‹ Histoire des environs de Bruxelles, ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette villeChapitre 12 sur 43 · M1ST0IM · texte numérisé non relu

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bourgeois, seigneur de Willezaert , Belfontaine, etc., et h sa femme Florence de Leaucourt, moyennant 31,850 livres d'Artois. M. de Maillo fut autorisé, le 25 février 1614, à hypothéquer sur ce bien une rente annuelle de 50 florins, et, le 16 mai 1618, h y vendre la coupe de cent bonniers de bois. Sa fille unique, Isabelle, épousa Charles de la Vieuville, seigneur de Godry ou Gouy. Philippe Maes, conseiller des finances, acquit Humbeek en 1643, en vertu de lettres de décret, et le revendit, le 20 octobre 1644, à Baudouin Lecocq, seigneur de Ten-Broecke et de Grocnhoven à Malderen, de Wulverghem, de Waerde, de La Motte, mort en 1 652, et à sa femme Françoise de Lathem, dame de Liefkenrode. Le chevalier Côme Lecocq, leur fils, héritier des fiefs de son père, et, entre autres, de Ten-Broecke, qu'il releva le 5 avril 1656, seigneur de Schillhovcn, Lathem, etc., mort en 1673, s'allia à Pétronillc-Caroline de Schielere, morte en 1703. Ces deux époux eurent plusieurs enfants, et, dans le nombre, quatre fils qui relevèrent successivement Ten-Broecke : Cyprien (r. du 8 juillet 1673), Côme II, chevalier, seigneur d'Humbeek (r. du 4 mars 1690); François-Joseph, capitaine de cuirassiers (r. du 28 septembre 1714), seigneur de Schilthoven, et Jacques-François (r. du 4 juin t720), seigneur d'Humbeek, de La Haye, de Ter-EIst, de \VuIverghpm,de Waerde, de La Motte, créé comte d'Humbeek par lettres patentes données à Madrid le 24 novembre 1694, député ordinaire de la noblesse d'Artois, mort en 1724. De son mariage avec Barbe-Jacqueline de Varick, dame de Dieval en Artois, naquit le comte Charles-Baudouin (r. du 17 août 1725), mort en 1762, après s'être allié à Thérèse- Charlotte delà Tour-Saint-Quentin, morte en 1710. Son fils Charles- Ghislain étant décédé avant lui, en 1747, sans laisser de postérité de son union avec Louise-Catherine de Clermont-Tonnerre ou Thoury, ses seigneurieséchurenl à sa fille Marie-Louise-Gbislaine (r.du8 avril 1763), femme d'Eiistache-Joseph de Tournai d'Assignies, marquis d'Oisy, capitaine des gendarmes d'Orléans ; la comtesse d'Humbeek survécut à son mari et mourut au mois de mai 1 792, sans laisser de postérité. Elle avait institué pour son légataire universel son cousin Charles de Malel-Coupigny, alors mineur; mais, pour payer les dettes de sa succession, ses biens furent vendus, cl le château d'Humbeek devint, en l'an XII, la propriété de M. André-François Le Candele et de sa femme, madame Marie-Thérèse-Caroline-Joséphine, baronne de Gilman de Zcvenbeigcn.

Le château d'Humbeek {mea curtis seu curia apud villum de Uoenbeke, dit Daniel de Bouchout, dans un acte de l'an 1392), où la famille La Rochefoucauld a reçu l'hospitalité pendant les premières années de la révolution française, est situé au milieu d'un beau parc percé d'avenues séculaires, et bordé, vers le nord, par un bois d'une étendue

considérable, appelé te bois des Comtes {s'Craven Imsch). On a modifié et embelli le manoir lui-même, mais sans lui enlever entièrement son aspect ancien Ses deux tours, avec leurs petits dômes ou campaniles, existent encore, ainsi que le vieux portail qui lui sert d'entrée. H parait avoir été construit en l'année 1600; dti moins le comte d'Arenberg y fit alors travailler, et demanda aux receveurs du canal de Bruxelles l'autorisation d'établir temporairement une grue sur In digue, afin de faciliter le débarquement des matériaux de grand poids qui lui étaient nécessaires.

Les échevîns de la terre d'Humbeek portaient, dans leur sceau, les armes de leurs maîtres ou seigneurs. Anciennement, on y voyait la croix droite des Rouchout, entourée de fleurons, et acompagnéc de la légende sicillu. scabinoru. de Hoxebeke.

Plus tard, ces antiques insignes furent remplacés par les trois roses des Arcnberg et la légende : sigillum scabinorum de buem-

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