‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 83 sur 252 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

iia^^i (lit à sa sœur : «Il ne convient pasciue la femme prenne la première la parole».

Néanmoins, dans le g-ynécée*, ils commencèrent leur œuvre, et eurent pour enfant la Sangsue*. Ils mirent cet enfant dans un bateau de jonc, etrabandonnèrent au courant\ Ensuite ils donnèrent le jour à l’île de Ava^^ bniuelle n’est pas comprise non plus® dans le nombre de leurs augustes enfants.

Si l’on compare la version du Ko zi kl dont on vient de lire la traduction avec celle du Ni-hon Syo-kl^ et également avec les variantes du meme livre (pi’on trouvera plus loin, on se formera une idée exacte des altérations ([u’avaient déjà subi les traditions tliéogoniques du sintauïsme à l’époque deYasu-maro.

Dans les deux textes, le divin Iza-nagi se plaint du manque de convenance de sa sœur qui se permet de l’apostropber la première ; mais, dans le Ko zi ki^ il se borne à lui faire une observation, après quoi il s’unit de suite avec elle. Dans le Syo-ki^ au contraire, il oblige Iza-nami à faire de nouveau le tour de la colonne céleste, afin de se rencontrer une autre fois et de pouvoir réparer cette impolitesse.

De cette différence, il résulte que, d’après le premier de ces

1. 1T DI [1 kumi-do, litt. «le lieu renfermé». «On désigne ainsi le lieu secret où l’homme dort avec la femme» (Moto-ori, Ko zi ki den, iv, 33).

2. 81 ]T 1i luTu-go répond au chinois « un enfant de sangsue »

ou «qui ressemble à la sangsue».

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