‹ Histoire des environs de Bruxelles, ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette villeChapitre 18 sur 43 · SOI · texte numérisé non relu

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ciaire, et ils formèrent deux juridictions distinctes jusqu'en 1814, qu'on les réunit. Le greffe de Bruxelles possède les registres aux adhéritances des échevins de Neder et Over-Heembeek, pour les années 4562 à 1605, et 1629 à 4680; ceux des échevins de Neder-Heembeek pour les années 1680 à 1734 et 1776 à 1796; des registres aux actes de loi {tvettelycke acten), à partir de 1559; des rôles, des registres aux jugements, des comptes des impôts, de l'église, de la table du Saint-Esprit, de la fondation dite des Ermites; des comptes de tutelle, etc.

En 1489, le village de Neder-Heembeek fut saccagé et brûlé, et la peste décima ses habitants, ce qui lui valut la remise d'un quart de sa cote, dans l'aide volée par les États de Brabant en 1491. Over-Heembeek avait demandé la même faveur, mais elle ne lui fut accordée que plus tard. Pendant les guerres de religion, Neder-Heembeek eut considérablement a souffrir, tant des excursions des garnisons de Bruxelles et de Vilvorde que de celles des ennemis ou des mécontents ; presque toutes les maisons du village furent brûlées. Il ne resta debout, outre l'église, que le château de messire Gilles de Busleyden,qui fut gardé par quelques habitants de la localité et du voisinage; pour mieux le préserver, le gouverneur de Bruxelles permit à deux de ses hallebardiers d'y aller résider quelque temps; mais, comme leur entretien était très-coûteux, on les remplaça ensuite par deux soldats. Pour payer ceux-ci, et comme les ressources des villageois étaient épuisées, le maire, les échevins, les maîtres d'église et les maîtres des pauvres, de l'aveu de l'abbé de Dilighem et de l'abbé de Grimberghe, ce dernier en qualité de plus riche propriétaire de l'endroit, vendirent ou hypothéquèrent les biens de l'église jusqu'à concurrence de 200 florins carolus (11 janvier 1584). Les condamnations juridiques se joignirent aux fureurs de la guerre pour ruiner nos malheureuses populations : entre autres, une maison de plaisance fut confisquée sur Antoine Mosselman, qui avait été banni par sentence du 15 septembre 4568.

Ce qui attirait surtout le fléau de la guerre sur Neder-Heembeek, c'est qu'il était devenu un poste important, à cause des ouvrages d'art que la ville de Bruxelles y avait fait construire, d'abord sur la Senne, puis sur le canal de Willebroeck. En 4434, les magistrats de la future capitale de la Belgique représentèrent à Philippe le Bon que la Senne étant ensablée en beaucoup d'endroits, la navigation y devenait difficile ; ils demandèrent l'autorisation de redresser son lit, et d'établir, entre leur ville et Vilvorde, autant d'écluses (spoyen en sluysen) qu'on le jugerait nécessaire. Le duc de Bourgogne accéda à leur requête, à la condition que les travaux projetés ne porteraient aucun préjudice aux écluses du château de Vilvorde, et que la ville ne lèverait pas de péage sur la Senne, avant d'en avoir obtenu la permission, de lui ou du conseil de Brabani.

Le (1 roi l d'exproprier les terrains dont elle aurait besoin, fut concédé à l'administration communalede Bruxelles, ainsi que la jouissance absolue des parties du lit de la rivière qui deviendraient inutiles (Lille, le 24 juillet 1454). On eut alors l'intention de construire une écluse au lieu dit den Ham, bi den Hvyskene {à la Diguet près de la maisonnette), c'est-àdire à l'endroit appelé aujourd'hui de Dieghemsche Uam, à l'endroit où se confondent les limites des communes d'Heembeek, Vilvorde, Machelen et Haeren. La ville de Vilvorde et deux particuliers, René Wyflelet et Laurent T'Serclaes dit Fyolet ou Violette, s'y opposèrent, ces derniers sous prétexte que l'écluse nuirait au Nederste-Molen, de Vilvorde, qui leur appartenait; Vilvorde, parce qu'elle levait au Ham un droit de quai, (leggelt) sur les pierres que l'on y amenait de Dieghem et des environs. Bruxelles gagna sa cause par-devant le conseil de Brabant (1er février 4 434-1455); mais alors on prétendit que l'écluse nuirait à celles du château de Vilvorde. Philippe le Bon chargea ses conseillers de Brabant d'examiner jusqu'à quel point cette réclamation était fondée (14 juillet 1435), et accorda ensuite à la ville un octroi plus explicite (19 novembre 1436). La capitale parait avoir alors amendé son projet; cependant, elle n'y renonça pas absolument, car, en 1484, on mentionne, d'une manière positive, l'existence d'une « nouvelle écluse, » au Ham (dennuwengateinden/lam). DèsTannée 1435, les receveurs communaux achetèrent, dans les prairies qui séparent Neder-Hcembeek d'Evere, un terrain appartenant à Henri Den Bloeyer, et ils y firent construire la nouvelle écluse dans Us prairies (de nuwe spoy in de beempde); c'était un bâtiment carré, formant, au-dessus de la rivière, des voûtes en plein cintre, sous lesquelles passaient les bateaux, et qui étaient fermées par des vannes qu'on levait jusqu'au-dessus de la voûle, au moyen d'un mécanisme renfermé dans la partie supérieure du bâtiment ». D'après un ancien règlement, qui date du régne de Philippe le Bon, l'écluse s'ouvrait trois fois par semaine, les mardi, jeudi et samedi, et les bateaux qui voulaient y passer devaient s'y trouver ces jours-là, avant onze heures du matin. Le lit de la rivière fut rectifié en cet endroit, et l'ancien lit vendu, le 8 novembre 1402, parla ville de Bruxelles. 11 s'établit là, ainsi qu'au Ham, un dépôt de pierres qui alimentait un grand mouvement commercial, comme nous le verrons en parlant du métier des bateliers de Vilvorde; le 5 avril 1532-1553, cette ville obtint de la chambre des comptes l'autorisation d'occuper un terrain vague situé entre l'écluse, un petit pont de pierre, et une pâture appartenant au domaine et nommée la Longue jambe (d'Lanckbeen).

» Voyez Ejcels. Notice hmlorique et dttcriplite du rannl de lïraxtUt% au Ruprl dans les Jinnnle* de* trarau.r puhlic* de Reljique, t. I". p. 13i.

En r»Si. la maison de l'écluse d'Heembeek fui brûlée par un parli espagnol, et ne se releva plus de ses ruines. Le 24 avrii 1618, le receveur du domaine au quartier de Vîlvorde demanda au magistrat de Bruxelles la permission de se servir de l'écluse elle-même (d'oude Spuye, la vieille Écluse) pour y établir un moulin à braie ; celle proposition, favorablement accueillie par le magistrat, ne fut pas agréée par le large conseil et les Natious. Plus tard, quand la ville eut pris en engagère les moulins à braie appartenant au souverain, elle fut autorisée à établir au même endroit un moulin à écorces, puis un moulin à braie; mais, en examinant la situation des lieux, on décida qu'il serait plus convenable d'établir celte usine plus en aval, vis-à-vis du château de Moriensart. Là s'éleva le moulin Saint-Michel, à la construction duquel servit ce qui restait de l'écluse ; il ne reste de celle-ci qu'une partie des fondements, dont on aperçoit les traces lorsqu'on cure la Senne. Son emplacement s'appelle aujourd'hui d'Ârke, f Arcade.

Lors de la construction du canal de Willebroeck, les magistrats de Bruxelles firent creuser tout le long de ce canal jusqu'à quelque distance au sud du château de Ncder-Heembeek, une dérivation destinée à recevoir les eaux arrivant de l'ouest à la Senne; cette dérivation va rejoindre la rivière au moyen d'un aqueduc, qui fut d'abord de bois; la ville dépensa pour le construire, en 1 500, 2,456 florins; mais bientôt on s'aperçut que sa solidité n'était pas suffisante, et on le remplaça par un massif de maçonnerie, le plus ancien ouvrage de ce genre que l'on connaisse. Il se compose de six arcades en plein cintre, établies au-dessous du plafond du canal, qui se trouve compris entre deux bajoyers en maçonnerie, dans lesquels on a placé des vannes servant au besoin à déverser les eaux du canal dans la rivière. Ce beau travail, dont on fait honneur À l'ingénieur italien Rinaidi , fut commencé en IliGO el achevé au mois d'août de l'année suivante ; on l'appelait d'abord la Grande buse de pierre à Heembeek; depuis on l'a nommé les Trois-Trous. Il fut restauré en 1636, ainsi que l'indique l'inscription de celte date sur un des bajoyers ; sur l'autre on lit : WELVAEnT die vaert. Ailleurs on voit le millésime 17*2;> et les armes de la famille de Vai ick, dont un des membres était alors surintendant du canal «.

L'habitation qui sert au surveillant de l'aqueduc fut entourée de retranchements pendant les guerres du temps de Louis XIV; en 1677, alors qu'on travaillait à ces fortifications, les troupes françaises les attaquèrent inutilement à deux reprises différentes, afin de les détruire el d'en- Iraver la navigation sur le canal. Le comte de Nancré ayant formé un

» Ficus, t. C..p. 16V. - HUtnirr <tr liru.rrllrx, t. III. p. Iiî(l.

corps de 4 à 5,000 hommes de détachements tirés des garnisons d'Ath, d'Enghien et des localités voisines, se porta sur Grimberghe, le 2i février, et, pendant la nuit, fit attaquer les Trois-Trous. Mais le gouverneur général des Pays-Bas espagnols, prévenu de sa marche, avait posté, de Bruxelles à Willebroeck, la garnison de Louvain, en sorte que les ennemis rencontrèrent une énergique résistance. Une barque chargée de sel se trouvait dans le canal, ils essayèrent en vain de s'en rendre maîtres; après une attaque qui dura deux heures, ils furent repoussés avec grande perte. Les Espagnols et les Hollandais n'eurent que quelques soldats tués ou blessés. Le 10 septembre suivant, le maréchal duc de Luxembourg arriva sur les bords du canal avec 40 à 42,000 hommes. Il fit aussitôt dresser trois batteries, dont une couvrait entièrement de ses feux le fort des Trois-Trous; sous la protection des deux autres, des ponts furent jetés sur le canal et 6 à 700 hommes passèrent sur l'autre rive. Trois sommations adressées au commandant, le major C arpenter, ayant été repoussées, le duc donna le signal de l'assaut. Les Français s'avancèrent vaillamment, l'épée à la main, jusqu'à la dernière palissade du fort, mais les assiégés se défendirent avec non moins de courage, et repoussèrent les assaillants, k qui ils tuèrent ou blessèrent 3 ou 400 hommes. Le lendemain, Luxembourg se relira. La femme du gouverneur général, duc de Villa-Hermosa, distribua des bagues de diamants aux trois capitaines hollandais qui avaient secondé le major Carpenter, et à Godin, le commandant du régiment hollandais du colonel Du Tel, par les soins de qui la garnison du fort avait été augmentée *.

Ces deux tentatives étaient des violations manifestes de l'accord conclu entre les généraux de Louis XIV et la ville de Bruxelles; celle-ci avait consenti à payer une assez forte contribution^ la condition que son canal serait respecté. Aussi, en (683, les Nations de Bruxelles refusèrent-elles de négocier une nouvelle convention de ce genre. Heembeek eut encore à souffrir des guerres interminables qui ensanglantèrent la seconde moitié du dix-septième siècle. Vers le Ier janvier 1694, 31 fantassins ennemis, de la garnison de Mons, parvinrent jusqu'à ce village, et y enlevèrent le bourgmestre et leséchevi ns, comme garants de la contribution qui avait été imposée à Heembeek; mais, rencontrés près de liai par le major Jacques Pasteur, partisan redoutable, ils furent pris, à l'exception de quatre d'entre eux, qui parvinrent à s'échapper.

En 1746, la redoute des Trois-Trous, ou, comme on l'appelait aussi, le fort Philippe ou fort Marie, fut de nouveau assiégée par les Français,

1 Hittorrtdt Bruxtlltt, t. II. |». 101. — Relation» vtritablet. — Gtsrliiedenùsen tan Rru**tl, tns — Vertolq ratt Aylzema T II.

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qui la prirent, le 9 janvier, et la rasèrent. Le gouvernement autrichien céda l'usage de son emplacement, moyennant 35 florins par an, au major Hucher, directeur de l'académie militaire, depuis lieutenant colonel et ingénieur. Plus lard, lorsque Joseph H eut décrété le démantèlement de nos forteresses, la ville de Bruxelles réclama la propriété de ce fort, qui lui fut cédé par là chambre des comptes, en vertu d'un décret des archiducs, daté du 7 juin 1783. Rappelons ici qu'en 1740, les Français accablèrent les deux Heembeek de logements militaires; ils y enlevèrent tout le bétail, en sorte que les administrations locales se virent forcées d'emprunter 2,000 florins pour pouvoir fournir des vaches aux plus pauvres habitants, qui, sans ce secours, auraient été réduits à la mendicité.

Après s'être grossie des eaux de la Petite-Senne, la Senne active le moulin de Saint- Michel, l'un des plus beaux des environs de cette ville. Nous avons dit, plus haut, quelles circonstances donnèrent lieu à sa construction. A peine les magistrats de la capitale eurent-ils obtenu de la chambre des comptes l'autorisation de le construire (5 juin 1654), qu'ils mirent la main à l'œuvre. On le commença le 20 août; mais, presque aussitôt, des obstacles sérieux parurent vouloir s'opposer à son achèvement. Le conseil des finances prétendit que la ville aurait dû demander au gouvernement l'autorisation d'entreprendre un travail aussi coûteux, et lui fit intenter un procès par-devant le conseil de Brabant. L'archiduc Léopold évoqua à lui la connaissance du procès, « pour bonnes considérations, » et ordonna aux magistrats de lui soumettre leurs observations, après avoir, au préalable, suspendu les travaux (28 septembre). Il lui fut répondu que l'administration communale n'avait jamais demandé, pour des dépenses de ce genre, l'assentiment du prince, mais seulement celui du conseil de Brabant (3 octobre), et l'on continua à presser la construction du moulin, eny employant jusqu'à 50 ouvriers. L'archiduc voulut alors que la ville s'adressât au conseil des finances afin de s'entendre avec lui sur les moyens de dédommager le domaine des torts que l'usine pourrait lui causer(12 octobre);cn apprenant cesnouvelles exigences, le magistrat protesta contre les dommages qu'entraînerait nécessairement la suspension dc3 travaux à une époque de l'année aussi avancée; puis, l'archiduc ayant enfin accordé la permission de continuer la construction, sans préjudice des droits du souverain, et à la condition de ne pas placer les roues sans un consentement ultérieur, les trois membres de la commune, dans leurs séances des 26, 27 et 29 octobre, cédèrent, tout en répondant d'une manière catégorique aux objections qui leur étaient faites. Leur résistance parait avoir lassé l'autorité supérieure, et un nouvel octroi leur fut délivré le 21 octobre 1655. Le 7 septembre 1662, on permit à la ville d'ajouter une roue au moulin, et, en 1669, on l'employa

aussi à fouler la laine. En 1818, la ville a vendu celle belle usine à la famille Gheude, qui Ta considérablement agrandie.

La digue du canal, en cet endroit, est encombrée de pierres à diguer que l'on y amène de Dieghem, par une chaussée construite depuis quelques années. Cette chaussée traverse la Senne, au lieu appelé le Dieghemsche ham, sur un pont que la ville de Bruxelles a été autorisée i\ déplacer, le 5 mai 4612, et auquel on donne le nom de pont de Buda, d'après une ferme bàlie entre ce pont et le canal, à l'époque où vivait encore dans tous les esprits le souvenir de la prise de Bude sur les Turcs, en 1686, et des brillantes fêtes qui se célébrèrent à cette occasion à Bruxelles*. A l'époque où elle fit des travaux au Ham, lorsque, probablement, elle y lit construire une écluse, la ville de Bruxelles acquit le droit de percevoir en cet endroit la moitié du leggeld ou droit de quai, sur les pierres que l'on déposait in den Ham, len Huysken; la ville de Vilvorde en percevait l'autre moitié. Comme les bateliers et les marchands de pierres se renvoyaient mutuellement l'obligation de payer cette taxe, les magistrats de Bruxelles ordonnèrent, en mars 1448-1449, que dorénavant le droit serait payé avant que le bateau ne partît, et que, si le débiteur refusait, on mettrait arrêt sur sa cargaison, soit à Bruxelles, soit à Vilvorde.

Sur la rive opposée, l'activité de la navigation sur le canal, et la construction de la belle chaussée de Bruxelles à Trois-Fontaines et à Malines, provoquèrent l'établissement de plusieurs grandes auberges. Celle dite het Schallien huys, la Maison d'Ardoises, qui avait été complètement détruite pendant les guerres de religion, et dont, en 1590, on n'avait réédiflé que la grange, que l'on baptisa du nom de den Gapaerl, s'ouvrit de nouveau au voyageur. A une époque où la mode d'implanter autour de Bruxelles des dénominations rappelant les environs de Paris, devint une espèce de fureur, la Schallien huys prit le nom de Versailles, et le Aloriaen, auberge contigue et qui appartint également aux Bolarte, s'appela le Marly. Messire Adolphe VanWoonsel et sa femme vendirent le Moriaen et la brasserie qui y était annexée, à Jean-Baptiste Meeus, le 8 avril 1C90. Cet établissement et celui de Versailles furent reconstruits, au siècle dernier, dans un style à la fois simple et coquet, et leurs vastes jardins s'ornèrent de réservoirs, de jets d'eau, de bosquets piltoresquement groupés. Depuis l'établissement du chemin de fer, qui a entraîné l'abandon et la suppression du service des barques allant de Bruxelles vers Willebroeck, ce J/ar/y, ce Versailles, «où la noblesse et le

1 Voyez Hiitoiredt HruxeUti. t. 11. p. Mi. —Ce pont existait ddjii au quatorzième siècle . juxla ponton, apud Xr,Ur-Htt,»l«!.t I wcnsal dr 1321 .

« peuple allaient se divertir en été, • ont été abandonnés et se sont ensuite transformés en maisons de campagne. Le premier appartient à M. le chevalier OthondeMentoch,qui l'habite, et qui a hérité d'une autre villa, située plus au sud, appartenant à son beau-père, M. le chevalier Louis de Tcn-Bosch, ancien conseiller de la chambre supérieure de justice de Bruxelles, mort le 27 juin \ 847, et enseveli à Neder-Ileembeek ; celte villa a été occupée par les De Selliers de Moranville, et l'est actuellement par M. de Thysebaert. Le itfar/y, ainsi que la maison de plaisance qui lavoisine du côté du nord, est devenu la propriété de M. Legras de Saint- Germain.

Lors de la construction du palais royal de Schoonenberg , la suppression du chemin qui conduisait d'Heembeek vers Laekeu entrava les relations des habitants du premier de ces villages avec leurs voisins. Les archiducs leur ayant fait espérer qu'ils obtiendraient pour eux le droit de circuler, sans payer de droit de barrière, sur la chaussée de Trois- Fontaines, les bourgmestre et échevins de Neder-Heembeek s'adressèrent à la ville de Bruxelles et obtinrent, en effet, l'exemption qu'ils désiraient (31 janvier 4784). Ils avaient d'abord provoqué une assemblée générale des habitants, à laquelle assistèrent le maire Jacques-Ferdinand Van Soest de Borckenfeld, le bourgmestre Josse Brion, trois édievius et dix autres paysans, dont trois déclarèrent ne pas savoir écrire.

STATUETTE DE l'ËGLISE DE LAEkEN. REPRESENTANT IN ARCHITECTE.

Voir plut haut, p. 5SO.)

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