‹ Histoire des environs de Bruxelles, ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette villeChapitre 10 sur 43 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

STROMBEEK-BF.VER . GRIMBERGHE, BEYCIIEM , IIUMBEEk.

Strombeek. — La suzeraineté des Berthout s'étendait jusque sur une partie du territoire de Laeken, aux portes de la ville de Bruxelles, mais là elle n'avait qu'une action très-faible. Le premier village que Ton rencontrait en se dirigeant vers le nord, et où les barons de Grimberghe possédaient tous les droits seigneuriaux, était Strombeek (le Ruisseau torrent)*, commune dont le centre est bâti sur le beau plateau qui commence au delà du palais de Laeken et qui s'étend jusqu'aux ruisseaux de Wemmel et de Grimberghe.

Ces localités, toutes cultivées qu'elles sont, offrent en quelques cn-

' Strombcek-Bevcr [Stromtoke, 1 132 ; Stromheca. 1 147 ; Strombtc, ! 155 environ ; Strumbrka, 1198. 1209, 121V; Stroombtkt, 128V), commune du canton de Wolverthem, à 1 1/4 I. au N. de Bruxelles.

Territoire : En 1686, Strombeek comprenait 242 bonniers, dont 226 b. de terres, 15 b. de prairies, 1 b. do bois; et Bever, 228 bonniers, dont 191 b. de terres, 31 b. de prairies, 3 b. de bois. Le revenu imposable s'élevait, dans la première de ces localités, h 3.923 florins ; tlans la seconde, à 2,456 norins. En 1846, sur une étenduo de 466 hectares, on trouvait dans ces deux localités : 271 h. cultivés en céréales. 44 h. cultivés en plantes industrielles. 119 h. cultivés en racines et fourrages, 41 h. de prairies. 5 h. de vergers, 7 h. du jardins potagers, 1 h. de jardins d'agrément, 2 h. do bois, 1 h. de terrains vagues, 3 h .de cultures diverses. La verge linéaire avait 16 1/3 pieds do Bruxelles.

Sombre dhabitationt : A Strombeek, pour 1435 et 1480, royes Ghiubebchk ; en 1525. 40 maisons, dont 1 à 2 foyers; en ItJHii, 12 chaumières, 1 maison de campagne. 2 brasseries. 5auberges, 1 boutique, etc.; à Bever. en 1 435. 14 maisons; en 1 480. 8; en 1525, ..; en 1686, 10 chaumières, 2 auberges, etc. ; dans les deux localités, en 1846. 148 maisons, don! 2 inhabitées.

Population: A Strombeek.cn 1769,370 communiants ; en 1786, 460 habitants; en l'an VIII. 296; à Bever, en 1786, 117; en 1 an VIII, 102; dans les deux localités, au 31 décembre 1831 . «68 ; ■« 15 novembre 1846. 852. formant 146 ménages; |49 enfants recevaient I instruction et 180 personnes les secours de In bienfaisance.

Industrie : 1 moulin a vent. 1 moulin ii eau, 2 brasseries.

Drprndancts : Outre les dépendances mentionnées dans le texte, nous citerons la ferme dite De Roopoorte , près de l égliso.

Les registres «le l'état civil commencent en 1641

UISTOIRS

droits l'aspect d'une solitude, et quelques dénominations semblent y perpétuer le souvenir de leur état primitif : ainsi Reverne, comme on appelait autrefois Bever, dérive évidemment du mot Bever, nom flamand du castor, animal qui a été autrefois très-répandu en Belgique, comme l'attestent de fréquentes découvertes d'ossements fossiles appartenant à son espèce. Cependant, les lieux auxquels il a laissé son nom et les environs de l'ancien grand chemin d'Assche à Malines, qui traverse le plateau, un peu à l'ouest de Strombeek, fournissent en abondance des antiquités. Nul doute qu'il n'y ait eu, en cet endroit, un établissement romain, annexé, peut-être, à celui dont Laeken a eonsené les vestiges.

Les Nassau percevaient, à Strombeek, en I61U, un cens s'élevant à 5 livres 2 sous 6 deniers de Louvain, 18 l;2 chapons, I poule, et y possédaient un terrain d'une étendue de 50 a 56 verges, portant le nom, suflisainment significatif, de Galgen block. Ils y nommaient un échevinage (de schepenenderbanckvanStrombeke), dont le greffe de Bruxelles possède les lettres d'adhéritances, pour la plusgrande partie dudix-huilièmesiècle, et les rôles, à partir de l'année 1650. Vers 1514, les échevins de Strombeek scellaient de leur sceau commun les actes passés devant eux, et qui étaient pourtant enregistrés à Grimberghe. A la date du 25 mars 1590, ils n'ont plus de sceau et se servent de celui des échevins de ce dernier village, avec qui on les confond quelquefois sous la dénomination dVc/»evim de Grimberghe et de Strombeke. Plus tard, leur sceau reparaît; il est semblable à celui de Grimberghe. Du temps des Français, Strombeek devint une commune du canton d'Anderlcchl; puis, un arrêté de Bouteville, commandant général des départements réunis à la République, l'annexa au canton de Grimberghe, par le motif très-fondé qu'il n'était qu'à une lieue du chef-lieu de celui-ci, tandis qu'une distance plus que double le séparait d'Anderlecht ( 1 4 messidor an IV); dans la suite, un décret impérial, du 21 novembre 18IO,lui annexa Bercr, qui ressort issait déjà, de temps immémorial, à son église paroissiale. En 1850, le chemin qui va de la chaussée de Laeken vers Humbeek etlecanalde\Yillebroeck,en passant par Strombeek, Grimberghe et Beyghem, a été empierré, sur une étendue de 11,(.)27 mètres, à l'aide de subsides fournis par le gouvernement, la province et les communes intéressées. En 1621 , il y avait à Strombeek un hôpital situé près du chemin de Coninxloo

C'est à Strombeek qu'un homme devenu célèbre par le rôle qu'il joua dans la révolution de 1790, vécut dans le repos et l'oubli, après avoir brilléau sommet des grandeurs. L'avocat Henri Vandernool, c'estde lui que

1 De herbane ran Coninrxloo commence nn tirl sitcklmy* mn Slrtn'ieke. Complu de, f>-ls de lann e Mil.

il'.»

nous voulons parler, y habita chez sa belle-sœur, dans une petite maison de campagne située près de l'église, à gauche du chemin qui y conduit ; il y mourut le 15 janvier 18527, à l'âge de 96 ans. Appelé à défendre les libertés de la patrie contre les mesures despotiques de Joseph 11, ce dernier de nos tribuns ne sut pas grandir avec les circonstances. Actif et audacieux, il réussit à inspirer à ses concitoyens une confiance profonde, et au gouvernement autrichien une crainte que celui-ci ne sut pas dissimuler. Mais son engouement pour les négociations diplomatiques, auxquellesausurplusil n'entendait rien, faillit plusd'une fois compromettre le succès de la prise d'armes des patriotes, et, quand l'heure de la victoire eut sonné, on le vil, gonflé d'orgueil, s'attribuer tout le mérite des résultats obtenus, poursuivre sans ménagements les Vonckistes, dont il redoutait la rivalité et les tendances, et tolérer, sinon provoquer, les excès les plus révoltants. L'enthousiasme des Brabançons ne put contrebalancer les effets déplorables de son administration; le retour des Autrichiens le força bientôt à chercher un asile en Angleterre. Après la bataille de Jemmapes, il salua dans les soldats républicains, non des amis politiques, mais les vainqueurs du neveu de Joseph 11 ; il publia alors une proclamation au peuple beige, dans laquelle il provoquait une alliance intime avec la France, en demandant pour le Bradant le maintien de sa Joyeuse Entrée, avec quelques modifications propres à lui concilier la faveur de la Convention. Sa voix n'eut pas d'écho; son factum se perdit dans le bruit des événements qui étonnaient alors l'Europe.

Cet échec ne le découragea pas : en 1790, pendant la réaction royaliste, il fut accusé de menées séditieuses; le Directoire le fit arrêtera Berg-op-Zoom et conduire à Bois-le-Duc, où on le tint quelque temps enfermé. Depuis, il ne sortit de sa solitude qu'en 1814, lorsque les armées alliées eurent abattu l'empire napoléonien. Il exposa, dans une brochure extrêmement médiocre, ses vues sur les destinées de la Belgique. Il soutint alors que notre pays n'avait pas cessé d'appartenir aux successeurs de Joseph II, et qu'il ne serait ni prospère, ni heureux, s'il ne se soumettait à la domination de l'empereur François II. Vouloir convaincre ses concitoyens de l'excellence de l'antique constitution, qu'il avait si malencontreusement défendue dans sa jeunesse, était pour lui une tâche difhcile. Il s'en aperçut au peu d'effet que fit son livre. Depuis lors, retiré dans le village de Strombeek, où il cultivait lui-même un vaste jardin, il parut se reprocher la part qu'il avait prise aux troubles; il ne voulut plus en entendre parler, et il congédiait brusquement les curieux qui venaient l'interroger sur les événements de 1790.

Après la révolution de 1850, M. le comte Amédée de Beaufforl fil placer, d;ius le mur extérieur de l'église de Strombeek, à droite delà porte

d'entrée, une pierre |K)rlaut ces mois : d. o. m. — hic jacet vir stre-

NUUS ET IMPIGER, — HENRICUS C. VANDERNOOT, — IN BRAB. CONS. ADVOCA- TL'S, — LIBERTATIS BF.LGIC* VINDEX, — POPUL1 DUX ET ULTOR, — QUI POSTQUAM IMPERATORIS AUSTRl.f IKJURIAM — FORTIT1R ET CONSTANTER OPPLGNASSET, — ET PRO LIBERTATE GBNTIS RELGICyE, — PRO FI DE POPULl- <JUE SAU TE, — GNAVITER OPERAM NAVASSET, — VITAM POSTMODUM IN PAGE AGENS, — PIE ET FELICITER OBDORMIVIT IN DOMINO, — ANNO MDCCCXXVII, JÎTATIS SUi*: LXXXXV1. — R. i. p. — VIRI clari belga MEMOR *.

L'église paroissiale est dédiée à saint Amand, que l'on y invoque pour les enfants souffreteux; elle reconnaissait, depuis l'an 1110 environ, le patronal de l'abbaye de Grimherghe, qui prélevait par moitié, avec le curé, les dîmes de la paroisse. L'un des pasteurs de ce temple, Gaspar Vanderstraten , de Malines, mourut, en 1578, a Bruxelles, où il s'était réfugié pour se mettre à l'abri des insultes de la soldatesque; un autre, Gaspar De Moor, mourut, en 1693, des fatigues que lui occasionna son. zélé a secourir ses paroissiens malades de la dyssenterie. L'édifice, entièrement construit de pierres de taille, date du siècle dernier, et fut consacré par le cardinal archevêque de Malines, le 30 août 1779. En 1520, sa tour était encore de bois, et, comme elle menaçait ruine, les maitres de la fabrique résolurent de vendre des biens jusqu'à concurrence de 6 à 8 florins de revenu annuel, et de lever de l'argent, afin de se procurer les moyens de la faire rebâtir; n'ayant pas trouvé d'acheteurs pour les propriétés de l'église à un taux convenable, ils sollicitèrent la faculté de lever 13 florins de rentes annuelles, ce qui leur fut accordé par l'évéque Robert de Croy, le 14 juin 1520*. A l'intérieur, près du jubé, on voit deux panneaux qui formaient sans doute les volets d'une grande composition ; l'un représente le Christ priant au champ des Oliviers , l'autre le Christ soriatU du tombeau; ces peintures, qui paraissent être du seizième siècle, ne sont pas sans valeur. Outre les épitaphes dont nous avons déjà parlé ou dont uous parlerons plus loin, celle-ci mérite d'être citée : tute vide, — vilia ne legas. — d. o. m. —

SOUS CETTE TOMBE REPOSE MESSIRE H. I. H. F. BARON DE W1TTE, — mem-

• Consultez, sur ht vie et les tendances de Vnndernoot : Dt (iErlichc, Fragmenté historique* sur In révolution brabançonne;- Cnomîis, Épi *<><!( s de la révolution brabançonne (Revue de Bruxelles. MpteaUm 1810. p. 41}; — Borciut, liinotre de* Belge» au dix-huitième siècle, passim. — Conf. Messager des sciences historiques Je la Belgique, année 1840, p. 378.

■ Pr,, parte m quidem rectorum fabrue eccle.ue parrmluali* de Strombeke, noslre dùxesis exhibita nobis petuio conlutebat, quod ipsi juin priJe.n. Je ronsilio opifii uiu. expertorum, iurrtm dicte ctxlesie ex lujnit dumtaxat lonslructam, super natim dtrtt erclesie siantem. OC tttSUm pro nimia dftildute Jute navis. que i//u diutius 'erre non pense formidabtinl, intarte minantem, Jrp oitrc. et uliam notam luri un ex luptdtt>u.i fundtius coustrut facere coacti rartf, praut Ma exnunc u^pie ad illius debilam summitatem ac cappe note superpoutionem produxerunt. etc.

DES ENVIRONS DE BRUXELLES. 2il

BRE DE L'ORDRE ÉQUESTRE DE LA PFIOVIXCE D'ANVERS, — DÉCÉDÉ A M A LINES LE f» JUILLET 1834, — ET DAME SON ÉPOUSE, NÉE — M. N. II. G. DE VILLEGAS DE CLERCAMP.

Il y a eu autrefois une famille noble portant le nom de Strombeek. L'un de ses membres, Rodolpbc, vivait vers l'année 1130; un autre, Henri, fut témoin des donations de la reine d'Angleterre Aleyde à l'abbaye d'Afllighem, et, de concert avec ses frères, vendit une terre au même monastère, vers l'année 1109; antérieurement à 1198, Felie de Strombeke, avec Arnoul d'Osscl et Twain d'Eppeghem, céda à la même communauté un alleu situé à Osseghem; un autre Henri, qui était chevalier, vendit aux religieux de Ninove la terre de Bunenghem, à Liedekerkc, qu'il tenait en Uef de Guillaume de Lcdeberg, ce qui fut approuvé, le 23 janvier 1214-1213, par Pnridan, chevalier de Strombcke, sa femme lde et leurs enfants. Par un acte passé à Louvain, dans son verger, près du château (in pomerio nostro, sitb Castro), le duc Henri Pr roniirmo les dons que Henri de Strombeke et son neveu Guillaume avaient faits aux religieuses de Corlcnberg.

Messire Arnoul Crabcels, receveur général des Étals de Brabant au quartier de Bruxelles, et sa femme Anne Anthcunis laissèrent à leurs enfants une grande et belle villa, avec une ferme appelée, de temps immémorial, het hofj' Blotnmendul {la ferme de la Vallée de* fleurs), une belle avenue de tilleuls, située derrière le chàlcau, une autre, de peupliers, se dirigeant vers Bruxelles, cl un petit bois nouvellement planté. Ces enfants : messire Charles-Joseph Crabeels, messire Urbain- François, seigneur de Corbeek-over-Dylc, et Marie-Louise, dame de Gottechines, femme de François-Joseph Versnick, et qui épousa ensuite messire Henri-Joseph Van Kerrcnbroeck, vendirent Blommcndal, moyennant 14,300 florins, le 31 mars 1733, à Pierre Bellanger, Français natif de Boucn, ancien conseiller de l'archevêque de Cologue et alors membre du conseil d'étal cl commis des finances. Après la mort de celui-ci, sa veuve, Marie-Anne Van Brcugel, et leurs enfants cédèrent leur maison de campagne de Strombeek, moyennant 20,748 florins, à Joseph de Bernard de Fauconval et à sa femme Marie-Thérèse de Burlet (12 janvier 17C9), après qui elle passaùlcur gendre, M. le chevalier Jacques-Louis de Burtin, fils du naturaliste de ce nom. L'inscription suivante conserve le souvenir de la famille de Bernard : pus juanibus— domini iiermani josepiii

DE BERNARD — DE FAUCONVAL DE DEUILS*, — QUI SU II MARIA TIIERESIA IMI'BRATORB AUSTRL£ — GRADUM EXERCITUUM DUCIS IIONORIFICE GESSIT, — NATUS 1733, DENATUS 1827, — NECNON — UXORIS SU.F. M ARI.E THEARSI/C DE BURLET, — NAT.E 1733, DEXAT.fi 1820, — FILIALIS PI ET AS— ET OBSEQUI0L1S- • S ARUM MEMOR1ARUM — AUGUSTIXI, XATI 170;,OBIIT 1 850 ;— HYACINTHI, NAT T II »

1UST0IHF.

I770,OP.IIT i 80Î) f — CARPLI, NATI 1775, onilT...;— ISABELLE, NAT.E 17C»li, OBIIT....; — TIIERESI.E, UXORIS ILLL'STRISSIMI EQUIT1S — DR BUBTIN, NAT.E 1707, OMIT....; — GRATITUDINIS IN PABENTIBl'S 0PTIMI8 BASIC — LAPIDEM

poni ccraverunt. Près de celte inscription on lit celle-ci : a la mémoire

DE— DAME CATHERINE l'RANIE — DE BURTIN DE BLOMMENDAEL, — NÉE BOREL, — DÉCÉDÉE LE 0 MARS 1847, — A L'AGE DE 28 ANS 2 MOIS. — PAR SON MARI, LE CHEVALIER — IIERMAN DE BllRTIN — DE BLOMMENDAEL, — NÉ LE 19 SEPTEM- BRE 1807, décédé le Selon la tradition, Dlommendal ou Dloementhal,

qui est bâti dans une vallée, a quelque distance de la hauteur sur laquelle s'élève l'église, aurait été construit cl habité parGuillaumc le Taciturne*.

Bever. — Sous l'ancien régime, tandis que Slrombeck dépendait de la mairie de Grimberglic, Bever ressortissait à celle de Merchlcn; il reconnaissait pour juges les échevins de Jette, mais il avait des répartiteurs particuliers (14(59, 1500, 1545, etc.). La seigneurie y appartenait au duc de Brabant, qui y levait des cens sur un grand nombre d'héritages et qui y constituait une cour censale (censuarii domini ducis in Slrombeke, 1317); les habitants étaient regardés comme les francs meyssenierx du souverain *.

La juridiction de Bever fut engagée, vers l'an 1500, avec la haute justice de Wcmmel, au seigneur de ce dernier endroit, Adrien Taye, qui soumit les deux localités à l'autorité d'un seul banc d'échevins {schepene van Wemmele ende van der heerlicheyt oft jurisdictic van lievere, by den heere van Wemmele onlancx vercregen legen die Coninclycke Majestcyt, acte du 27 octobre 1560). Les lettres d'engagére ne furent délivrées à la veuve d'Adrien, Anne d'Oyenbrugge, que le 21 juillet 1Ô80, et le relief, dû par Engelbert Taye, lils d'Adrien, pour sa succession à ce domaine, ne fut payé que le 17 mars 1 «07. Bever fut encore engagé, le 1er août IG20, à l'agent Kerckhove, moyennant 2,100 florins; puis vendu absolument, le 1 4 mars 4 644 , moyennant 2,900 florins en sus, au baron de Bouchoul, qui le céda à M. de Kinschot. Depuis, il lit partie du comté de Jette.

Gaspar Leyniers, receveur de la ville de Bruxelles, et sa femme Catherine de Mayerc eurent à Bever une maison de campagne qu'ils laissèrent, en 1703, à leur fils Êverard. Catherine Leyniers, sœur d'Kverard, et son mari Godefroid-Dominiquc Van Vcen, secrétaire de la ville de Bruxelles, la vendirent, le 23 août 1729, avec les boiseries, les peintures et les autres ornements qui la décoraient, à Marie-Thérèse Bouwens, veuve et héritière d'Alexandre-Charles Van Leemputle et femme de Pierre Van Langendonck. Celui-ci, à son tour, céda celle propriété,

1 \V»UTicit, Remarques curietuetet peu connut* sur la rillr de liruxellc*, p. &>. * Darr af m hteft mynr unir Jigt heer tWe kofftttden tltur hem I rtthl «7/ Ivrbehoirl, en zyn rry mtyunute hedrn. Compte île la mairie de Merrhlcn pour iuim- e l i.il.

DES ENVIRONS DE DHI XELI.ES. 2±S

le 20 novembre 1748, à don Philippe-Melchior-Kminnnncl de Villcgas, seigneur de Clercamp, et à sa femme Isabelle de Vorspocl. Le château de Bever, qu'on appelle vulgairement Itct IVeckerken ou le Petit-Lutin, a été récemment reconstruit dans un style simple et élégant; son jardin est sillonné par une magnilique pièce d'eau entourée d'arbres de haute futaie. Un petit mausolée, de pierre bleue, qui orne le cimetière de Slrombeek, porte, d'un côté, les armoiries de la famille Villcgas et sa devise : Vilia ne legas, cl, sur les trois autres côtés, les inscriptions suivantes : 1°ICI REPOSENT — JEAN FRANÇOIS CHISLAIN, — COMTE DE VILLE- CAS DE CLERCAMP,— SEIGNEUR DE REVER, — NÉ A BRUXELLES LE 2'» DÉCEM- BRE 1775 — ET Y DÉCÉDÉ LE 4 SEPTEMBRE 1846, — ET SON ÉPOUSE, DAME — JEANNE JL'LIE GHISLAINE — POW1S DE TEN BOSSCIIE, — NÉE A BRUXELLES LE h JANVIER 1770 — ET Y DÉCÉDÉE LE 29 SEPTEMBRE 1808. 2° ICI REPO- SENT — LOUIS CHARLES GASPAR CHISLAIN, — COMTE DE VILI.ECAS DE CLER- CAMP, — SEIGNEUR DE BEVEn, — NÉ A BRUXELLES LE 9 JUIN 1806 — ET Y DÉCÉDÉ LE 1er AVRIL 1843. 3" ICI RKPOSENT — JEAN CONSTANTIN FERDINAND CHISLAIN, — COMTE DE VILLEGAS DE CLERCAMP, — SEIGNEUR DE BEVER, —

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