‹ Histoire des édifices où ont siégé les assemblées parlementires de la révolution française et de la première républiqueChapitre 3 sur 59 · U.HI · texte numérisé non relu

U.HI

De même cependant que Yovvertvre des Etats ne s'était faite que plusieurs jours après leur réunion effective, la clôture réelle n'eut lieu (si même l'on peut donner une date fixe) que plusieurs semaines après la séance du a 3 février tfii5.

«Depuis la clôture des Etats, lit-on dans le Mercure françois, le roi permit à tous les trois ordres de s'assembler, pourvu que ce ne fut pas aux Augustin» ni en autre lieu public, mais seulement ès maisons des présidents de cbaque ordre, à la charge de n'y faire nouvelles propositions ni résolutions sur les affaires qui dépendaient des Étals. »

M Acte royal pour lu dissolution des Etats porte la date du 1 6 mars i 0 1 o Les États ne se considèrent cependant pas encore comme dissous; on lit, en effet, au Mercure françois : « Le a/i1' de mars, le roi ayant fait savoir aux chefs des gouvernements!'1' des trois ordres qu'il désirait qu'ils se rendissent au Louvre; y ayant satisfait et eux introduits dans la grande galerie, Leurs Majestés s'y seraient aussi rendues * . . . , etc.

Le rédacteur rapporte le discours du chancelier donnant au roi la réponse aux demandes formulées dans les cahiers, suppression de la vénalité des charges, rétablissement de la Chambre pour la recherche des linanciers, etc. : « Par cette réponse, conclut le rédacteur, les États furent comme congédiés»^.

Les graves différences que l'on remarque entre la réalité des faits et les textes qui paraissent incontestables, constituent l'une des plus grandes difficultés de l'histoire, pour les temps qui nous occupent, difficultés comparables à celles qui se présentent pour reconnaître, parmi les actes de l'autorité royale soumis à l'enregistrement des parlements (édits, déclarations, etc.), ceux qui furent exécutoires et exécutés et ceux demeurés lettres mortes. Nos habitudes actuelles de précision ne permettent

[': Cette pièce est relatée sans cote dani le Catalogue de Mtoin de France, t VI, p. 36. Elle mniBimrc ainsi : * De par le roi . noire aîné et féal . ayant toujours eu en singulière considération li* Iwn et soulagement de nos sujets s, etc.

m L'appel avait été fait par gouvcmeiuents généraux de province, dont le nombre était alors rie doute; ee groupement fut ensuite suivi pour la répartition de* membres dan» chacune des chambres. t*f. (Jrdre dee batlltagee obterre en la eottvoratioH île*

fliatt généraux de et royaume ru Fan 161 4. Pari». 1610. ici S*. Bib). nul. , Le' )36. A la suite , on voit . avec imagination diflérenle.la Dttitùm de* bailliagi* rl ténécbamuukten douze gourmtemenlt , tria» tordtr garde pour opiner en la chambre du fiers èfaL t,es dnme gouvernements sont : Paris et Ile-de-France. Bourgogne , Normandie , Guyenne , Bretagne, Champagne. Languedoc, Picardie. Daiiphiné, Provence Lyon, Orléans.

Mercure frnm-oit , t. III. p. bat.

xtv.n IMTHODI X.TÏOX.

pas de se rendre bien compte d'un état de choses si singulier, qu'il en parait souvent invraisemblable , et c'est eu quoi il importe de multiplier les preuves.

M. Cb.-V. Langlois. dans le savant travail que nous avons utilisé à propos des États de 1 3 ou à 1616, fait celte juste remarque : « Les rois n'ont jamais convoqué les Ktats généraux que pour l'une ou l'autre de ces deux raisons : ou bien, pressés par la uécessité, pour leur demander de l'argent eu échange d'ordonnances de réformes, ou bien, sûrs de leur docilité, pour leur faire partager des responsabilités qu'ils étaient bien aises de partager*. La hâte qui présida à la séparation des États de 1 G 1 !x part du même principe que celle que l'on remarque aux États de novembre 1^56, convoqués aussitôt après Poitiers; les trois ordres voulaient exiger du Dauphin l'épuration de son conseil; le Dauphin réunit au Louvre les députés, et «il eut soin de leur parler de la satisfaction qu'ils auraient à retourner dans leurs provinces, d'où il ne manquerait pas de les rappeler dès qu'il aurait quelque nouvelle grave à leur apprendre Tl.

Les résultats des États de 1 6 1 h sont appréciés par le pouvoir royal dans les termes suivants, dans les lettres patentes du h octobre i(i «7 convoquant l'Assemblée de notables qui se réunit à Rouen :

Nous nous somm-s remémoré de celte grande et célèbre assemblé des (rois Klals do nolrr royaume, laquelle, durant notre minorité, avait été convoquée pour le même effet (remédier aux maux de» peuples), qui toutefois en avait été empêchée à l'occasion des troubles survenus en notre royaume, de sorte que tant de conférences, consultations < l délibérations faites avec beaucoup de labeurs, de frais et de dépenses, n'avait produit autre fruit sinon que les remontrances, plaintes et doléances de nos peuples avaient été toutes compilées en leurs cahiers et à nous présentées, au* réponses desquelles nous travaillions soigneusement et sérieusement avec notre conseil, lorsque notre voyage de Guvcnne et les mouvements qui survinrent interrompirent notre dessein, tellement qu'il reste le principal qui est de pourvoir à tant de main et désordres, etc.*1.

Le pouvoir royal rejette ainsi sur l'impuissance d'États qui n'avaient, en réalité, que voix consultative, les causes de la continuation des désordres et des maux; il empêche lui-même ces Etals de produire aucun fruit, et lorsqu'il redoute les harangues d'un François Miron.il a recours au\ obéissants notables.

' Cf. Ucrcurt Jrnncois , an né.' 1617. p. *3i .

INTRODUCTION

DES ÉDIFICES DESTINÉ"* A LA BTATS DK 1 6 1 <î|-1 (1 1 5. LE HOI AUTORISE LES TROIS ORDRES

\ TENIR LKI RS SKASCE.S Al\ GRANOS-AUfitSTINS. HISTOIRE SOMVAIRK DE CF. MONASTERE

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