‹ Histoire des embaumements et de la préparation des pièces d'anatomie normale, d'anatomie pathologique et d'histoire naturelle, suivie de procédés nouveauxChapitre 14 sur 21 · I.c 19 mai 1761 , le therm · texte numérisé non relu

I.c 19 mai 1761 , le therm

Le vent S., le ciel couvert.

Je mis dans un bocal la même quantité de bœuf que clans les expériences précédentes, avec deux onces de vinaigre rouge , dans le lieu que j’ai déjà indiqué.

Le 15 juin , le therm. 12’

Le vent N., le ciel couvert , le temps assez frais.

Il avait tonné sept fois depuis le 26 mai.

J’ajoutai une once de vinaigre pour remplacer celui qui s’était évaporé.

Le 21 septembre, le therm. 12°}.

Le vent O., une pluie abondante, le temps froid ; il avait tonné une fois depuis le 21 août.

La liqueur était d’un rouge-pâle, la viande noire, un peu molle , mais sans nulle odeur que celle du vinaigre. Je la mis à sec, sans la presser, dans un bocal net, couvert d’un papier lié avçc une ficelle , et je rapportai le bocal à Paris.

Le 15 janvier 1762, on rapporta le bocal dans la maison où il avait été d’abord.

Le 17 juin, je découvris le bocal comme le précédent.

Le 4 octobre, aucun insecte n’avait attaqué la viande. Je recouvris le bocal , et l’enfermai comme le précédent.

Le 15 novembre, je n’aperçus aucun changement; je portai le bocal dans le même lieu que le précédent.

Le 19 décembre 1764 , je trouvai la viande exactement au même état où je l’avais laissée le 15 novembre 1762.

17e EXPÉRIENCE.

il! une. (l’œuf saupoudré de chaux rire, à sec.

Le 15 janvier 1762 . le therm. 6°.

Le vent S. -O., le ciel serein par intervalle.

Je mis en expérience un blanc d’œuf frais, que je couvris avec un gros de chaux vive en poussière, à sec.

Je ne remarquai aucun changement jusqu’au 17 juin.

Le 15 novembre, je n’aperçus aucune altération ; je portai le bocal dans le même lieu que le précédent.

Le 19 décembre 1764, je trouvai le blanc d’œuf au même état où je l’avais laissé le 15 novembre 1762 , c’est-à-dire desséché et sans nulle odeur.

18e EXPÉRIENCE.

Bœuf cru et frais saupoudré de chaux vive, à sec.

Le 15 janvier 1762, le therm. 6°.

Le vent S. -O., le ciel serein par intervalle.

.le mis dans un bocal deux gros de tranche de bœuf , avec un gros de chaux vive, à sec. Il ne s’opéra aucun changement jusqu’au 17 juin de la même année.

Il en fut de même le 4 octobre et le 15 novembre , sans que je remarquasse la plus légère altération dans la viande.

Le 19 décembre 1764, je trouvai la viande desséchée, dure et sans odeur.

Blanc d’œuf frais , saupoudré avec du sel de tartre ( carbonate de potasse), à sec.

Le 15 janvier 1762 , le therm. 6% etc.

Je mis en expérience un blanc d’œuf frais, saupoudré avec un gros de sel de tartre, sans eau.

Le 17 juin de la même année , je n’aperçus aucune altération ; je fis pour le blanc d’œuf ce que j’avais fait pour le morceau de bœuf de l’expérience précédente. Il en fut de même le 4 octobre et le 15 novembre , sans que je remarquasse aucun changement , si ce n’est que l’odeur de fumée s’élail dissipée , et que le blanc d’œuf était desséché.

Le 19 décembre 1764 , je trouvai le blanc d’œuf au même état où je l’avais laissé le 15 novembre 1762 . et sans nulle odeur.

20e EXPÉRIENCE.

Bœuf saupoudre de sel de tartre, à sec.

Le 15 janvier 1762 , le therm. 6°.

Le vent S. -O., le ciel serein par intervalle.

Je uiis en expérience la dose ordinaire de bœuf cru et frais, que je saupoudrai avec un gros de sel de taire, à sec.

Le 1 5 novembre , je trouvai le tout au même étal , et je portai le bocal dans le même lieu que les précédents.

Le 19 décembre 176Z| , je ne remarquai aucune espèce de changement.

21e EXPÉRIENCE.

r faune d’œuf avec du sel volatil de corne de ccrf{ carbonate d’ammoniaque ) concret, à sec.

Le 15 janvier 1762, le therm. 6°; lèvent, etc.

Je mis en expérience un jaune d’œuf frais avec un gros de sel volatil de corne de cerf concret , sans eau. Il ne s’opéra aucun changement jusqu’au 17 juin.

Le 17 juin de la même année, je découvris le bocal, et j’ouvris les fenêtres de la chambre pour que l’air extérieur et les insectes pussent y entrer.

Le 19 décembre 1764 , je trouvai le tout au même état où je l’avais laissé le 15 novembre 1762; le jaune d'œuf n’avait que l’odeur propre au sel volatif de corne de cerf.

22e EXPÉRIENCE.

Bœuf saupoudre de sel volatil de corne de cerf, concret, à sec.

Le 15 janvier 1762 , le therm. 6°.

Le vent S. -O., le ciel pur par intervalle.

Je mis dans un bocal deux gros de maigre de bœuf frais, que je soupoudrai avec un gros de sel volatil de corne de cerf, concret . à sec.

Le 25 janvier , je trouvai le sel presque entièrement dissous.

Le 4 octobre, aucun insecte n’avait attaqué la viande, quoique le bocal avait été découvert ; elle était dure comme du bois. Je lis pour le morceau de viande ce que j’avais fait dans les expériences précédentes ; il en fut de même le 15 novembre.

Le 19 décembre 1764 , je trouvai la viande au même état, où je l’avais laissée le 15 novembre 17(52 ; elle n’avait que l’odeur de sel volatil de corne de cerf.

Vitriol bleu ( sulfate de cuivre). |

Le 18 juin 1761 , le therm. 15°.

Le vent O.

Je mis en expérience la dose ordinaire de bœuf frais, avec un gros de vitriol bleu dissous dans deux onces d’eau commune.

Le premier d’août , le therm. 18° \ .

Le vent O. , le ciel assez beau, peu de nuages, le temps frais.

Je trouvai à la surface de la liqueur une pellicule qui avait les couleurs de l’iris.

Le 6 septembre , le therm. 18°.

J’enlevai la peau qui couvrait la surface de la liqueur ; celte peau n’avait aucune odeur,

Le 15 novembre 1762 , le therm. 4“ -f.

Le vent N. -O., le ciel assez pur.

Je ne remarquai aucune altération dans la viande, si ce n’est qu’elle était desséchée et fort diminuée de volume : Je

portai le bocal qui la contenait dans le même lieu que le précédent.

Le 19 décembre 176/| , je trouvai la viande au même étal où je l’avais laissée le 15 novembre 1762 ; elle avait conservé son odeur de graisse et était dure comme du bois.

Sel de plomb nitreux ( nitrate de plomb).

Le 18 juin 1761,1e therm. 15", le vent O.

.le mis en expérience la dose ordinaire de bœuf, avec un gros de sel de plomb nitreux dissous dans deux onces d’eau commune.

Le 15 novembre 1762 , je ne remarquai aucune altération dans la viande; je portai le bocal qui la contenait dans le même lieu que le précédent.

Le 19 décembre 1764 , je trouvai la viande desséchée, dure, fort diminuée de volume et ayant contracté une odeur dégraissé, mais seulement fétide.

25e EXPÉRIENCE.

Sel île Saturne ( acétate de plomb).

Le 25 avril 1761 , le therm. 9°

Le vent N., très-violent, le ciel assez beau, quelques nuages , le temps frais.

Je mis en expérience la dose ordinaire de bœuf (deux gros ), avec un gros de sel de Saturne dissous dans deux onces d’eau commune.

Le 10 juillet , le lherm. 17°; lèvent li.-S., le ciel trèspur.

■le in aperçus que la plus grande partie de la viande élan a nu par l’évaporation de la liqueur; j’ajoutai une once d’eau pour la remplacer.

Le 1 / juin, je n'aperçus aucun changement; je découvris le bocal . et j’ouvris la fenêtre de la chambre où il était.

Le q octobre, aucun insecte n’avait attaqué la viande; je îecouviis iC bocal etl enfermai dans une armoire.

Le 15 novembre, le vent N. -O. , le ciel serein.

Je n 'aperçus aucun changement.

Le 19 décembre 1764 , je trouvai la viande exactement au même étal où je l’avais laissée le 15 novembre 1742.

26e EXPÉRIENCE.

Dissolution de fer par l’acide nitreux ■ nitrate de fer , sel impossible) .

Le 19 mai 1761, le therm. 12".

Le vent S., le ciel couvert.

Je mis en expérience la dose ordinaire de bœuf (deux gios) , avec un gros de dissolution de lcr par l’acide nitreux et deux onces d’eau commune.

Le 15 juin, la liqueur avait une odeur de graillon; j’ajoutai une once d’eau.

Le 19 décembre 1764, je trouvai la viande fort diminuée de volume : du reste, elle était exactement au même état où je l’avais laissée le 15 novembre 1762.

27e EXPÉRIENCE.

Sel de Mars par l’acide vitriolique , ou vitriol de Mars.

Le 18 juin 17(31 , le therm. 15".

Le vent O.

Je mis deux gros de bœuf avec un gro ; de sel de mars par l’acide vitriolique et deux onces d’eau commune.

Le 20 , le therm. 15° |.

Le vent S. -S. -O. , le ciel nuageux; il avait fait un coup de tonnerre la veille.

Je trouvai du sel non dissous au fond du bocal, la liqueur trouble et verdâtre et ayant une odeur de lessive.

Le 27 octobre, le therm. 7°

Le vent S. , quelques nuages.

La viande était d’un brun jaunâtre, assez molle, et avait une odeur de graillon ; je la mis à sec, comme celle de l'expérience précédente. Elle avait séjourné plus de quatre mois dans la dissolution du sel de Mars par l’acide vitriolique.

Le 15 novembre 1762, je n’aperçus aucun changement.

Le 19 décembre 1764, je trouvai la viande fort dure et fort diminuée de volume : elle avait conservé une odeur de graisse, mais n’avait nulle fétidité.

Dissolution du cuivre par l’acide du sel ( chlorure de cuivre).

Le 19 mai 1761, le therm. 12".

Le vent S. , le ciel couvert.

Je mis dans un bocal la nicme quantité do bœuf frais (deux gros), avec un gros do dissolution de cuivre par l’acide du sel, et deux onces d’eau commune.

Le 15 juin , le llicrni. 12

Le vent N. , le ciel couvert, le temps assez frais. Il avait tonné six fois depuis le 19 mai.

Je ne remarquai aucun changement : j’ajoutai une once d’eau.

Le 4 octobre, aucun insecte n’avait attaqué la viande, et je la trouvai au même état que le 17 juin. Je recouvris le bocal, et l’enfermai dans une armoire.

Le 19 décembre 1764, je trouvai la viande verte, considérablement diminuée de volume et sans nulle odeur.

29p EXPÉRIENCE.

Sel de mercure par le vinaigre ( acétate de mercure).

Le 18 juin 1761., le tüerm. 15°.

Le vent O.

Je mis dans un bocal deux gros de bœuf avec un gros de solde mercure par le vinaigre et deux onces d’eau commune.

Le 20, le therm. 15° |.

Le vent S. -S. -O. , le ciel nuageux; il avait fait un coup de tonnerre la veille.

Je trouvai la liqueur trouble, quelques petites lames de sel non dissous à sa surface, et au fond du bocal la liqueur était d’une couleur tirant sur celle du girassol.

Le 27 octobre, le therm. 7°{.

Lèvent S., quelques nuages.

Je n’aperçus aucune altération dans la viande. Elle était

(I un gi is d aidoisc, sans odeur, très durcct comme argentée dans quelques endroits. Je l’ai mise à sec comme celle de l’expérience précédente. Je laissai une très grande quantité de sel non dissous dans le bocal où était la liqueur. La viande avait séjourné dans celte dernière plus de quatre mois sans se corrompre.

Le 10 décembre 1764, la viande avait une légère odeur acide. Je ne remarquai nul autre changement d’ailleurs.

o 0e EXPÉRIENCE.

Sublime corrosif.

Le 18 juin 1761, le lherm. 13°; le vent O.

Je mis en expérience deux gros de viande de bœuf, avec un gros de sublimé corrosif et deux onces d’eau commune.

Le 29 juin, je trouvai la liqueur fort claire et beaucoup de sel déposé au fond du bocal et sur la viande.

Le 29 octobre, je ne remarquai aucun changement ; la viande était très-blanche, très-ferme, clavait une légère odeur de graisse. Je la mis à sec comme celle de l’expérience précédente. Elle avait séjourné plus de quatre mois dans la liqueur susdite.

Le 45 novembre 1762, la viande 11’avait éprouvé aucune altération. Je portai le bocal qui la contenait dans le même lieu que le précédent.

Le 19 décembre 1764, je trouvai la viande exactement au même état où je l’avais laissée le 13 novembre 1762.

31' expérience.

y tire mercuriel [ou combinaison de l'aculc nitreux avec le

mercure).

Le 18 juin 1761, lelherm. 13°; le vent 0.

Je inis clans un bocal deux gros de bœuf, avec un gros de nitre mercuriel, et deux onces d’eau commune.

Le 20 juin, je trouvai la liqueur et le sel au même état que dans l’expérience précédente. Il en fut de même le 24.

Le 27 octobre, la viande était d’un gris de lin clair, enduite d’un peu de sel jaune, sans aucune odeur, et dur connue du bois. Je la mis à sec comme celle de l’expérience précédente, après avoir séjourné plus de quatre mois dans la dissolution de nitre mercuriel.

Le 15 novembre 1762, je n’aperçus aucun changement. Je portai le bocal dans le même lieu que le précédent. •

Le 19 décembre 1764, la viande avait une légère odeur dégraissé ; du reste, elle était au même état où je l’avais laissée le 15 novembre 1762.

32e EXPÉRIENCE.

Turbitli minéral [sous-sulfate de mercure).

Le 18 juin 1761, le therm. 13°; le vent ü.

Je mis en expérience deux gros de bœuf, avec un gros de turbith minéral et deux onces d’eau commune.

Le 20 juin, je trouvai la liqueur claire supérieurement, des nuages inférieurement , du sel non dissous au fond du bocal, et à la surface de la liqueur.

Le 27 octobre, la viande était d’un gris blanchâtre, très-

ferme et sans odeur. Je la mis à sec comme celle de l’expérience précédente. Elle avait séjourné plus de quatre mois dans la liqueur susdite.

Le 15 novembre 1762, je n’aperçus aucun changement dans la viande.

Le 19 décembre 1764, la viande avait une légère odeur acide; elle était d’ailleurs au même état que le 15 novembre

33e EXPÉRIENCE.

Cristaux de lune (nitrate d’argent cristallisé').

Le 19 mai 1761, le t lierai. 12°.

Le vent S. ; le ciel couvert.

Je mis dans un bocal doux gros de viande de bœuf frais, avec un gros de cristaux de lune, et deux onces d’eau commune.

Le 22. le fherm. 11° -*■.

Le vent S.; il avait fait une grande pluie toute la matinée, mais le ciel commençait à s’éclaircir.

Je trouvai le papier qui couvrait le bocal, taché de jaune en plusieurs endroits, avec un cercle violet autour de chaque tache.

Le 15 juin, le therm. 12° f.

Le vent N., le ciel couvert, le temps assez frais. Il avait tonné quatre fois depuis le 24 mai.

J’ajoutai une once d’eau pour remplacer celle qui s’était évaporée; la dissolution se troubla aussitôt, et devint d’un violet noir. Elle s’éclaircit ensuite par le dépôt qui se forma

au fond du bocal ; mais la liqueur resta toujours de la même teinte.

Le 4 octobre, le llicrm. 11°.

Le vent N. -O., le ciel couvert, le temps assez froid. Aucun insecte n’avait attaqué la viande, .le recouvris le bocal et l’enfermai dans une armoire.

Le 15 novembre, je n’aperçus aucun changement.

Le 19 décembre 1764? la viande avait contracté une odeur de graisse ; du reste, elle était au même état où je l’avais laissée le 15 novembre 1762.

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