LA TÊTE DE BÉLIER
laEs TÊTE abondent sur les enseignes :
on trouve des Tête r'AnaENT, des Tête d'Ob, des Têts Gbisb, Tête Rouge, des TÊTE Vebte et des Tête Noibe, Tête DE MoBE ou Tête de Sabbasin; des chef; on sait qu'anciennement ce mot s'employait pour tète; des Chef Saint- Denis et des Ghep Saint- Jean; des
Gbossb Tête, des Tête Cobnub, des Tête de Mobt et des Tête de Roi; des Tbois Têtes, des Tbois Visages et même des Tête-Dieu.
La Tête de Bœut, la Tête d'Oubs et la TÊTE DE BÉLiEB so reucoutreut aussi ; cette dernière enseigne offre un intérêt particulier. Au livre huitième de son Histoire des Francsy Grégoire de Tours, qui écrivait au sixième siècle, mentionne un lieu nommé Cababbt ; or, suivant les commentateurs du père de notre histoire, ce mot est une traduction patoise de Caput Abietib : tête de bélier.
Il y a entre ces mots des rapports qui n'échapperont à personne et qui sont d'autant plus frappants que Capabetum se trouve, dans la basse-latinité, avec le sens de cabaret. Nous préférons cette étimologie à toutes celles qui font venir le mot cabaret de l'Orient, ensuite des voyages faits au dix-septième siècle.
Cette opinion n'est d'ailleurs soutenable d'aucune manière, puisqu'au seizième siècle déjà, cabaret était employé par tout le monde ; nous le trouvons même dans la paraphrase du Psaume LIX, publiée par Campensis, en 1545 :
< Les principaux de la cité séans en la porte, parloyent tresmal de moy : ceux qui beuvoyent le vin -aux Gababbtz, composoyent chansons de moy. i
d'hotellerieSi d'auberges et de cabarets