‹ Histoire des enseignes d'hôtelleries: d'auberges et de cabaretsChapitre 21 sur 112 · LE VERRE · texte numérisé non relu

LE VERRE

Noos ne ponvons rien trouver snr la terre

Qni soit si bon ni si beau que le vene.

Du tendre amour beroean charmant^

C'est toi, champêtre fongère,

C'est toi qui sers à faire

L'henrenx instroment

Où souvent pétille,

Mousse et brille,

Le jus qui rend

Qai, riant,

Content

Quelle douceur

n porte au cœur!

Tôt,

Tôt,

Tôt,

Qu'on m'en donne,

Qu'on l'entonne;

Tôt,

Tôt,

Tôt^

Qu'on m'en donne,

Vite et comme il faut :

L'on y voit sur ces flots chéris

Nager l'allégresse et les ris.

La CoBNE, la Cobnb Vbbtb et la Cobne d'Ob servent encore aujourd'hui d'enseigne à plusieurs hôtels et à grand nombre de cabarets. N'y cherchons point un emblème de la sotte confrérie. La eame de la plupart des enseignes n'est autre chose que le rhyton des Anciens, cette coupe en forme de corne, le plus souvent privée de pied et que conséquemment il ne fallait poser que vide. En Suisse, la tradition de la corne à boire ne s'est point perdue.

Il faut d'ailleurs se défier des enseignes à la CoBNi ou au Cobhbi? sans avoir vu les peintures qui accompagnent leurs noms, car ces mots signifient toutes sortes de choses : nous avons vu l'enseigne des Trois ConinsTS servir i un apothicaire du Moyen-ftge et ne représenter autre chose que des cornets ou cloches à ventouses. Le fameux cabaret du Gband Cob- HSTy voisin du Châtelet à Paris, et célébré en 1635 dans les Visions odmirMes des PHlerins du Pamassej n'était autre chose qu'une écritoire, une de ces grandes écritoires de corne que les hommes de robe de l'époque portaient ostensiblement avec eux. Cet ustensile avait aussi donné lieu à l'enseigne de I'Ecbitoibe et de la Grosse Eobitoibe mentionnée en 1638 dans la Misère des Clercs de Procureurs, petit poème dont l'auteur, parlant des clercs de la basoche, dit qu'ils ;

Sont contraints de disner soit à la Magdeleine, A la GnossB EscBironiB ou à la Belle Hélène, A la Cage, aux Cormiers^ à la Pomme de Pin, Ouenquelqu'autre endroitoùon venddubonvin.

L'enseigne du Petit Cobmbt d'Ob existait à Rouen au moyen-ftge, et de nos jours, tant à Ham qu'à Saint^Quentin, les hôtels du Cobnit d'Ob ont conservé leurs vieilles enseignes.

Genève avait une hôtellerie à l'enseigne de l'EscBiYAiN, qui en 1556, peut-être par un cas fortuit, était tenu par un écrivain public.

Encore an mot sur l'enseigne de la bottey représentant cette fois une véritable chaussure. Le cabaret de la Heuse se retrouvait au moyen-ftge dans une foule de lieux, cette enseigne existait à Paris depuis le temps de Philippe-le-Bel ; les heuses étaient des espèces de bottes de voyage que le cavalier passait sur sa chaussure habituelle. L'enseigne de la Botte d'Ob et de la Gbosse Botte d'Ob a servi autant aux aubergistes qu'aux maîtres cordonniers qui diversifiaient à qui mieux mieux les bottes de leurs enseignesA ce sujet, nous ferons remarquer que les produits de la cordonnerie genevoise étaient fort prisés en France, il y a un siècle; aussi les enseignes parisiennes de cette époque offrent-elles aussi souvent l'enseigne de la Botte de Gekève que celle de la Botte d'âkgletbbbe.

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