CRÉDIT ON FERA, QUAND CE COQ CHANTERA
Le moyen-âge trop ingrat, ne pensa jamais à ses grands hommes. De nos jours, la reconnaissance publique éclate jusque sur les enseignes, qui nous offrent des BYROisf, des Gabibaldi, des Gibbon, des Lincoln, des Mirabeau, des Molière, des Montesquieu et une foule d'autres célébrités dont la nomenclature fierait trop longue; voulant même réparer d'injustes oublis, l'enseigne ressuscite Gharlemagne, Saint-Louis, la Reine Bbrthe et les Z^ERmoEN. Et les faits importants de l'histoire contemporaine :
AUSTBRLITZ, MaBENOO, ICS PyRAMTDES,
Waorah, Magenta, la Tour de MalaxoFF, etc., partout, l'humble enseigne de cabaret les offre aux regards.
Si, descendant de ces grandes pensées, nous ne cherchons que l'esprit, l'a propos et les idées originales ou riantes, ici encore, nous n'avons rien à envier à une autre époque : de l'esprit, il n'en manque point dans la lutte entre le Cœur bb la Cote et le Rognon de la Cote; de l'a propos dans les Deux Pains Bis, la Petite Bossue et le Tailleur Boss^, enseignes oîi les hôteliers mêmes n'ont pas craint de se mettre personnellement
en évidence 9 imitant, et probablement sans le savoir, le fameux cabaretierpoète Taylor, qui plaça son portrait sur sa porte, avec l'inscription : •. On voit pendre aux cabarets, pour enseignes, des têtes de rois et même de saints ; pourquoi n'y mettrai-je pas la mienne? >
 côté des enseignes du vieux temps :
Au Bon Coin, Au Puissant Vin, notre époque a placé : Axttant Boire ioi qu'Ailleurs. Il appartient aussi à notre époque, le marchand du faubourg Saint- Denis, qui, embarrassé dans le choix d'un sujet et ne sachant jl quel saint se vouer pour la composition de son enseigne, finit par y écrire : A n'importe quol
Une foule de villes de France nous offrent des chemins et des promenades du Bout du Monde; dès le moyen-âge, cette expression superlative devint une enseigne de cabaret qui fut écrite en rébus au moyen des images réunies d'un bouc, d'un duc et d'un monde, enseigne qui ne valait certainement pas celle du restaurateur moderne qui, jouant sur l'orthographe d'un mot, a écrit sur la sienne : A la faim du monde.
Au Temple du Goût, enseigne bien connue d'ailleurs, n'a été prise par un restaurateur qu'à notre époque, oii l'on a vu également un de ces industriels qui, pour indiquer table nuit et jour ouverte, ou couverte, n'a rien trouvé de mieux que le Feu Éternel pour l'annoncer à ses clients. Pour ne pas être une ensei-
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HISTOiaE DBa ENSEIQinS
gne de eabwel, celhi : A OTHiUiO, ftebri^ dff Jalouaiei, n'en est pu moîai Uen trempe.
N'otiblions pu Le Bol, dm pu l'uiteiu (h céMbn purgatif, mtfc 1« pAtUsiernsteoratear qoi, otu dttnlen j«an dn règne de Cliwlee X, ti&chi l'enuigne :
US AOI FAIT DBS BRIOCRBB, dcriteaa eBlflvé par ordre de la police et nmptaeé le lendemaift par l*acerlw varlaota : LE ftOt FAtr TOUJOims des BKOCBEa.
L'eMeigiitt du Qvasbs Susoim est des mieux tronvéei ; rton n'est plu gracleot qne le Cbathav va» Fimat, ht GuHmuB DSB LtLMy le PuimxM «t ta Omti.Ain>s n Roeia qal semble noos rapprocher da Gnlistan «t du porbu de Damas, comme le eenl not UoxA,iHKrit tm fflaseigne et jku fan cttt, nous fut BBtmtrer par avance l'enutaote bote- BOa de l'AraMe. Qaol de mteu placé qoe le JisD» M» HflteftttDia A Hj4t«a 9 là oteoflUMnee la râgJOM des potÉoea A*»!
Ries H'etst plu attrafUit que l'Asoit- »i»tn, la PAtx, la Cmnuto», rHA&koims, la ;SYK»¥fiËB, la Gjjwrt «t la 1^ Lioiri, 1>I« «oaeelaiA 411» rXatÉuim, phu «âduisaut qoe les Dtenm et U Fa-
BADiB, plus d«as qu l'Oums i» Fbo'
Que ponrrfdl^oii oflHr de mieux i ceux qui, le cœur Measë, aspirent aoz sacrifices de Cythère, que le souvenir de Pa- FHoa, d'tDALŒ, l'IiAtel de Liubb, & Van* cluse, ou le Bobquxt db Joiini, sur les bords enchanteurs dn Léman ?
Et, si l'on se complaît dans lu souvenirs des contrées lointaines^ voici que depuis plus d'un demi-siècle se reprodnît en tous lieux Tivoli, cette ancienne Tibur, dont aucun pèlerin de Borne ne peut oublier ni les cascatelles, ni les grottu de Neptune et des Sirènes, ni l'hâte aussi discret qn'honnfite qui planta su tentes dau le temple mftme de la Sibylle.
Tovtei eu eweigaw sent i et soBt aodsmM nui toutes cellu qai, de tant de Eaaniirea, dapais le plu petit •alunit jsHa'A l'hAtel de proiiar «rdi«, «âAbreot nir tau tu tau : 6011.- LACKi Tu£, ta Gmma, lu Xans Ehnane, WnrcBjmn, ta OmÉtÉêBi.ncnr> la SmuB, la Cmnx FkakmuM, tas Vnwivtam Camwa, It fiôts» m %'EMuvitm, ta WBOtmi