Ko si den, n
2. Le génie mâle demande aii génie femelle comment est la forme suivant laquelle son corps est organisé, me- garni -va oho mi mi-no nari-totono' itaru ari-samau'o, ika-naru zo to, o gamî-no to'i-tama'u nari (Hirata Atutané, Ko zi den, n, 54).
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
HAZlME-'^2o tokoro-ni avasen-to omô.» locum originis
femineæ, locum originis masculinæ mei
corporis originalem locum, tui corporis origiuali loco nuire cupio. — Necesse est dicere quænam vis vocabulis hadimetokoro «locus originalis», in textu japonico nou satis apertis, subjecta sit. Hadime, vulgo «initiiim», liic vero «rerum genitalem originem » , id est cum « principium vel sexum masculinum» tum «principium vel sexum femiueum», significat. Liber Ko zi ki, in locum bujus verbi, a Sinis evidenter adsciti, organorum genitalium pliysicam descriptionem subdidit. Vocat etiam orgauum masculinum nari-amareru-tokoro «locum exuberantem», et orgauum femiueum tokoro «locum qui uoii completus est», vel «locum ubi vacuum iiivenitur» )6. ^ < ^ â kakete
taravanu g otokunaru tokoro. Moto-ori, Ko zi ki den IV, 21).
A va-di. — Le Ko zi ki mentionne cette île sous Ava-di-no lio-nosa-imke-no sima. SuivantMoto-ori, il s’agit de la province de Avadi, située dans le Nankaïdau, au milieu de la mer intérieure. Resserrée de la sorte entre les côtes des provinces de Sanuki, de Yamato, de Sétu et de Harima, son nom signifierait «la voie» ou «la région écumeuse». Quant à l’autre nom de77o-wo sa-wake, il serait inexplicable jusqu’à présent, bien qu’on ait été porté à y voir l’idée de «l’habitat primitif du riz»'. D’après le sens des signes chinois, le nom de l’île de Ava-di signifierait «la route limpide»; au contraire, les mots japonais o|- oh [ I sont susceptibles de deux significations ditfércntes suivant
1. Wakc «jeune» (Cl’. Kuni-iimkaku, j)liis liant, cli. I, h, commentaire). Sa «vrai»(?). — Ho «épis cie riz».
CHATITUE IV.
qu’on les lit Ava-di ou A-va-dl. Dans le pieinier cas, leur sens pourrait être, eoiuiuc nous l’avons dit tout à l’heure, «la voie éeuiueuse» bien (pie je préférerais rexjdiipier par «la réfçiou du millet» ( nva)] daiisleseeoud eas, il faudrait traduire par «le eheiuiii de ma honte», ee qui se rapjiorterait à riusueeès des premières créations d’Iza-iiami. (’ette dernière iuterju’étatiou est des plus douteuses,
^ ye «le cordon omhilical». — Ce mot est étçalemeut l’objet de controverses dans le jiassajçc ([ui nous occupe. Je pense qu’eu ra])pli(|uaut à l’île (^'Ava-di, l’auteur du<S)/o-/i7 a voulu dire qu’elle était la création primitive et centrale de l’arehipel jajiouais.
0 ^ ^ Oho Ynmato Toyo Aki-tïï sima. —
Il paraît évident qu’il s’agit ici du Nippon. Les exégètes japonais ont cependant éprouvé quelque hésitation à voir meutiouuée tout entière, à cette époque, l’île principale de l’archipel japonais, dont une partie importante était encore peu eonuue à l’époque de la fondation de la mouarehie des mikados, au vir siècle avant notre ère, et ils se sont demandé s’il ne s’agissait pas seulement de la région où fut établie plus tard la province de Ynmato. Cette province, domaine primitif de Zin-mu, donna par ce fait son nom à tout l’empire’; de sorte que, par Yamato, on entend tantôt le Japon entier, tantôt une de ses parties seulement. Ce nom de Yamato est mentionné, sous une forme un peu défigurée. ou ^ ,|| dans plusieurs anciens
1. Suivant la gi’ande Encyclopédie japonaise, le nom de Yamato remonterait seulement au règne de l’empereur Zin-mu (vu® siècle avant notre ère). ( Wa-Kan San-.iai dü-yt;, Lxrv, 2.)
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
ouvrages de la Chine'. On n’est pas d’accord sur sa signification précise. Transcrit par les signes chinois UJ'’ «vestiges des montagnes», on le considère comme une ancienne dénomination ^ |^) du Japon ^ Rendu par signifie «la porte» ou «l’entrée des montagnes»; par endroit» ou «la région des montagnes». Un
étymologiste japonais y voit l’équivalent de pjf t-
«l’endroit de la sauterelle», ou «l’endroit des
chevaux sauvages»®. La première de ces deux interprétations, l’une et l’autre fort douteuses, se rattache à une légende de l’histoire de Zin-mu dont il sera parlé tout à l’heure; la seconde repose sur la valeur idéographique des signes employés très probablement à seule fin de noter des sons, dans les anciens ouvrages chinois dont je viens de parler.
Quant à Toyo Aki-tü sima ou Toyo Aki-tü su, c’est un nom donné auNippon, suivant une vieille légende, par l’empereur Zin-mu, au vii® siècle avant notre ère. Cette légende semble se trouver en contradiction avec le Syo-ki, d’après lequel ce nom serait plus ancien. Il n’est cependant pas inadmissible que l’éditeur, dans la Genèse du Yamato-humi, ait employé des dénominations géographiques dont il n’ait i>as l’intention de faire remonter l’origine à la date des événements mythologiques qu’il rapporte. On raconte que le
1. Dans les ITeou-IIan chou ou Annales des Ilan-postérieurs, de Fan-yeh (25 à 220 de notre ère), dans le San-koueh tcM ou Histoire des 'l’rois Royaumes, de Tchin-cheou (220 à 280), dans le Wen-hien lmm<j-kao ou Examen général des sages par leurs écrits, de Ma 'J'ouan-lin; etc. (CC. Sÿo-ypn zî-kau, édit, lith., 114, 7).