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créés, car on les voit el au haut du clocher de la chapelle, dans la charpente et dans celle de la galerie, du la salle, du corps de logis et même sur quelques pierres et sur des colonnes. Mais il n'y a point d'endroit où le collier de celui du chardon soit plus en vue qu'au balustre du grand balcon de ce corps de logis qui regarde sur la rivière: ce balustre, qui est de pierre de taille, est composé de Heurs de lys et de lettres rapilalcs antiques épargnées dans la pierre, qui forment ensemble le mol Etpérance, et toutes ces lettres et fleurs de lys sont enchâssées dans des bâtons recroises ou losanges à double orle, ouvertes et alternativement entières cl à demi . . .
Louis II, comme prince dévot et libéral, prit un soin tout particulier du bàlimenl du la chapelle. . ..et, de fait, sa voûte rehaussée d'or, lus enrichissements dont elle est rouverte, les croisées qui l'environnent coupées si délicatement, les vitres chargées de couleurs si vives dont elle est éclairée, enfin les fleurs de lys de pierre qui terminent chacune de ces croisées . . . témoignent asseï qu'il ne plaignait pas la dé]H>nse. Il s éleva , ainsi que dans tous les outres endroits de son hôtel, les armes de Bourbon avec le collier du chardon et la ceinture de l'écu d'or. . . C'est dans cet oratoire que le roi se retire ordinairement pour entendre la messe; présentement il n'est plus fermé de cette clôture ni orné «lu ces écussons, ayant été ruiné depuis quelques années à cause de leur caducité; si quelqu'un a toutefois la curiosité d'en voir les débris, ils sont encore dans la sacristie11 .
Voici ruminent le P. Anselme, dans la Maixoii île France, a résumé la biographie de "Charles 111, duc de Bourbonnais-, etc., né le 17 lévrier 1 fi 89, avant Pâques, el qui recul de François l,-r la chaire de connétable le t a janvier 1 ô 1 h. * Après la conquête de Milan, écrit notre auteur, il y fut laissé gouverneur, mais on le rappela quelque temps après, et à son retour ses états, gages et pensions furent rayés, ce qui commença à lui donner du mécontentement. . , Il ne laissa pas d'assister a l'entrevue des rois de France et d'Angleterre, qui se fit entre les villes d'Ardres et de Guines, en îûao. Le décès de sa femme étant arrivé, Louise de Savoie, mère du roi, lui disputa la succession de la maison de Bourbon, aux droits de feue Marguerite de Bourbon, sa mère, tante paternelle de la feue duchesse. En cette qualité, elle demanda en justice; les biens qui n'étaient procédés d'apanage, et le roi voulut rentrer dans les seigueuries tenues en apanage et venues de la succession des derniers «lues de Bourbon. Le coanèltiblc en fut (M/Mmé/M par vu arrêt du moi* d'aoùl *5aa. Oubliant ce qu'il devait à son monarque et à sa patrie, il se retira secrètement en 1 3 a 3 vers Charles Y, qui lui faisait espérer de lui donner en mariage Éléonor d'Autriche, sa sœur. . . Il combattit, à la
S.UVâL, op. fi/., I. II. |). 3<l8-*IO.
IVNIOIH CTIOV
journée de l'avicen i 5'.>ft , et il fui conclu, dans le traité de Madrid, en i ôaG1' , qu'il serait rétabli en tous se* biens, dont il jouirait sa vie durant, sans être obligé de revenir en France, et que tous les procès intentés sciaient sursis tant qu'il vivrait. . . Tué d'un coup de mousquet, qu'il reçut au travers de la cuisse, le 6 mai 1 527, il fut enterré au château de < ja velle [Gaëte] , au royaume de Naples , et son cœur mis en l'église de Saint- Étiennede Besançon. . . Il avait fait son testament, au château de Chanlelles, le 1" juillet iôvîI . . . Le même jour que ce testament fut fait, la duchesse Anne, sa belle-mère, lui lit don entre vifs des comtés de la Marche cl de Gien ... et de Y hôtel de Bourbon, situé à Paris. . . Après la mort du connétable, le mi transigea avec Louise de Savoie, sa mère, le ?.ô août 1 5 a 7 , et il fut convenu que le duché d'Auvergne demeurerait dès lors au roi, comme apanage de la Maison de France, et la princesse consentit qu'après son décès les autres biens de Bourbon qui lui étaient échus appartinssent à la Maison de France ' », etc.
<-Les sires de Bourbon, écrit M. A. Berty J', ne possédaient rien dans le voisinage du Louvre, lorsque, le jeudi avant la Saint-Laurent, l'an i3o3, Louis, lils aîné du comte de Clermont, acheta, pour i,!\oo livres parisis, une maison qui avait été à Oudart de Ncufville et que l'acte de vente énonce : c? séant à Paris, au fossé Sainl-Gcrniain-rAuxcrrois ... en la ceusive du chapitre de l'église de Saint-Germain dessus ditr, etc.
M. Berty donne ici rénumération des maisons achetées par rrMonsei-
l.e traité de Madrid, qui et daté du i h janvier i.ia5 (0. ht.), portait (art. que «ledit «eijjncur de Bourbon sera réintép-é en la vrai© et itwlJfl possession iIp ses duchés , rotnlf's . . . grâce* cl prééminences. . . comme ledil «rigueur de Bourbon en «ait joui avant son parlement île France; . . . aus*i le seigneur roi ou madame la ivgcnle sa mère feront tenir en suspens tons procès . cause» et instantes déjà commences. . . , et ce dorant la vie dudit seigneur de Bourbon «ans qu'il puisse être molesté, poursuivi, ni querellé... Et davantage que durant la vir dudit seigneur de Bourbon, il ne puisse, nous quelque couleur que ce w»t, <Hrr rontraint de rendre quelconques devoirs pour sa personne . ni aller demeurer ni servirait royaume do
France.* (Cf. Immwrt, t. XII, p. »Gu.) Voir au**i
iirutiiwi du procès dirigé contre te cwtfiHitbtt Chorle* de Ifourtron pfndaul Pabtenet du roi , dalles de Tours le 4 juin i5»4 (Isa*ixrt). L'an-'1! de déposseasion tlaoul i5aa, eilé par le P. Anselme, ne nous est pas connu. Il y a lieu, croyons-nous, de faire des réserve* sur cet nrrét ,i celte date.
' Ansei.sk. Maïton de France, I. I, p. 3lfi.
p Voir» les source» indiquées (I. I, p. 33) par M. A. Berty: r Archives du Bourbonnais; Archives île l'Empire. P, iiOS et P, iiGq, cote* 11 in, k 117a et 1793 à iS'iân; indication défectueusr dont nous ne pouvons entreprendre ici ni la critique ni IVipliroliou.
INTHODICTION.