‹ Histoire des enseignes d'hôtelleries: d'auberges et de cabaretsChapitre 53 sur 112 · LE K ROUGE · texte numérisé non relu

LE K ROUGE

Xh 1755, plus de trente ans avant l'érection de Carouge en ville , on voyait , sur son emplacement , un cabaret dont l'enseigne figurait un k peint en rouge.

Trois ou quatre cabarets ont dès lors et successivement remis au jour cette enseigne i laquelle on attache , bien i tort, une valeur étymologique. On a même voulu en faire les armoiries urbaines oubliant celles que le fondateur , le roi Yictor-Amé III, avait concédées i sa nouvelle ville. On trouve encore des personnes qui estiment qu'il faut écrire Karouge. Sans faire de dissertation , observons que la localité portait déjà le nom de Gabbooium ou QuABBoaroM au quatorzième siècle et au quinzième siècle et que le nom de Carouge se retrouve en diverses contrées. GAnouaEs est le nom d'un canton du Département de l'Orne ; un village de la Valteline et un torrent des Grisons portent le nom de Gaboxtgs qu'offre aussi un très-ancien village du canton de Vaud; ce dernier est écrit Cabozoz en 1549, orthographe qui se rapproche de celle de nos paysans qui disent Càboze ou Caeodze. Gabouge est

aussi le nom d'un quartier de Tarare, dans le Département du Rhône. Là»

comme dans la ville voisine de Genève , se trouve l'enseigne da K rouge y avec la même fausse idée étymologique.

Certaines lettres ont été prises comme enseignes à diverses époques. Les initiales couronnées de plusieurs Souverains français sont dans ce cas. L'H de Henri n, PL de Louis XIV et de Louis XV, l'N de Napoléon I ont été maintefois reproduites et souvent avec des formes et des combinaisons ingénieuses. L'enseigne des QxjATBB Sœttbs à Lyou est ainsi figurée SSSS. N'oublions pas la jolie enseigne de cabaret : aux SS CoubonbIbs , son possesseur originel se nommait Sulpice Sorin , a-t-il voulu couronner ses initiales ou faire allusion aux énergiques effets de ses vins capiteux ? Nous ne savons, mais son enseigne nous rappelle un souvenir de voyage ; c'était en Chablais , la cour de la noble demeure où nous reçûmes l'hospitalité était décorée d'une longue inscription se rapportant au château et commençant ainsi :

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