NOMBRE
o'SNFARTS.
d'habitants
de
tout âge.
mm
P'ÀMfW. ES .
1634, au mois de mai.
3,400 environ.
Aujourd'hui Puers, avec Oppuers et Breendonck, renferme 6.327 habitants, soit plus du sextuple de ce que la paroisse contenait en 13(ï0.
Le bourg est naturellement, sous le rapport commercial, le marché de ce que l'on appelle le Petit-Brabant (Smal-Brabant). Les habitations y offrent un aspect agréable; on y compte un grand nombre d'usines et de magasins de détail. Les terres voisines sont fertiles et bien cultivées, le canton abonde en bons chevaux, et, sur l'EyckevIiet, des bateaux, d'un petit tonnage, il est vrai, remontent jusqu'à un pont situé entre Puers et Oppuers. Depuis longtemps, il se tient dans le bourg un marché au lin, au beurre et aux fruits; un arrêté royal, du 5 août 1842, y a autorisé la tenue d'une foire aux chevaux et aux bestiaux, le deuxième jeudi de mai, et le troisième jeudi de septembre. Il y existe une minque, depuis 1847.
La contrée ne manque plus aujourd'hui de bonnes communications. En 1825, on y commença la construction de la route de Nalioes à Termonde. Longtemps le génie militaire s'opposa, dans l'intérêt de la défense du pays, à ce que la route de Bruxelles vers Meysse fut poussée jusqu'à l'Escaut, dans la direction de Tamise; un arrêté du 12 janvier 1837 décréta enfin cette construction, et un second arrêté, du 16 juillet de l'année suivante, en fixa le tracé, en ajoutant qu'un embranchement conduirait de Puers, par Calforl, au Reywegh, où il ferait sa jonction à la route de Malines à Termonde. Les travaux de cette chaussée n'ont été terminés que le 18 mai 1841; à la même époque, et en vertu d'un arrêté du 14 novembre 1840, on construisit une route provinciale entre Calfort
et Sauvegarde, afin de compléter la communication pavée allant d'Anvers, parSchelleet Ruysbroeck, vers l'embranchement du Rey wegh à Puers.
Il existe à Puers une société de chant et une société d'harmonie.
On conserve à la maison communale les actes scabinaux, qui avaient été envoyés, en 4810, aux archives du département des Deux-Nèthes, à Anvers, et que le conseil provincial d'Anvers a restitués à la commune, en 1842, parce qu'ils ne lui étaient d'aucune utilité; le tribunal de Malines possède aussi un grand nombre de registres d'adhéritances, de fardes, de comptes et d'autres pièces provenant de Puers. Le sceau des échevins de Puers offrait un champ couvert d'un réseau. Dans le haut, on voyait un bras tenant une crosse, et que deux personnages semblent contempler avec admiration. La légende porte : s. scabinorui
DIC... PUEDERSA
L'église de Puers. — Malgré la vaste éteudue du territoire qui lui était subordonné, l'église de Puers n'était qu'une demi-église, c'està-dire un temple d'ordre secondaire, en 4139, lorsque l'autorité épiscopale en donna le patronat à l'abbaye d'Afllighem*. Les dîmes dépendantes du patronal furent l'objet d'une contestation entre les religieux d'Afllighem et ceux d'Inde: l'abbé de Jette, Henri, et deux dignitaires du chapitre de Bruxelles, le doyen Godefroid et le chantre Henri, furent désignés par le Saint Siège pour juger ce différend; Inde renonça à ses droits sur le patronat et, en particulier, sur un tiers de la vieille dîme qui y était annexée, consentit à partager avec Afllighem la dlme des terres qui avaient été défrichées pendant les dernières années, et se réserva la propriété exclusive des deux autres tiers des vieilles dîmes (mai 1222). Longtemps après, d'autres débats du même genre surgirent et furent décidés par une sentence de l'archevêque de Malines. Les deux abbayes se disputaient la dime des champs nouvellement défrichés, que Saint-Bernard rangeait au nombre des anciennes cultures, et qui comprenaient, en réalité, 40 bonniers de bruyères; en outre, Saint - Bernard prétendait ne pas devoir de dîmes pour 20 bonniers de terres que les moines exploitaient eux-mêmes, et ne pas contribuer dans la compétence allouée au curé. Par une décision datée du 8 septembre 4628, l'archevêque Boonen lui donna gain de cause sur ces deux points. Le curé levait anciennement quelques parties de la dlme; il y renonça, le 3 août 4639, et sa compétence fut alors Oxée à 300 florins, que l'on porta à 700, en 4767. En 4759, ou voulut lever à Puers la dime des patates, mais les habitants se refusèrent à la payer et gagnèrent leur procès.
Le curé de Puers était anciennement aidé dans ses fonctions par un vicaire; en 4653, on lui donna, pour assistants, deux prêtres du séminaire
• Vojez plus haut, p 50. — » Voir au verso.
de Malines, qui occupaient une habitation contiguë à la chapelle de Calfort. Plus lard, à ces deux prêtres on substitua deux vicaires r le premier recevait 250 florins sur le produit des revenus de l'ancien hôpital de Calfort; au second, on alloua d'abord les biens d'une fondation créée par le prêtre Vanderschueren ; puis, les habitants ayant déclaré être prêts à réclamer juridiquement la fixation de son traitement, les vicaires généraux de l'archevêché unirent à la cure, pour ce vicariat, la chapellenie de Notre-Dame (1739). Depuis lors, le second vicaire de Puers recevait, de ce dernier bénéfice, 100 florins par an, à la condition de dire toutes les semaines deux messes; en outre, la chapelle de Sainte-Lucie, à Eyckevliet, chapelle qui dépendait au spirituel de Puers, mais dont le ressort formait au civil une annexe de l'échevinage d'Hingene, dans le comté de Flandre, lui payait 80 florins, sur les produits de sa chapellenie, et les habitants de ce hameau lui donnaient 160 florins. Cette chapelle avait été brûlée par les gueux; dans la suite, on la rebâtit et les religieux de Saint-Bernard y célébrèrent le service divin jusqu'à leur rentrée dans leur ancien monastère, près d'Anvers, en 1616. Les habitants du hameau ayant demandé que le curé de Puers, conformément à l'ancien usage, se chargent du soin de leur dire la messe les dimanches et jours de fête, l'oflicial lui céda les revenus de la chapellenie, le 6 septembre 1668, sauf une moitié, qui fut laissée à la cure de Natten-Haesdonck. Depuis, Eyckevliet a vu s'élever un nouvel oratoire, que l'archevêque consacra le 7 octobre 1779, et, en 1782, les habitants obtinrent un desservant particulier.
L'église de Puers est un grand édifice dont l'intérieur n'est pas dépourvu d'élégance. Le chœur et les transsepts datent seuls de l'époque gothique; ils sont bâtis dans un beau style ogival, éclairés par de hautes fenêtres, et à voûtes formées de nervures croisées *, La tour, qui s'élève en tête de la nef, a été commencée en 166ÎS et achevée en 1689, avec le produit des dons des habitants et des subsides des décimateurs. Elle est de forme carrée, et supporte un clocher de forme octogonale, que surmonte un toit profilant en talon ; à chacun de ses angles se trouve un contre-fort qui, plus haut, se transforme en un pilastre d'ordre toscan et renflé à la base. Le 12 septembre 1741, la plus grosse des cloches que renfermait la tour de Puers tomba au travers de la voûte, mais sans se briser; le 28 septembre 1836, le tonnerre incendia le sommet de la tour, qui fut heureusement sauvée d'une destruction complète, par le zèle des habitants.
' On avait sans do<ite achevé l'ancienne église de Puers. le 13 mai 138V, lorsque la duchesse Jeanne de Bruhant donna î florins, valant 5 peters, pour la fonte de sa cloche.