LE CHAPEAU ROUGE
Le Chapeau et les Quatbb Cha« PEAUX se voient sur quelques enseignes.
N'oublions pas qu'au Moyen-âge, ca/ppéi^ chappdf chapelet et chapecM sont des mots qui s'employaient pour couronne ^ surtout en parlant de couronnes formées de parties végétales. Amiens avait son enseigne : au Cappel de Violettes Le poète Guyot, qui vivait à la fin du treizième siècle, nous donne une idée assez nette de l'aspect rustique de certaines parties du Paris de son temps quand il nous dit que, sans sortir du mur d'enceinte :
Sanz passer guichet ne postîs En la me an qnain de Pontis Fis un Chapia de violbtx.
d'hôtelleries, d'auberges et de cabarets
Etienne Boileau parle ^ en 1268; d'un chapél de roses; en 1380, nous trouvons un chapelet de fleurs et un chappél de feuilleHy les descriptions de fêtes du quinzième et du seizième siècle sont pleines de mentions de chapeatix de verdure, ie chapeaux d^oliyier , iechapeatix de triomphe, entourant les écussons des rois. Ronsard a chanté le chapelet de fleurs de lis. Empruntons une citation à Pierre de l'Etoile :
< Le mardi, 21 juillet 1587, le cardinal de Bourbon , Abbé de Saint Germain des Prez, fit faire une procession solennelle , à laquelle il fit marcher tous les enfans, fils et filles du faubourg Saint Germain, pour la plupart vestus de blanc, et pieds nuds; portant les garçons un Chapeau bb Fleubs sur la teste nu'é , et tous, tant masles que femelles , un cierge de cire blanche en la main >.
Parfois, on rencontre aujourd'hui comme enseignes : la Goubonne de Houblon, la CoxTBONNE DE Laubieb et la
GOUBOESTE de BosEB.