ÉCHAPPÉ AUX RAVAGE DES ANCIENNE
GUERRE, DÉVASTÉ EN MDGGXCnii RELEVÉ DE SES RUINE EN BfDCGCVn
L'absence des S dans ce document est trop sensible pour ne pas être remarquée.
Au dîner, les vins généreux coulaient à flots , un prêtre spirituel s'écria, en portant la santé de l'amphytrion : Buvons y
buvons sans crainte j car dans ce château on ne fait pas les SI
Les couteliers aimaient à prendre pour enseignes des lettres couronnées qu'ils reproduisaient comme poinçon sur les lames qui sortaient de leurs ateliers.
Le Sueur, célèbre pour ses instruments de chirurgie, demeurait à TA Goubonnê; Dulats et Oavet renommés , le premier par ses couteaux garnis en écaille , en nacre de perle et en ivoire ; le second , coutelier de Louis XVI , par ses produits enrichis d'or et de pierres précieuses, avaient comme enseignes i'E Coubonkâ et le G CouBOimÉ. Constatons qu'aucune de ces lettres n'est l'initiale du nom du fabricant , transmises par succession et enregistrées dans le répertoire de la maîtrise.
Il en était de même de l'F GoubonirÉE, enseigne d'au moins quatre célèbres potiers d'étain genevois. On trouve cette marque sur des pièces datant de 1714 jusqu'à nos jours, avec les noms de Ghanton de Boutellier et de Morel.
A elle seule, l'enseigne de l'Y mériterait un article spécial. Les anciens bonnetiers prenaient souvent des grégues ou culottes pour enseigne avec l'inscription A Li GaâanEs; soit qu'ils trouvassent qu'une culotte avait quelque ressemblance à un T renversé, soit pour faire un de ces rébus qu'on aimait fort à une certaine époque, l'inscription ci-dessus
fut transformée et devint à VT. Les aiguilletiers se servaient volontiers de cette enseigne , ils fabriquent encore un genre d'aiguilles dites à Vy. A la fin du siècle dernier les cabarets portant l'Y pour enseigne n'étaient pas rares, aujourd'hui on le met encore sur certaines boutiques pour annoncer que Ton y vend à prix fixe.
Longtemps on représenta saint André crucifié sur une croix en forme d'Y et l'opinion de Pythagore qui regardait cette lettre comme un emblème de la vie , le pied représentant l'enfance et les deux branches la direction vers la vertu ou vers le vice n'était point ignorée au moyen-ftge, époque oh cette lettre était fort employée; on la repousse aujourd'hui, on la retranche de bien des mots où elle est à regretter comme Barthélémy l'exprime si bien dans ces vers :
Le vénérable Y, troablé dans son empire, A dispara dn lis, des atenz, de la lire ; Qni mieux qae Ini pourtant retraçait à nos yeux Le tronc et les rameaux de Tarbre des ayenx ?
Se servir des lettres comme rébus , est un art ou amusement qui n'est pas nouveau Si nous avons aujourd'hui des cafés portant l'enseigne du Bon Goût , le dixseptième siècle présente assez fréquemment celle du Bel Aib , c'est-à-dire du bon ton ; cette enseigne ne se composait que d'un R grandi^ enjolivé, suffisamment décoré pour mériter l'épithète de beau ou bel. Au seizième siècle, l'enseigne des
AliiIéb formée de plusieui^ A liés ensemble était très-gontée et, si de nos jours quelque restaurateur prenait pour
enseigne : A j son Alloks Soupsb ferait peut-être fortune.