‹ Histoire des enseignes d'hôtelleries: d'auberges et de cabaretsChapitre 71 sur 112 · LA PERLE · texte numérisé non relu

LA PERLE

Pesle et Mabouesitb sont des synonymes, Tun latin, l'autre français. Ecoutez Théodore de Bèze, écrivant en 1560 sa Cuisine papale :

Jésns, disent-ils, en parole Ouverte peu, par parabole Parla beauooup : et si ordonne Que le sainct aux chiens Ton ne donne.

Ni aux pourceaux les Mabouebitbs.

De cette ancienne synonymie vint le nom de marguerite donné à une des plus jolies fleurs et si souvent aux plus charmantes des femmes.

Du prénom Marguerite on fit le diminutif Margot^ autant prisé autrefois qu'il l'est peu aiyourd'hui qu'on en a fait un sobriquet de la pie et un synonyme de aotta bavarde, et pis encore en parlant d'une femme. Ainsi passe la gloire des mots. De combien d'autres nous pourrions parler : anciennement, le féminin de garçon, était aussi honnête que poli.

Noia voudrions mentionner toutes les

illustres Marguerite, mais il faudrait des volumes. Bien à regret, nous laissons Marguerite de Navarre, que son frère, François 1% appelait la Marguerite des marguerites, et dont on possède un volume sous le titre de Marguerites (perles), de la marguerite des princesses.

Nous n'en pouvons dire plus de Jfarguerite d'Autriche qui après avoir réchappé d'une tempête furieuse, se composa la curieuse épitaphe :

GY GIST MARGOT, LA GENTE DAMOISELLEy

qu'eust deux marys et si MOVRUT

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