CHAPITRE III
EPPEG1IEM, WBBRDBj SEJIPST, OP-HOMBEEk, CAPELLE-ÀU-BOIS, RAMSDONCK.
Eppegubm 1 . — Au delà de Vilvorde, la Senne prend la direction du nord-est, qu'elle abandonne ensuite poursuivre celle du nord, puis celle du nord-ouest, affectant ainsi la forme d'un arc dont le canal de Bruxelles serait la corde. L'espace intermédiaire a longtemps été couvert de bois et de bruyères, à l'exception de la partie la plus voisine de la rivière, où naquirent les villages d'Eppeghem, de VVecrde et de Sempst.
La chaussée romaine d'Assche vers Elewyt traverse Eppeghem, où elle porte le nom de chemin d'Afost; elle sillonne les prairies, et c'est elle, sans doute, que l'on appelait au moyen âge la Chausséey den Steentcech,
« Eppeghem {Ippinghohaim , 906; Heppenchetn, xn» siècle ; Eppenghem, 1393. 19V5, Eppeyhein, 1383, I 469. 1179), commune du canton de Vilvorde, a 3 I. au N. de Bruxelles.
Territoire: En 1686, lo village comprenait 599 bonoiers, dont 446 do terres, 67 de prairies, 2 i de bois, tKi de bruyères communes; le revenu imposable s'élevait à 13,565 florins. En 1816, sur une étendue de 847 hectares, on y trouvait 361 h. cultives en céréales, 38 h. cultivés eu plantes industrielles, 178 h. cultives en racines et fourrages, 1 -29 h. de prairies, 5 h. de vergers, 10 h. de jardins potagers, 1 b. do pépinières, 13 h. de jardins d'agrément. La verge linéaire avait 18 1/3 pieds de Bruxelles.
Sombre d habitation* : Eu H35. 105; en 1480. 41 ; on 1535, 91 ; en 1686. 39 chaumières 3 brasseries, 4 auberges, 3 boutiques, b châteaux ou maisons de campagne, etc. ; on 1840. 304 maisons, dont 1 inhabitée.
Population En 1786. 747 i en Tan VIII. 733 : au 31 décembre 183J , 961 ; au 15 novembre 1846. 1.1 13. formant 303 ménages; 318 enfants recevaient l'instruction, et 196 personnes les secours do la bienfaisance.
Industrie 3 moulins a vent, dont l'un a été autorise le 35 janvier 1849; 4 brasseries, dont uno est sans iloulo celle dite VOrawje. den Oraing appel, qui est mentionnée, le 10 jauvicr 1636, comme1 une dépendance do la ferme do Nederhem.
Dépendance* : Outre les ch.Ucaux et fermes cités dans le texte, nous citerons lo hameau dit Kleyn- Waranlr , la ferme de Se,l;er*p»el la Kompen hof, la ferme de More nrode ou Wan rmie, qui appartint longtemps aux Sclioofls ; la Korypwtrte.
Les registres de l'état ciMl commencent, pour les naissances et les mariages, en 1609. p«ur les décès, en 1615.
Stlf. HISTOIRE
quoique ce nom ait peut-élre été appliqué au grand chemin de Grimberghe vers Mnlines '.Les seigneurs de Grimbcrghe, qui entretenaient la chaussée d'Eppeghem, y prélevaient un petit péage consistant en 0 mites de Brabant sur chaque cheval, vache et porc traversant Eppeghem, et 10 sous sur chaque cent de brebis; il fut ensuite porté à 1 blanc par cheval attelé, 1/2 sou par béle à corne, 1 liard par porc et brebis; les conseillers de Brabant et les chevaliers de la Toison d'or furent alors déclarés en être seuls exempts (octroi du 16 septembre 1679). Vilvorde, qui est aujourd'hui reliée avec Malines par une belle chaussée, communiquait jadis avec celte ville par un chemin qui suivait à peu prés la même direction, mais où il existait des passages très-dangereux, entre autres aux endroits appelés den Dullaert (la terre trompeuse, la terre folle, ou, si l'on veut, la terre mouvante), au sud d'Eppeghem, et de Moelle (le Moulin) t nu nord de ce village. Beaucoup de voitures, de chevaux et de conducteurs y périssaient pendant les inondations, les chevaux ayant alors de l'eau jusqu'au poitrail. Pour éviter ces dangers, les voyageurs de Bruxelles à Malines suivaient le haut chemin de Grimbcrghe et passaient le Pont-Brûlé , autre chemin également peu agréable, ou se dirigeaient plus à l'est, par Evere, Elewyl et Hofstade, ce qui allongeait considérablement le trajet. Ce fut, en partie pour parer à ces inconvénients, en partie pour établir des relations plus directes entre Bruxelles et Malines, que l'ingénieur Van Lungren proposa, vers l'an 1660, la construction de sa fossa Carolina, canal qui aurait eu son point de départ au Pont-Brûlé et se serait dirigé vers Malines, en traversant la Senne près de la chapelle dite 't Bammeken, à Sempst, au moyen d'un aqueduc formé de six ou sept arcades, larges chacune de 10 ou 12 pieds, et garnies de portes à l'aide desquelles on aurait pu inonder tout le pays situé en amont. Grâce à l'inertie du gouvernement espagnol, ce projet ne fut jamais mis à exécution.
Du temps de l'infante Isabelle, la ville de Vilvorde obtint la permission de rendre praticable pour les piétons et les voilures le Dullaert, et d'y lever, pendant i!0 ans, un péage consistant en un demi-sou pour chaque cheval attelé qui y passait. Quelques années après, elle dut s'occuper de la reconstruction du pont qui se trouve à l'entréeduvillaged'Eppeghcm, sur la Senne. En 1635, lorsque les Français el les Hollandais réunis vinrent assiéger Louvain, le colonel des régiments bourguignons en garnison à Vilvorde avait ordonné de détruire plusieurs ponts jetés sur la Senne el le canal, el, entre autres, ce pont, qui fut démoli jusqu'au niveau de l'eau. Comme sa suppression causait un grand tort a leur commerce, et
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