CHAPITRE IV
})remier mikado, Zln-viu ten-icau^ étant un jour monté sur une liante colline, trouva que la forme du Japon ressemblait à celle de l’insecte ajipelé aki-tü musi (aujourd’liui kageran) «espèce de sauterelle», et qu’il lui donna, en conséquence, le nom de Aki-tn su «nid» ou «île de la sauterelle»*.
Quant au mot Qliü toyo, qui précède cette dénomination du Japon, il manque dans les dictionnaires japonais-européens. Transcrit par le caractère idéog-rapliique ip- foung, dont le sens primitif est «un vase plein»-, il est donné jiar un lexique de la langue Yamato, comme signifiant «grand», d’après l’autorité du Gyokü-hen^. ]\Iais, en dehors de cette signification, il répond encore à l’idée de «prospère, rielie, abondant»^. De sorte qu’il paraît établi que to7jo, ou plus exactement to-yo signifie «le monde opulent» 'g Ce mot se rencontre d’ailleurs dans un certain nombre de noms japonais anciens, notamment dans l’antiq^ue anthologie il/arayeô siû^ et dans des dénominations géographiques \ Il peut être considéré comme une locution honorifique, de sorte
1. Wau-tyau si-ryakii, i, p. 3; Nippon wau-dai üt-ran, i, p. 2; Kolcû-si ranyen, I, p. 7; Ko-yon tei, p. 57; Wa-kun sivori, ii, p. 9. — Voj\, sur cette question qu’il ne m’est pas possible d’examiner ici dans tous ses détails sans donner à ce commentaire une étendue démesurée, Ku zi ki, vu, p. 8, où l’on trouve des renseignements curieux sur les noms du Japon remontant à l'âge m5dhique de Iza-nagi; Wa-Kan San-sai dü-ye, lxiv, p. 2; Uye-tü fumi seô-yeki, i, p. 6; Ko zi ki den, v, p. 20; Ko si dm, m, p. 16.