LA LANTERNE
l|0Oi de plus connu dans l'antiquité que la Laktebne de Diogène ? Le philosophe cynique l'ayant allumée en plein jour se promenait sur les places d'Athènes, en disant : « Je cherche un homme. » On eut pu sans contredit prendre pour enseigne la Laktebmb de Diogène, mais elle eut éloigné ceux qui, caressant trop l'amphore, oublient parfois qu'ils sont hommes.
En 1326, on trouvait à Paris lame de la Laktebiïb. Il en était de même à Lyon.
A l'angle de cette rue était sculpté un grand lion debout tenant entre ses pattes une lanterne; près de là dans les murailles se trouvait une porte dite de la Lanterne. Bientôt l'enseigne prit le nom de la rue, et il n'est pas rare dès le quinzième siècle de trouver la LAKTEBinB comme indication d'une hôtellerie. En 1538 fut brûlée à Paris la dame du logis de la Laktebitb, convaincue d'avoir empoisonné le vin de son mari. Bientôt apparaît la Petite Laittehne. La Lahpe,
le Chandelieb d'Ob, les Tbois Chàxcde- LISES, les CfiAiTOEiiiiEs, le CiEBGB et les DEtrx ToBCHEs sont de véritables enseignes, mais le Flambeau Obscub et la Laupe Etebkelle sont les enseignes parlées d'établissements où les rayons du soleil ne pénétrèrent jamais. A ces en* seignes ajoutons la Chambre Sombre, le Coin Aveugle, le Tbou sans jour et le Grand Tombeau.