‹ Histoire des empires de Chaldée et d'Assyrie d'après les monuments: depuis l'établissementChapitre 14 sur 22 · DE CHALDÉE ET D^ASSTRIE · texte numérisé non relu

DE CHALDÉE ET D^ASSTRIE

sis un mur devant les grandes portes de la ville; Je fis écorcher les grands ammar et je couvris le mur de leurs peaux. J^en fis murer quelques-uns dans le mur, j'en fis monter en croix d'autres sur le mur, j'en fis empaler d'autres le long dû mur; beaucoup d'autres je les fis écorcher devant moi-même, et je fis couvrir le mur de leur peau. Je mis sur la tête des chefs des couronnes, comme des couronnes royales, et je transperçai leurs intestins. J'emmenai Akbiyabab à Ninive ; je le fis écorcher et couvrir le mur de Ninive de sa peau.

» 76., 1. 93. -i- Je fis des prodiges et des merveilles contre le pays de Lakië.

» Pendant que je fus retenu à Sour, je me fis apporter les tributs de tous les rois du pays de Lakië, consistant en argent, or, de rétaih, de l'airain, des barres en airain, des bœufs, des moutons, desétoCTes teintes en berom et en safran, comme tribut et don,; je les leur imposai.

» Après ce temps, j'imposai un tribut à Khayani, de la ville de Khindan, des lingots d'argent, d'or, des barres de fer, des instruments en fer, du minéral summu, du plomb, des plaques de cuivre parrati.

» 76., 1. 97. -— Puis, je fis faire l'image de ma royauté dans beaucoup d'es^iemplaires; j'y inscrivis ma gloire et mon instruction, je le fis encastrer dans l'intérieur de mon palais. Je fis des tables, qui relatent mes hauts faits ; je les gravai et les plaçai à l'intérieur de la grande porte.

p 76., l. 99. — Dans cette même année (923 *), d'après la volonté d'Assour,mon maître, et de Ninip, qui règle ma marche et agrandit ma force, et quoique, selon l'usage observé sous les rois mes pères, le goui?erneurdu pays de Soukhi ne vînt pas en Assyrie, El-lbous, gouverneur de Soukhi, pour se conserver la vie, me présenta ses frères, ses enfants, de l'argent, de Tor, ses tributs, et les apporta à Ninive.

» /&., 1. 101. — Pendant cette éponymie je restai à Ninive; et alors on m'apporta la nouvelle que, parmi les grands du pays assyrien, Khoulai, le préfet des villes, dont Saimanassar, roi d'Assyrie, le puissant monarque vivant avant moi, avait réuni les habitants dans la tribu de Khalziloukha, s'était ré-

* Littëfaieroenl, dans Téponymie de mon nom.

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voilé. La ville de Daindamouja,, la ville de ma royauté» marcha pour les subjuguer. D'après les décrets d'Assoiir, de 8amaset d'Ao, le$. dieux mes aides, je comptai raescbars et mes armées. Près des sources du fleuve Soupoat, à Tendroit que Teglatbphalasar I et Teglatbphalasar III , les rois d'Assyde mes pèreSx avaient cbtoisi pour ériger leurs images Je fis celle de ma majesté ; jt$ l'encastrai auprès des leurs.

B Ib., 1. 106. — Après ce tempsj 'imposai au pays dlzatla des tributa consistant en bœufs, moutons et boucs. Je me tournai vers le pays de Biyari : je m'approchai de la ville de Kinabou, la capitale de Khoulai. Par la force de mes armées de batailles, j'explorai {a$ibi), j'occupai les èitmuri de la ville ; je fis prisonniers 600 de ses combattants; je brûlai par le feu 1,000 de leurs captifs. Tout exprès, je n'épargnai pas un seul vivant parmi eux ; je pris de ma main Kboulai, le chef de leur ville.. J'amoncelai les corps jusqu'à la hauteur d'un mur? je déshonorai leurs garçons et leurs vierges. Je lis écorcber Khoulai, et je couvris de sa peau le (pur de la ville de Damdamousa. Je détruisis la ville, je la démolis, je la brûlai par le feu.

» i6., 1. 1 1 1. — J'attaquai la ville de Marirou, qui est dans ces parages; je m'emparai de 50 morts; je brûlai par le feu âOO captifs. Je tuai, en outre, 332 hommes des environs dans le combat; j'emportai les captifs, et leurs bœufs et leurs agneaux. Les contrées du pays d'Oukbira ahala isbuL Je menaçai Tiëla, la ville de leur puissance. Je quittai* Kioabou; je m'ap|)rocbai de Tiëla, de la ville de Dan^il-dan et de â3 forteresses remplies de garnisons. Ils se itèrent à leurs murs fortifiés et à leurs armées nombreuses, et ils ne s'humilièrent pas et ne prirent pas mes genoux. Je m'avançai sur Tiëla ; après uq combat meurtrier, j'occupai la ville de Tiëla. Je .m'emparai de 3,000 guerriers^ tués parmi eux; j'emmenai les captifs, les trésors, les boaufset les moutons; je brûlai par le feu beaucoup de butin. Je fis de ma main beaucoup de prisonniers vivants; je coupai aux uns les mains et les pieds, aux autres le nez et les oreilles; à d'autres, je crevai les yeux. Je fis un moQceau des vivants, un autre composé des têtes, dans les i^dum, aux environs de leurs villes; j'y amoncelai

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les têtes. Je déslionorai leurs fils et leurs filles. Je détruisis la yille^ je la démolis^ j'en brûlai par le feu le contenu.

B Col. U; 1. i. — Après ces faits^ je détruisis les grands murs delà ville d'Âssour^ dans le pays de Mirbi; je les démolis Je les brillai par le feu. Je quittai le pays de Nirbi^ je marchai sur la Tille de Touskba. Je la refis de nouveau, je rasai son ancienne enceinte; j'arrivai jusqu*à ses substrnctions puissantes^ et je fis un mur nouveau depuis les fondations jusqu'aux créneaux ; je le terminai^ je l'achevai, je rélevai à une grande hauteur. Je ménageai la place pour un palais pour la demeure de ma majesté ; je fis des colonnes, je fis des portes ; je bâtis, depuis ses fondations jusqu'à son toit, les unît de ce palais; je l'achevai. Je fis faire une image de ma figure en marbre ; j*y inscrivis le récit de mes exploits, une relation et un rapport de mes hauts faits que j'avais accomplis dans les pays des fleuves; je la posai dans la ville de Touskba. Je plaçai des tables d'écritures sur les murs. Les hommes d'Assyrie avaient enlevé des femmes des sunki bubiti et les avaient amenées vers ces pays; ils en avaient conduit d'autres vers le pays de Rouie (?). Je les conduisis à Touskba, et je les y internai. Je réservai la ville de Touskba pour moi-même ; j'y entassai les blés et les grains des pays voisins, et les contrées des environs qui s'étaient soustraites à ma domination s'humilièrent, prirent mes genoux. Je leur ordonnai de refaire les villes et les maisons qui tombaient en ruines ; je leur imposai et leur pris des tributs et des présents en chevaux, ntrnunna, bœufs, moutons et chèvres, et des instruments en ai«rain, en plus de ce qu'ils avaient déjà donné. Je pris leurs enfants comme otages.

» 16., 1. 12.— Pendant que je séjournai à Touskba, je reçus les tributs d'Ammibaal, fils de Zaman ; d'Ankhiti de Rouri, de Laptour, fils de Toubous, du pays de Nirdoun, et les tributs du pays d'Ouroumi-Sabitan, des rois du pays des fleuves, consistant en chars, chevaux, nimunna, lingols d'ai^ent et d'or, instruments en airain, bœufs, moutons et chèvres. J'instituai au-dessus du pays des fleuves un vice-roi. Mais, après mon retour, les pays des fleuves et de Niribou, qui sont en Biyari, firent défection ; huit villes se liguèrent et se fièrent sur la

Hi HISTOIRE DES BHPfRBS

ville dlspilibria^leur capitale^ et sur la montagne inaccessible. Je surveillai et occupai les défilés des n)ontagQes> et, dans les grandes montagnes Je leur tuai beaucoup de monde; je précipitai leurs cadavres comme des arbres de la montagne , des montagnes, je les ëJttif; j'enlevai leurs

captifs et leurs trésors; je coupai la tête des prisonniers. J'éri* geai une estrade devant la ville» et j'y fis déshonorer leurs fils et leurs filles.

» /6., 1. i9. — Je parcourus les environs de la ville de Bouliyani; jeme dirigeai vers lefleuve l.oukia. En passant, j'occupai les villes du pays de Kirkbi qui étaient aux environs. Je tuai parmi eux beaucoup de personnes^ j'enlevai les captifs; je brûlai ces villes par le feu. Je m'en allai à la ville d'Ardoupatti.

» Ib.f L ai. —Dans cetemps, je reçus les tributs d'Akhiram, fils de lakhir^ de Nilaïa> le bakhian de Syrie, et des rois du pays de Khanigalmit^ consistant en argent^ en or^ en barres de fer, instruments de fer, bœufs, moutons^ chevaux.

» Ib.y 1. 23. — Dans l'année d'Assouridin (920), on m'apporta la nouvelle que Zab-Ao, le nasik du pays de Dagara^ avait fait défection. Le pays de Zamoua aftata ishuU Ils établirent un mur autour de la ville deBabiti ; ils vinrent à ma rencontre pour livrer combat et bataille. Dans l'adoration d'Assour, le grand souverain, mpn maître, et du dieu Grand Protecteur, je marchai; ma face s'inclina dans le service constant d'Assour. Je comptai, pour établir ma force, mes armées; j'allai tout près de la ville de Bubiti. Les hommes se fièrent à la force de leurs armes; ils livrèrent la bataille. Sur les puissants du dieu Grand Protecteur, je marchai devant moi; je combattis avec eux : je les vainquis. Je brisai leur orgueil, je tuai 1^460 de leurs combattants sur le champ de bataille; j'occupai les villes d'Ouzië,,Birout, Lagalaga, leurs grandes villes^ et 100 villes de leur dépendance. J'enlevai les captifs, leurs propriétés^ leurs bœufs, leurs agneaux. Zab-Ao monta, pour sauver sa vie^ sur les hautes montagnes ; j'en empartai 1,200 de ses soldats. Je quittai la ville de Dagara^ et m'acheminai sur Bara; j'occupai la ville de

^ Sliemamek, pas loin ^Arbèles.

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Bara. Je m'emparai de 320 morts; j'emmenai leurs bœufs et leurs moutons, et beaucoup de captifs (en Assyrie) ; je transplantai 300 de leurs soldats.

» 16., 1. 33.— Dans le 7* mois, le !»• jour, je partis de la i^ille de Kakzi ^ ; je m'en allai vers la ville de Babiti. Je quittai Babiti, et je m'approchai du pays de Nisir, qu'on appelle aussi LouUa-Kiniba. J'occupai la ville de Bounasi, la capitale de Mousasina, et 20 villes des environs. Les hommes se réfugièrent vers lès hautes montagnes. Assour-nasir, qui marcha en avant, enleva leur retraite comme des oiseaux; il jonclia les montagnes de Nidir de morts. Il dépouilla 326 des cavaliers,

il leur prit leurs chevaux des montagnes

J'occupai, du centre de Nisir, sept villes^ qu'ils avaient construites pour se défendre ; j'y tuai beaucoup de monde, j'enlevai les captifs, les trésors, les bœufs, les moutons; je brûlai ces villes par le feu. Je les amenai à mon camp, et je m'arrêtai. Je quittai ce camp, et j'allai vers les villes situées audessous, que personne n'avait vues jusque-là.

x>i6.,l. 40.— J'occupai la ville de Larbous, la capitale de Rirtiara, et de huit villes des environs. Les habitants s'étaient dirigés verslosommet des montagnes inaccessibles. Les pics majes-' tueux de ces montagnes sont droits comme un poignard. Caché de mes soldats, je montai vers leurs refuges; je dispersai leurs cadavres dans la montagne. Je leur tuai 162 hommes. Je laissai beaucoup de monde dans ces rochers. J'enlevai les captifs, les trésors, les bœufs, les agneaux ; je brûlai leurs villes par le feu ; j entassai les têtes sur les hauteurs des montagnes. Je déshonorai leurs fils et leurs filles ; je les portai dans mon camp. Je m'arrêtai dans ce camp, et puis j'allai plus loin. J'occupai 150 villes du tenritoire de Larbous, d'Asitlouloum, de Bounis, de Bara; je tuai les habitants, j'enlevai les captife. Je détruisis les villes, je les démolis, je les brûlai par le feu. Je tuai, en outre, 50 hommes de Bara, pendant le combat.

» Ib.y 1. 46. — Alors tous les rois du pays de Zamoua furent entraînés par la terreur immense qu'inspirait Assour, moxf maître; ils touchèrent mes genoux. Je leur imposai des chevaux, de l'argent et de l'or. Je leur distribuai tout le pays, et je leur demandai une redevance en chevaux, aigent, or, et

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