‹ Histoire des embaumements, et de la préparation des pièces d'anatomie normale, d'anatomie pathologique et d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 19 sur 21 · DÉCOUVERTES · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTES

La chimie inorganique a fait de grands pro« grès depuis le commencement de ce siècle , et les faits qui la constituent ont été assez exactement étudiés et connus pour qu'elle ait pu s'élever au rang des sciences exactes. De nombreuses applications ont été faites avec un immense avantage aux arts et à l'indiistrie; mais les vives lumières qu'elle a jetées dans un si grand nombre de directions n'ont que fai^ blement éclairé l'art des embaumements, et nous dirons , avec M. Pelletan , qu'on ne saurait trop s'étonner de voir qu'on a continué de suivre jusqu'à nos jours des procédés qui ne sont calqués sur la description d'Hérodote que pour les points évidemment défectueux, et cela

( >6> ) sans aucune espèce de discernement ni d'ana^ lyse, d'une façon .toute routinière. On n'a pas eu égard à la différence énorme que la dissemblance des conditions extérieures devait établir entre no.s pratiques et celles des Égyptiens. C'est pourtant un art, ainsi compris, que revendiquaient trois professions savantes. Ce fut, en effet, un grave sujet de discussion que de savoir ^qui, du médecin, du chirui^en ou de l'apotichaire , devait présider et avoir les honneurs dans cette opération. Un esprit conciliant intervint une fois dans une de ces querelles; après de longues considérations et un mûr examen, il conclut que les trois professions se rendaient de tels services dans cette circonstance , qu'elles marchaient de front et qu'elles devaient, en conséquence, s'accorder aide et secours dans une intention com-' mune. Cependiant, à la vue de ces grandes incisions, de ces perforations, de toute cette chair hachée et farcie de parfums, l'arbitre aurait été juste en reconnaissant que le char-, cutier avait plus de droits à faire valoir qu'aucun des compétiteurs pour pratiquer les embaumements.. On se convaincra, en lisant la ' notice suivante , que. les prétentions que nous

* Il

ëleTonsea faveur d'un hûnuétq industriel no scmt ni ridicubs ni exagérées. v

M. Boudet , chargé de remhaoïkiement des sénateurs 9 nous rend un compte fidèle de fai méthode qu'il suivait pour conserver les grands

de l'empire-

On prépare pour cette opération x • i\ Unepoudreoomposéedetan, deseldëwé»

pité y de kina, de cannelle el autres subitanoea astringentes et aromatiques , de bitume de Ju<dée, dehenjmn, etc. ; le tout, mêlé et réduit en poudre fine , est arros^ d'huile essentielle : le tan ferme la moitié du poids et le sel le quart.

2^é De l'alcool saturé de camphre.

3^ Du vinaigre camphré ^ avec l'alcool de camphre.

^i\ Un vernis que l'on peut composer avec le baume du Pérou et celui de copahu» le styrax liquide, les huiles de muscfide, de lavande e* de thym ^ etc.

5\ De l'alcool saturé de muriate sur^^^iigéoé de mercure.

ToYit étant préparé) en ouvre les cavitéa par de grandes incisionp, et on en extrait iea^ viscères I on incise cmeialement les feégnweots du crâne, on en seie ks ce djNsdàiffeaMmtt

et on enlève le cerveau ) on ouvre le tube intestinal dans toute sa longueur , et on pi^tique aux vificères des incisions profondes et mul* tipUëes; on lave le tout à grande eau; on exprime ^ puis on lave encore avec le vinaigre camphré, et enfin avec Talcool camphré. Toutes les parties internes ainsi préparées et roulées dans la poudre composée , sont prêtes à rei»

mettre en pilace. — - On pratique alors des in-» cféions multipliées aux surfaces internes des grandes cavités , et suivant la longueur de tous les muscles ; on lave toutes les parties et on les exprime avec soin ; on fait succéder aux lotions simples celles de vinaigre et d'alcQol camphré ; on applique alors avec un pinceau la dissolu^tion alcoolique de sublimé dans toutes les in»* cisions; il se produit beaucoup de chaleur, los musdes blanchiss^at , et la surface est promptement sèche. Cela fait, on applique une couche de vernis dans toutes les incisions internes, et on les remplit avec la poudre; on vernit aussi toute la face interne des cavités» et on appliqua «ne couche de poudre qui adhère au vernis s OR replace alors chaque viseère dons son lieu, en ajoutant autant de pondre qu'il en faut pour combler les vi(I<^f et Fon recoud les té^^ufiienis.

avec la précaution, de vernir et desaupoudrer la face interne de ceux qui se réappliquent sur les os. Toutes les cavités étant refermées , o^, vernit les incisions extérieures et on les rem*

plit de poudre ; on vernit aussi toute la surface de la pçau , et on applique une co;uçhe de poudre qui adhère généralement. Le cadavre ainsi embaumé, on appose sur chaque partie, en y comprenant le visage , des bandages .mc^ tbodiques qui. compriment généralement et recouvrent tous les points ; on vernit le premier, bandage, on. applique une couche de poudre, et enfin un second bandage que l'on vernit aussi; quand le corps est déposé dans un cercueil de plomb , et tous, les vides remplis par la poudre composée , on soude le couvercle , et l'opération est achevée (i).

• On voit que , dans cette méthode , on s'op-

(i) Il est étonnant que M. Boudet, chargé d'embaulacr les sénateurs de l'empire, n'eut pas songé ù profiter de ta découverte de Tillustre Chaussier, pour simplifier une méthode ridiculement empirique : car, entre son procédé et les mille formules de Pénicher, la différence n'e^t pas encore bien grande ; c'est la même accumulatiçn de poudres, de résines, de baumes ,. d'essences, etc. — H y avait pourtant un bon exemple à suivre, en attendant mieux, c'était rembaumement du^colpnel Morland.

pose, autant que possible, à raccès de Tair; maïs cette précaution est illusoire / puisqu'on est loin d avoir desséché le corps, et qu'on Ta même rempli dé poudres qui sont de yéritables hygromètres , et qui n'absorbent les humidités quepour s'en charger elles-mêmes : on manque donc à cette condition indispensable de toute conservation parfaite ^ dessécher complètement le corps j sauf à le préserver ensuite de toute hu-* midité et de l'accès de Tair; ajoutez que plusieurs des substances se neutralisent. — M. Pelletan, qui nous fournit les critiques qui précèdent, propose de rectifier la méthode, d'après les données que nous tirons de celles des Égyp-tiens , de Clauderus , et des recherches do Rouelle. En conséquence, on procéderait de la sorte : enlever tous les viscère», recoudre les téguments avec soin , plonger le corps, pendant quelques semaines, dans une légère dissolutionde sous - carbonate de soude, après en avoir rempli toutes les cavités ; laver le cadavre à grande eau, et le plonger pendant quelques jours dans un bain alumineux, pour enlever toutes les parties alcalines; l'exposer ensuite à l'air ou dans une étuve pour en opérer la dessiccation , en prenant le soin de remplir toutes

( «86) leB éàvUés de filasse et de matières résineases ei aroïkiatiques 9 de Inanière à oonserver Jea fb^mes) la dessiccation Une fois complète^ Vdr* âif* aveo soiti toute ia surface dit corps et Venf telopper d'uti double bandage, tmprëfj^né et Mcouvert du même vernis. Cette méthode « qui approcherait beaucoup de celle des Égyptiens , détwmineralt saui 4oute une Conservation par«^ laite , pourvu que les corps fussent plmsés dans des lieux exempts de toute humidité ^ et dont la température f\it peu variable I

Noud devons reconnaître la justesse de œtf dbftervMions et savoir gré â M» Pelletan d'avoir Voulu substituer une marche raisonaée et tw^ sOhnable à de» pratiquer aveugles et irréflé^ ehies. L^péralion eependaut ^ telle que la pro« posece professeur^eiiige toujourê de nombreuse» mutilations. Les inconvéoients et Tinutilité de tint d^efibrts pdur conserver les eorps do nw semblable^ étaient d'ailleurs lentis depuis tong^ «êmpd par plusieurs bons esprits ; de qui le ^^n^ vé i b'est Tempteâsement avec lequel on a'tm« para des découvertes de Ghaussîer sur les pro^ priétéé dii sUbliihé-cbrrosif , pour l'appliquer

auk euibâttttiemeiitè. D'ëprès ses recherohét, il fut côUstàlé que te sel Conservait les âialièroa

aniniiilesplofi^* dftDB «a dissotnifoQ acpirtne; qu'il produisait oet efftèt par uM icomblnatëd» i»l!ttie avec 1a natiërè ^niUiale) eufià qu^ cette mfttière sttturée de «uliiimé passait à une de»^ êSèdlrtièU «i prompte , qu'elte av«iitb0siiih d'être fiiÂdérée poulr 6inpÔ(}her le râcoéniftéémeàt d^s parties âtôHes. Le$ pièces âtasi préparées sout rigides 5 dUMè) gtisitl^i et préservées tout à k» fois de la puu^àctioti et d0 TiUitiim liés insectes. On se hâta donc de pmfiiei^de cette propriété, du deiiti>- chlorure de inercUre, pobr rappli*quer à là èonëervatioU dés toi^ps entiers. C'est là enfin le dernier medë d'einbaum^tnenf pra-* tiqué àYftUt nous , et donné comme biéfn supé->rieisr â celui des lÀieièns. NoUfii alloue réeùeiilk' ki quelques observations citées dômttie deë eMmples t^emarquDMes, et comme des preuve^ de l^exêëllenee du précédé, il àoUs restera éh-- Mifè à en àpprédiér le mérite. Yoyeus d'id>ârd défaits.

PimUa^ ^u <A) Pttpmuhn fa^ fiât BiéLâto.

U» BéàiÊxA^ cbef dès ttairaux anatomiques de i'Ém^ de Médecine i a été cfaai*gé d^ ki eottser^iAtett àok obrpB d'un jeune* homme dé

trente ans, mait d'une fièvre hectiqtie. Les parents désiraient le placer dans une cage de verre , et demandaient wurîout quil ne fût poini ouvert» Ma%ré le désavantage de cette dernière eûrconstànoe » IL Béclard a réussi dans t^ette opération par le procédé suivant : Ltê mteuin» ont été tirés , ouverts et nettoyés dans une partie de leur longueur^ par une petite ouverture pratiçMée à l'abdomen. On a pénétré dans la poitrine par deux incisions sous les aisselles , et on y a injecté de Fean; on a fait aussi une petite ow-vefture au crâne ; on a exprimé autant que possible le sang des veines abdominales et cutanées , on a injecté une solution mercurielle flans la trachée- artère, et introduit du sel en substance dans toutes les cavités; le cadavre a été. ensuite plongé dans un bain saturé de sublimé. Dans le premier mois il a paru offrir qael<)ueS'Signes de putréfaction ; on a cm alors devoir introduire dans l'abdomen un instrif'* ment à l'aide duquel on a incisé le péritoine en différents points. M. Béclard ayant déjà remarqué que les parties situées sous les membraites s^eiises échappaient à l'action du sublimé, le corps a étéiretourné; on a fait quelques scari« fications sur des poiiUs de la peau qui parais^

(»69) taieiit terdâtres ; répiderme de la plante des jneds prot^peait aussi les parties sous-faoentes ; Ua été entêté^ enfia» après deux nuns de sqoor dans le baiii de sublimé , le corps eu ayant été tké par un temps sec et chaud , s'est desséché en peu de jours ; il se conserve depuis un an enlermé dans une boite, sans exhaler aucune odeur et sans aucun signe d'altération. La peau est d'un gris-plombé, et les traits de la face sont'déformés par l'amincissement des lèfres et des joues.

Second fait. (B) Conservation du corp$ d» colonel

MorUmd.

Dans une des campagnes d'Allemagne, M. le •baron Larrey s'est chargé de diriger la conser- Tation du corps du brave colonel Morland , at* teint d'un coup mortel dans une charge des plus brillanteB. M. Ribes l'aida dans cette préparation (i). '— On enleva d'abord tous les

(i)Noas devons- rendre hommage au ièle et au noble déroaement qui portèrent le célèbre Larrey à surmonter toutes les difficultés de sa position pour conserver le corps d'un compagnon d'armes.

id»eères par uùe incision pratiquée le toâgf de k crèté ilfaqae droite , et en coupant le» M-» fMhé» du diaphragme et les canaux qui passent dans l'ottT^tnre supériénre de la poitrine ; une couronne de trépan , appliquée à la partie poi^ ^ièure du crâne , permit de vider le corveaapar des injections réitérées ; on creva le globe et Viél pour lé vidét* aussi; après avoir intnw dttit du sublimé en nature dans tentes les oa*' vités , on tamponna celles de là face, pour en éviter raffaissement , et on protégea les trait» de la figure par des compresses graduées et des bandais méthodiques; tout le corps fut luimême enveloppç dans plusieurs draps et placé dans une tonne remplie d'une dissolution avec ëicès de Sublimé corrosif; en cet état, le tout fut ë>ipédié pOUr Paris. Au bout de quelques

mois ôn ouvrit le tonneau , et on trouva le corps bien obnservè; on rexposà â Tah*, et il Së dessécha prôbiptémeUt ; on eut lé soin de remplll* d^étoupès toutes les cavités ; les mombfanes de l^GBÎl Tetirées au fond de l'orbite firent plaee it

ûm fWikx d'iimMli 1m cheveux, les aoiirnîto et le* flMiMiaches étfU^nt conservés 1 les imii^

êmtmt recônnûtêm&teÈ , et te corps , verni w%t soin et revêtu de ses habits , faisait Une IHustOn'

( «7») étItLte et pénible pour ceux qui attient conntt cet excellent militaire. Maintenant encore que plusieurs années se sont écoulées , le corps du colonel Morland, placé dans une armoire vitrée de la bibliothèque de H. Larrey, n'offre aaQuiisig&ed*àUÀ-ation,n'exhâleaucuneddeur, et «isste pârfdiiemeni tecGnnaUêaMe , quoique la pMu soit ùnm» 9i tomme tunniê , et que toai tê liiitt 9iUulatrê eembtê a»9ir disparu^ eu sorte quQ les cdf ps eharuus prononcent leurs foi^mes à tfavtsrê les to^uments desséchés»

AemMrqîitëèut fobêerpaii&Hdu éôhnêlMâiftand^ Nous Avons vu le ootps du colonel Morlaud^ et nous éoMprettons que les personnes qui 10 éoniMriseaient et qui Tout vu revétu de ses ha^ bili aient pu se faiiH^ illusion au point de trou^ fe» ses b^ts reconnaissafoles. MaiS) pour nous^ il uêus paràtt impoêsible qu'un cadavre dont là peftU blanche est devenue brune et tannée i dont tout le tissu cellulaiiie a^disparu^ el dont nispeet général est celui d'une membrane ri^ gtde collée Sur des os et quelques faisceauie eharnus desséchés ^ conserve une grande res*éemblance avec le sujet dont il ne donne que quelques d^ï^is. «^ Noue nous bornons à si^ gmâér id rexsgérfttiun relative à œ fait partie-

culier ; nous y reviendrons dans nos rcniarques générales.

[Troisième fait. (G) Conservation d* une jeune fUU

de dix ans*

M. Boudet, pharmacien, a été chargé par une mère de préparer le corps de sa fille morte à l'âge de dix ans , de manière à ce qu'elle put jouir sans cesse de sa Tue. On avait fait foire un buste de l'enfant , et on eut le soin de choisir 9 au moment delà mort, des yeux d'émail parfais tement semblables aux siens. M. Boudet, libre dans son opération, qui s'exécutait chez lui, a commencé par enlever tous les viscères, a l'aide d'incisions habilement ménagées. 11 a extrait le cerveau par l'occiput; les yeux onUété enle-r vés et remplacés par un tamponnement ; on a immédiatement rempli toutes les cavités avec de l'étoupe sèche , et fermé les ouvertures par des sutures très-soignées. Pendant ces diverses préparations, on avait plongé le corps dans ua bain d'alcool pur, puis dans un bain d'alcool contenant un peu de sublimé. — - Tout étant ainsi disposé , on a placé le corps dans \M bain d'eau distillée , saturée de sublimé , et dans laquelle trempaient encore plusieurs nouets rem-*

plis de ce sel. Le corps a séjourné trois mois « dans cette dissolution ; on a consommé qua-rante livres dé sublimé; il s*es(t précipité beaucoup dé mui'iate dou;c'; une portion du mercure a même été revivifiée; mais il faut obser" ver que le vase dans lequel on opérait était de plomb ; ce qui a dû déterminer la décomposition et augmenter la consommation du sublimé.

Au bout de trois mois, le corps a'été tiré' du bain pour procéder à la dessiccation ; on Ta suspendu sur des bandes pour éviter de le déformer et pour le laisser égoutter ; 6n a pris le soin de relever les parois des cavités avec de nouvelle» étoupes , quand elles paraissaient se déforiuer; on a tenu les paupières et les lèvres fermées avec des talTetas d'Ângleterirë. Quand la dessiccation a été parfaite, on a placé les yeux ; quelques traits de la figure étaient foltérés , et surtout la lèvre supérieure. Un habile artiste les a relevés en cire, en imitant je buste qui lui servait de modèle; la peau ■ se trouvant d'une couleur grise,* on Ta colorée avec du fard ; les cheveux , parfaitement conservés, étaient très-naturels; enfin, cette enfaut, revêtue de ses habits ordinaires et renfermée dans iine cage de verre, présenté tinè

reisemblanoe parfaite et cause une illusion el« traordlnaire.

• Remarquée iurcêê trois Qbservaiiàn$. ReoOE<<naissons d'abord que la substitution de ce pro^ cédé. à tous ceu^x qui ont été employés aaté«rieufement est un grand progrès. En effet, à la place d'une multitude de drogues » douées de propriétés contraires ou même inconnues »

une seule substance étudiée ecveo soin , et de propriétés déterminées, est mise en eontaot arec dés tissus qu'elle modifie selon le Yora de l'embaumeur. Une jonglerie devient ainsi une opération du domaine de la science, pui»»

qu'une méthode qui conserve les cadavres^ tant bien que malj vient en remplacer une qui, loin de les préserver de la corruption, Taccélère souvent. Pourtant, nous devons le dire, l'embaumement par le sublimé est en^ core loin de la perfection ; et, pour ne parlw ici que des inconvénients qui ressortent des trois observations citées, on voit que les incisions et les mutilations existent encore dans ce procédé; qu'elles y sont nécessaires, puisque, maigre le vœu delà famille^ le professeur Béclard est obligé de les multiplier pour wrèter les progrès delà décomposition. «-< Plusieurs moi»;

( ^5 > sont indispensables à Tachèvement complet du travail / oe qui met dans TimpossibUité d'y racourir en beaucoup de circonstances» -^ L'action du sublimé, qui se combine avec la gé- Une et donne lieu à un composé imputrescible à Tabri du ravage des insectes , déforme pourtant les organes â tel point , que la couleur et Faspect général du corps sont cfafangés* Cette déformation est si grande dans la troisième observation , qu'on est obligé de refaire plusieurs organes : la lèvre supérieure était tellement endommagée, qu'un habile artiste a été obligé de la relever en cire^ ainsi que plusieurs traits de la figure y m imitant le buste qui lui servait de mo^ dilei la peau étant d'une couleur grise ^ on Va ca^ loréeavec le fard^ etc.

Cesimperfectionsseraientassurément moindres pour la préparation des pièces anatoini-* ques; mai^t pour conserver le corps d'une personne qui nbu« fut chère, elles sont graves et produisent ime impression douloureuse.

R^renont notre exposé.

Qmairième fait. (D) Procès- verbal de Vemàanmemmt de Louis XFIIf, roi de France.

' Extrtdt des procds-verttaux de l'oarertiive et de TemliavmetiieDt

du feu roi Lovis xtiu,

( Mé/wtoire gùnér. d^AtiaU et deP^$ioUPat/totf>g,t vol. 8, pag; Si ,

in^^ Paris, 1829. )

Pfocès-^verbal de [embaumement , p. [\0.

Aujourd'hui, 1 7 septembre 1824, immédiatement après rouvérture du corps du feu roi I/Ot3is XyiII , et conformément aux instrùctiàns . gui nous ont été données par M. le 'marqui's'de Brézé y grand-maitre des cérémonies dé France^ nous, soussignés, avons procédé à Tembauine* ment de la manière suivante :

!*• Le cœur du feu rôî, après avoir été lavé et macéré pendant quatre à cinq heures dans une -solution alcoolique de deûtO'^chloruré de' mercure ou sublimé-corrosif, et avoir été rem« pli et environné d'aromates choisis , a été renfermé dans une boîte en plomb, portant une inscription indicative de l'objet précieux qu'elle renferme.

â^ Les viscères des trois grandes cavités du corps , après avoir été incisés, lavés et macérés pendant six heures dans la solution susdite, ont été pénétrés, remplis et environnés d*aromates, et enfernïés dans un baril en plomb, portant une inscription indicative des parties qu'il renferme.

S"*. La totalité de la surface du corps et celle des grandes cavités a été lavée successivement avec une solution de chlorure d'oxide de sodium , et avec une dissolution alcoolique de dëttto-chlorure de mercure.

/i\ Les parties charnues, tant du tronc que des membres , ont été incisées largement et profondément ; elles ont été lavées ensuite avec les solutions susdites.

5**. Les surfaces du corps , celles de ses cavités et des incisions ont été enduites à plusieurs reprises d'un vernis^ à TalcooL

6^ Toutes les cavités ont été remplies èe poudres formées d'espèces aromatiques et résineuses variées.

7^ Ces cavités ont été fermées par l'application de leurs parois, soutenues au moyen de

sutures nombreuses.

8"*. Les membres , le bassin , le ventre , la

poitrine, le col et la téta tut été UI9P^mIeJ9ent

entourés de plusienv« bande« mé|b94iqi)«ifMRt appliquées.

9^ Toute la surfiice du CArps i4a#î .enf Qlçpr pëe a été couverte de plusieurs pou(ibfi# é^ vernis.

10^ Sur ce vernis ont été appliquées des bandes de diachilon gommé.

ll^ Sur les bandes de diapbUou d'^Ht!^ bandes de taffetas vernissé ont été 9ppUqi)éfi|[.

1 Si\ Enfin , une dernière bpucbs de bftfid^

a été appliquée suf le tapéta^ verPÎMâ*

l3^ L'embaumement terminé, J^ té|e du feu roi a été couverte d'uq bpimet, «on porps d'une chemise , se§ br^» et sa poitrine d'im gilet à manches en soie bUnchp i tput lo corps d'un linceul de batîf te.

C'est dan« cet état qqe |e corps du M H ^té remis à M. de Brézé , pour être déposé dim^ Ip cercueil qui doit renfermi^ tm re«te9 mortels à Saint-Denis.

Signé : Portali AUkm^ Dupyytrw^ Pqbre, DUul, Thinenat^ Pifrtai (ponr /{%#) , Auviiy^ Breschet^ Mw^t UfVrsçtUt Hméh

plusieurs rapports gqf prépédenM t e^ ^^èfÇ

Cliufuième et dernier fait (E]. Notice sur le procédé (P embaumement suivi pour le corps de L. D. C. D.

mmi, noue 4e¥9P9 dips cfue ^a, m^m^% û\r

verses nous ont forcé de p^odifi^ri Wf difi^ repte poin|8| le pis» (jîie pqi|s pf^q ^fion§ tracé d'ftprèç la tectuFci 4es apt^^rs qpi ppt é(?rit smr ce sujet; ainsi, la famille avait demandé }Q^t£|iDmeQt qn'wpupp pgrt|§ dl» pojp j pfi flit iwileYée, désjrapt qife Ig ceppiigîl renfprQ)4l hf r^3tQ3 tout ewtiCTj^ dfi L. îî. Ç;, Q, , IpyiB pyii^t, P'ua autre côté, il fallait laisser à laface Sf^sfvfiifg^tsa pb¥«iQPPmie»pAH|tqiieiec8?pp]|^At4t!^ei^coanu à son Bm^é& Mn% la f^imill^) ^iKfil)}|e TÂngleteBr€u Eafip , ne qui «uftPH^ fiffip&^h^ dp «uiyr^ un mode d'opérer plus sûr et plus rationne}.» p'ctI quf^, par 4es «rwpiî^cQç p^rtipvli^res.

( tôo:)

il ne nous élàit donné qu'une séance pour accomplir cet embaumement.

Quoi qu'il en soit, nous allons décrire la marche qui a été suivie , laissant pour un autre article , qui paraîtra incessamment , les modifications qu'on peut y apporter pour diminuer les diflS cultes et les dépenses , et rendre, s'il est possible , le résultat plus certain.

1*. Nécroscopie. Il n'est pas indifférent de suivre , dans ce premier temps de l'opération ^ un procédé quelconque ; toutes les parties extérieures devant conserver leur forme naturelle ^ il importe beaucoup deies respecter dans l'ablation des viscères.

Pour arriver à ce but, sans négliger pourtant l'examen des organes , on suivit la marche suivante :

a. Une incision partant de la symphyse du menton , suivant la ligne médiane , divisa tous les téguments et les muscles jusqu'à la symphyse du pubis.

b. Un trait de scie sur le milieu du sternum permit, sans rien enlever des parois thora* ciques, d'introduire la main dans cette cavité.

c. Tous les organes , depuis la langue jusqu'à

( i8' ) laTessie etlerectum^ détachés avec soin, furent retirés par cette ouverture. ( Le résultat de la nécroscopie a été publié dans la Z" livraison du Bulletin Clinique, p. 79.)

d. Les yeux furent extraits avec précaution.

e. Les téguments épicrâniens furent divisés transversalement d'une apophyse mastoïde à l'autre , et décollés en avant et en arrière dans une étendue de trois pouces ; c'est dans cet espace qu'à l'aide de deux traits de scie , l'un vertical , l'autre horizontal d'arrière en avant , il nous fut possible d'enlever un segment du crâne, qui nous permit de retirer le cerveau , la moelle allongée étant coupée le plus bas pos« sible.

a^ Dessiccation du cadavre. Cette première ^opération terminée , le cadavre fut , autant que possible , débarrassé des liquides qu'il conteaait , soit dans ses grandes cavités , soit dans le canal céphalo-rachidien. Puis à l'aide d'aromates précieux et de poudres absorbantes renouvelées plusieurs fois , on priva les tissus de leur humidité.

3^ Macération des viscères. Après l'examen qui en fut fait, on les lava a grande eau dans une dissolution saline , puis on les plongea pen-^

daHl deU^x hêûtèÉ HAM tîtie ïll»i(bltitidtl btîtlcètl^ tréë d'àlUU, d'h^drrfbhl»t*àté de aoodë bt Ûh c&l6i'tlr& de sfodlUib tlic{uettirdëM. 6Mtiâl}j 6t enfin on les soumit ^étidaât {(lUftiëbÉ'd Uelit^fc ettbbfë a râctidh d'une didSBiUliëH t^btlbènlrée dé dëUt6-fchl6rtir« de ttiercttrë:

4^ Màcèyâmh HU (MMH. Tdtttbs léd parti^ft èyâiit été côhtëhàbléiTièht détâchëësi, on ld|eotà dé ralcool daris lëâ artèréd des tdëlnbtes et datis le eanàl rachidien ; Qt îmiiiédlàtémietit épt^ ehàbuhé de ces injebtlddà partielle^ , eif en fit dWrleft de dèut»-bhlbfurë dé itàërduM, qui filréiit i'ëtëhueâ àéûi lé» àMèt*é0 pftr des 11^tttinés et dacib le thaA ràthidteii pair teii b»»:* chon.

Dëpâtëillëâ ihjëëtibhd fUl^dt pt^âliquéësdans lé» dltèrâë» rëgiètië qui sèfit àbdhdtttiitBefit pijitfrVueÀ de tiéftù cëlitilàife;

Lcfs mémbrëè et te ttmiô , à FesAérieur et A riiitéi^iéar ,^ fureiit arrosés d'une dissolliti#ti alëoolique côtideMi^^e de déttto^Ghtorur«l'de tàerciiré et êdtelcrppéspeiKiaiit pldàieurs benrat d'étoupe et de compresses trempëëé dàm ce U^qtiidé.

Enfin , pdur qii'adetane partie ne fât priréê

tl0 r^cUtn) tmie9Y9L\/tï^Q dd sublimé cvhtm^i

otk tretnplit la bouche , les fosses nasales , les ori>ites et les conduits auditifs , de petits sachets de cette substance eu poudre ; et par le nibyed de profondes et nombreuses incisions on en introduisit dans les muscles des membres et dtî doi^ , etc. (Ces incisions , étroites à la superficie , s'étendaient dans diverses directions et ptbfôiidéitient dans les tissus souei-jacents.) .

S"". TotiS left viscères sont replacés dans la vaste bàtité que formaient le thorax et Fabdoihen réunis.

Cette partie de l'opération a été faite avec, une extrême minutie $ les organes, coupés par oibreeaui dti volume du poing a peu près, étileiit Sëparéfiieht desséchés dans des poudres bàSMtdiqif^è , puis saupoudrés abondamment dé thldrUre lie chaux et entourés d'étoupe trëihpëe dads k disiolution alcoolique de su-biittié t chÊtquè paquet | àibsi constitué $ était f etdlH fie deAx lames de ploihb et placé dans lii Oàtité thbraiE^que ; des })oiidres àromati^imi i en chlorure de chaux et des étoupes trempées danft te sublimé en séparaient les ditféii^ejat€« deittchesr.

Le cœur (pour la ^tlsfadtioa des parents) M Mm ^hliet bt paçé Mû^ 10 lieu qu'il bc^

cupe naturellement, après avoir été soumis aux mêmes préparations.

Le crâne fut rempli des mêmes substances employées pour la conservation de chaque organe.

6\ Le segment enlevé au niveau de la suture lambdoîde étant replacé , on réunit les téguinents par une suture méthodique , et Ton en fit autant pour l'abdomen et le thorax.

La suture du crâne n'était pas visible parce qu'elle était recouverte par les cheveux, dont la tête était encore abondamment garnie.

Le tronc n'était pas déformé.

7^. Application des bandelettes. Avant d'appliquer les bandages, on étendit un vernis sur tout le corps , la face exceptée , et immédiatement sftr ce vernis on plaça des lames dq plomb ; c'est alors seulement que des bandages méthodiques recouvrirent toutes les parties depuis les orteils et les doigts jusqu'à la tête ; tous les tours de bande furent fi:i^és par des points de suture ; puis recouverts d'une nouvdile couche de vernis , de nouvelles lamçs de plomb , et enfin d'un nouveau bandage appliqué avec les plêmes soins que le premier.

La face, restée libre jusqu'alors, fut soumisÊ

aux mêmes applications , de manière toutefois qu'on pouvait la découvrir ultérieurement sans altârer le reste du bandage.

Le corps fut ensuite enveloppé d'un drap^ entouré d'un manteau de satin et déposé dans^ un cercueil de plomb; on le laissa exposé à Fair pendant plu$ de vingt ^ quatre heures , sans qu'il exhalât d'autre odeur que celle des aromates employés.

Cette opération, commencée à dix heures du matin , ne fut terminée qu'à deux heures après minuit.

Elle fut très-pénible , à cause des gaz et surtout du chlore ^ qui, s'exhalant abondamment dans les derniers temps de l'opération , fat!-* guait beaucoup les assistants , qui tous étaient tourmentés par une toux quinteuse très-violente.

Tels sont les détails de cet embaumement ,

qui avait été annoncé comme devant faire le

complément de la nécropsie intéressante dé-

erite dans un des derniers numéros du Bulle*

tin Clinique.

A. LoREAU, E. Chanux.

Quelle étrange naïveté de la part de l'embatineiir ! U vient nous raconter que l'opération

fiit trëé-i^éhiblé; B cause dëd ga^ et sûi^totit Sti çhlbt^ë ; qiti , è'ëlhàlant abbhdammerit dans t^ derniers temps de l'opération ; fatiguait bëàtÉcdtip le§ as^istàflti. «^ N 'auriè^-tbfaif pUâ dû le jlfêVbii-; f bu^ qui tbt j dhâfgëz de tellfc^ prC^à^ ifàribni? h'tittrléz^ioaS itiêine pai âA feSiiliSttte l'itititilité d'uh inêlàii^ de stibîftàiicëf àUèrî iiië»fiei%iit^

Il n'est pas permis , en effet , d'ignorer l|itë fe dHlôrtU:^ de dhàtix [cRlohtris d'baMé die mtèium) , mm âU 8éUtô-chIbrttfé dé tnei-eùrë, |irodm(,^ avec le dégagement du chlore , deûjf bbiiYëàiii ediiip66êi ; d'âboi^aSh fchltiHirë dëcâlciiitii (ntumu m m&k), %l m aéutoxldë de mei-cUré (^ipifë fdUgë), iHibàtâhcéiiisblttblëi à\%^ \m\^ pk^iMm nlr ]AiÂA\% ^hl^i^kiHè dé {IH>^Aé^ VSê dèt^Hàimyii S&i- ^uël pfibèi|iè mmt^i sur quelle connaissance positive peut-on fk^ pityëé '^xXT fôtfë, dânis le» ëdlbabtkettiéntlri un âidgë 9i fK^dèdt m ëhlbfUi* de éhatiiF itt»

cttHë dôh88ë âéiëntifiqtfèf «te fu»ilfië ë(»ié pYéP tiq[«e.' fié^t^ëfëè qti'U mt «lésiàfifmitlt^ <«t£i» cette raison devrait le faire rejetef | èCtf* éhfiji coiltifiëlil àgii-ll Èûî lés tniasmes putrides? — !n$Kiâ6d t^ài ëtt fe» dëe«ttip<tt(att? Pectine

( ^87 ) fl^ Ignôreht probablement aussi qu'il pdssèdo Ah pins haut degré la prot^rlété d6 décdmpd^ër lès itiàtières animàlèd et Tégétales. J'ai constaté, dans le cours de mes recherches^ ^ù!uh tadavre frais j injecté avec tan dès chlorures d'ûxldè dt sôdiiMy àitcluht; potùsslUfn^ eèt enlâiè^ solution complète au bout de quarante^kiitt kéUres*

Ces rëdhëfchës^ que )'ài pdUsséë» danft ùhe fbdië de direbtion^, èë ëbht âUrttfUt àppi^dan^ iiës stir IS §[ubstaùce que Tbn vantait comttte ëicèllëhte et bien supérieure à tout ce qil'ëlli-' ployaient les aiiëiëné pdilr les ëihbaùmëihettts t je me suis appliqué à préciser, autant que poft'* siblë, le de^l'é c(e confiance qdë inéritait le deUtë-ëhloruf^ë de merbiibë dàhs celte circôttkiahcëj 11 est bieh frai qu'il ësi àptë à conSerfér \eà Ibàtîère^ ànîmdles plôhgéëS dans $à dlstô-^ Ititidd; mdi^ dâh6 qdëllëà limitëâ et d'aprèd quelles règles ?

Le Voici i

l^ Des pièces anatoniiques grossières(pré* paration des muscles du bras, par exemple), plongées et maintenues dans une dissolution eenœntrée de deuto-ehlorure de mercure eh desséchées eiismte, tout à rabr) de ki eorrup^ tion^mmélUs defiënneftibrUnes, tià^^etVeh

leàient déformées, qu'on les reconnatt à peine.

a'*. L'injection est impubsante pour arrêter les progrès de la décomposition : ce sel n'est pas assez soluble.

5\ L'immersion seule d'un cadavre durcit la peau , mais les muscles et tous les viscères se décomposent

4^ L'injection suivie de l'immersion conserve assez bien pendant deux ou trois mois , mais la décomposition putride s'empare des viscères thoraciques et abdominaux , ainsi que du cerr veau et des muscles épais, au bout de cet espace de temps.

5\ Un sujet injecté au sublimé alcoolique IMiis ouvert, vidé et macéré, exposé ensuite à l'air, se dessèche facilement ( i ) ; mais il prend une couleur gris-foncé , et ses tissus sont à tel point racornis , qu'à peine il conserve la forme humaine.

Voilà les résultats rigoureux de l'expérience.

(i) Le deuto-chloriire de mercure, comme les seU de cuiyre, d'arseDÎc, de fer, etc. , est décomposé par la gé- Une, et forme uu nouveau composé imputrescible. • La eonservatioû est d'autant plus sûre, qu'une quantité plus grande d*alcQol a servi ù dessécher le oadayre.

( '89) Dans la conservation à l'aide du deuto-chlû^ rure, une partie du sujet est sacrifiée pour conserver quelques débris ; le plus noble de tous les organes , le cerveau , siège de la pensée, le cède en importance a quelques os revêtus de muscles desséchés et d'une peau transformée et méconnaissable.

Ce sont là de bien faibles avantages et payés beaucoup trop cher; car les inconvénients et les dangers de ce mode de préparation nous paraissent suffisants pour le faire abandonner.

Il est d'un prix fort élevé, dangereux pour les opérateurs, il altère lés instruments et les corps qui reçoivent l'influence de ses émanations. -— Naguère , lors de l'embaumement d'un grand personnage, toutes les dorures d'une vaste salle où l'opération avait été pratiquée furent détruites par l'action du deutochlorure.

Cependant les embaumements faits avec cette substance, et dont les trois premières observations citées dans, ce chapitre sopt les exemples les plus remarquables à notre connaissance , donnent l'expression la plus avancée de l'art.

Quelles améliorations résultent de nos dé*

( «90 ) eanvevlfis? le voici : i* uae rabslapce focQe 4 sumier sans danger poar l'opératepr, sans na| inconvénient ponr les instrpmmU et cintre* métanxy est substituée au sublimé ; 2* ('opér ration peut être entièrement terminée en uno dnd-heure; 3^* les nombreuses indsjpnx, les mutilations, la soustraction des viscères, etc^ la macération prolongée, soqt remplacés par une injection â travers une petite ouverture de quelques lignes; 4^ ^u lieu d'une si)bstai)ce grise|, coriace et desséchée, gardant tunt ai| plus la forme hupiaine , mes procédés cons^r^ vent le sujet tel qu'il est à l'instant de la mort, avee la couleur et la souplesse propre^ à cba? que tissu ; 5^ enfin , les dépenses , qui , par Iji méthode précédente, montaient de i^^oqq # 1 0,000 francs, peuvent maintenant ne pas s*ér lever au-dessus de 3oo firancs. Ainsi un corps peut être indéfiniment conservé pour une somme m<rfndre que le prix du cercueil de plomb fourni par le service d^s pompes fiinè^ bres , cercueil qui accélite la déconpasiiian ptktride, au lieu de l-empêcier.

Je me borne i énpncer ici quelques résulr tats en regard de ceux obtenus par mes devanciers; car, avant d'entrer dans le détail des

( 191 ) expériences que )'ai tentées, il me reste à tracer le tableau dçs moyens employés jusqu'à notre époque pour la préparation et la conservation des pièces d'aftatqniie i^qrmale, d'anatomie pathologique et d'histoire naturelle. Ce ser^ le sujet dj} cb^pîlrq VIJ.

Lorsque j'a^ra^ fajt pqnqaltre ('ensep^ble des ressources poitr C6tte autre branche de la conservation des matières animales, chacun pourra se faire une opinion exacte, après une connaissance complète des faits, sur la part qui revient à mes travail:^, et la place qu'ils doivent occu» per dans le cf^^i^e defi «fcieffpes patiirellp^.

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