‹ Histoire des enseignes d'hôtelleries: d'auberges et de cabaretsChapitre 20 sur 112 · LA BOUTEILLE · texte numérisé non relu

LA BOUTEILLE

Qne mon-

Flacon

Me semble bon !

Sans lui

L'ennui

Me nnit,

Me suit;

Je sens

Mes sens

Mourants,

Pesants.

Quand je le tiens

Dieux! que je suis bien!

Que son aspect est agréable !

Que je fais cas de ses divins présents!

C'est de son sein fécond, et de ses heureux flancs

Que coule ce nectar si doux, si délectable,

Qui rend tous les esprits, tous les cœurs satisfiiits.

Cher objet de mes rœux, tu fais toute ma gloire,

Tant que mon cœur vivra, de tes charmants bienûdts

II saura conserver la fidèle mémoire.

Ma Muse, à te louer, se consacre à jamais,

Tantôt dans un caveau, tantôt sous une treille,

Répétera cent fois cette aimable chanson

Règne sans fin, ma charmante bouteille;

Bègne sans cesse, mon cher flacon.

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