirimordial du Ni-hun Sgo-ki, le divin Kuni-no toko-fati, tire son origine d’une cs[)ècc de roseau ap})eléc asi-ga' i; de sorte que, dans

CIIAIMTRE I, c.

la citation 1, h, qui ])laccà rori<i,’ine (lu iu(uule le (livin r/mff.s7 Asi-(u'i hiko-di «le Dieu du Koscau bienfaisant'», on ne doit voir jn’obableinent rien autre ebose que la ])ersonnitication du Roseau ert'ateur asi-gd i.

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1, r. — On lit dans nn livro :

A r(‘po(]iie où le Ciel et la Terre sortirent dn chaos, pai'iit pour la premi('*re fois nn génie ajq)elé Umasi Asi-gai hiko-di-no )nikolo; puis, ensuite, le divin I\Nn?-soko Inti-no miko/o.

Commentaire.

Lh]T marokare-naru est

une expression qui manque dans les dictionnaires. Suivant le Wa-kun sivori, le mot marokare est l’équivalent du cliinois /Ib 1^ * le chaos » . 11 semble ici que l’auteur a voulu désigner la période finale du chaos, durant laquelle les éléments furent séparés.

Le mot 1FDI kami «dieu» est rendu par le mot double chinois qui veut dire ordinairement «un prophète».

Cette transcription du Japonais n’est pas irréprochable, et

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