‹ Histoire des environs de Bruxelles, ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette villeChapitre 28 sur 43 · SUS · texte numérisé non relu

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L'église étant devenue trop petite pour la population du bourg, on résolut, au commencement du dix-huitième siècle, de donner à la nef la largeur du transsept. Le 30 mai 1742, on posa la première pierre de la nef actuelle, qui a 98 pieds de long, 76 de large et environ 100 de haut. Elle se compose de quatre travées, divisées en trois parties par deux rangées de colonnes cylindriques, et recouvertes par des voûtes à arcsdoubleaux. Le frère Philippe Meulemans, Dominicain de Matines, en dirigea d'abord la construction; cet architecte étant mort le 9 octobre 4742, pendant un voyage qu'il fil à Steenockerzeel pour y acheter des pierres à bâtir, on le remplaça par le frère Thomas, du couvent des Augustins de Termonde. La dépense fut en partie couverte au moyen des dons deshabitants, qui se montrèrent très-généreux, et dont un grand nombre prirent plaisir a travailler de leurs mains à l'embellissement du temple paroissial; l'abbaye d'Afflighem donna 2,800 florins; Saint- Bernard, 4,200; la fabrique emprunta 6,000 florins. Les travaux ne durèrent que 151 jours; dés l'année 1742, la maçonnerie était achevée; la vieille tour, qui s'élevait du côté du midi, fut alors abattue et ses débris servirent aux fondements des nouvelles constructions; quant à l'ancienne nef, elle ne disparut que l'année suivante. Son pavement, que la commune paya 700 florins, servit k paver le chemin allant de la rue dite la Chaussée, à Puers, jusqu'à Calfort. La guerre contre la France ayant forcé de suspendre les travaux, ce ne fut qu'en 1750 qu'on put les reprendre; en 1753, on acheva les voûtes et on plaça les fenêtres, les portes, le pavement. Saint-Bernard donna alors 1,800 florins, et Afflighem 1,200; des ouvriers wallons entreprirent la construction des voûtes et le plafonnage de la nef, pour la somme de 1,150 florins. Bien que, dès ce moment, l'édifice fût terminé, ce fut seulement le 4 octobre 1779 que l'archevêque de Ma Unes en fit la consécration

Au siècle dernier, il existait trois autels dans l'église: ceux de Saint - Pierre, de Notre-Dame et de Sainte-Anne ou de Sainte-Croix. En 1755, on plaça sur ce dernier une belle peinture représentant le Crucifiement. Un magnifique groupe de sculpture : le Christ remettant les clefs d saint Pierre, surmonte le maltre-autel ; le chronogramme: DIXIt bI CiirIstVs : pasCe oVes Meas (1724), nous apprend la date de ce chef-d'œuvre, dont l'auteur est malheureusement resté inconnu, mais qui est probablement de Kerrix. Six peintures dues à cet artiste anversois:fe* Quatre Émtigclistes, la Cène et Saint Pierre, décorent les stalles. Dans la nef, on voit quatre

1 Ces deuils sont emprunté aux archives du doyenné de Puers-WolTerthem, dont j'ai déjà parle. M. le notaire Eru m'a en outre communiqué quelques uote» concernant I église, et réunies, les unes, par son père, qui fut bourgmestre à Puers ; les autres, par M. Vuye.qm. plus anciennement, remplit les marnes fonctions.

confessionnaux , dont deux sont chargés de chronogrammes rappelant les années 1718 et 1725. Les orgues, pour lesquelles Saint-Bernard donna 600 florins à la fabrique, datent de 1 723 et ont coûté 5,000 florins. Les ornements que nous venons d'énumérer sont dus, en grande partie, au curé Louis-François Verbrugghen, mort en 1739, qui possédait une fortune assez considérable, et que, d'ailleurs, ses paroissiens prirent plaisir à seconder. La sacristie fut bâtie précisément à l'époque qui vit l'abolition temporaire de l'exercice public du culte; elle fut construite en 1795, et ornée de belles boiseries sculptées, à ce que m'a dit M. le notaire Erix, par un menuisier de Puers, nommé Van Cakelbergh. On conserve dans cette sacristie de magnifiques ornements, et, entre autres, un vêtement sacerdotal provenant de l'évéque d'Ypres, Caïmo, et décoré de ligures datant de l'époque gothique. En 1708, les cloches de toutes les églises voisines furent amenées à Puers, où on les brisa dans l'église; on les vendit ensuite, mais les habitants en conservèrent tant de fragments, qu'ils suflirent,en 1801, pour la fonte d'une nouvelle cloche; elle a été refondue, en 1823, par Vandergheyn, de Louvain; elle pèse 5,500 livres. Plusieurs dates se lisent sur différentes parties de l'église de Puers : le transept méridional porte cette inscription : DIVae — eXtrVXIMVs - CrVCI (1743).

Calfort. — Dès l'année 1300, on trouvait, au lieu nommé Calford (Calfordia) *, un hôpital dédié à Notre-Dame et desservi par des frères et des sœurs, auxquels l'abbé Henri et les religieux d'Afflighem cédèrent, à charge d'un cens annuel de 3 tournois noirs, un bonnier de prés, situé devant cet hôpital (acte daté de l'octave de Saint André, 1500). Cet hôpital déchut insensiblement, et nous voyons, le 5 juillet 1462, que le conseil de Brabant en confia la direction à Marguerite Vandenberge, preuve évidente qu'il n'était pas dans une situation normale. Bientôt, comme il ne s'y trouvait plus que quatre sœurs : Anne Van Heerle, rectrice, Hippolyte Meganck, Anne Van Bulant et Catherine Macs , l'évéque de Cambrai le donna aux religieuses de Ileyndonck, à la condition de payer une pension aux quatre sœurs, et d'héberger les pèlerins pauvres (2 novembre 1552) Cette seconde communauté s'clant éteinte par le décès des religieuses, l'autorité diocésaine donna les revenus de l'hôpital, vers le commencement du dix-septième siècle, au séminaire de Malines, qui, il y a 70 ans, payait 550 florins a un vicaire de Puers pour dire à Calfort cinq messes par semaine, y entendre les confessions et y enseigner le catéchisme, les dimanches et jours de féte,et y chanter le salut lors des

1 Kalsvoert, IloO envirou. — Un acte de l'an IlôT» mentionne Sigtr de CaUort Curlulnire de l ahbayt d'A/Jliyhem.

* optra j,pi.,i. m, p gm.

fêtes de la Vierge. Le séminaire entretenait aussi la chapelle, qui a été rebâtie il y a environ 100 ans, comme l'indiquent suffisamment les grandes fenêtres cintrées qui l'éclairent, du côté de l'ouest, et entre lesquelles se dessinent des contre-forts d'une construction très-simple; un autel y fut consacré, par l'archevêque Cruesen, en 1662. L'archevêque Boonen y érigea, en 4640, une confrérie de Notre-Dame la Douloureuse, à laquelle le pape Alexandre VII accorda des indulgences, le 15 juin 1661. La chapelle de Notre-Dame aux Larmes (Onze Lieve Vrotnce ten Tr aérien, Dealœ Mariœ Virginùt ad Lacrymas) est un pèlerinage très-renommé; on y va surtout le dimanche après l'Assomption et on y invoque l'intercession de la Vierge contre les lièvres. La date 1749 est inscrite sur le montant de la porte. L'intérieur ne contient rien de remarquable, si ce n'est un vieux tableau représentant ta Création, et où l'on voit nos premiers parents vêtus à l'ottomane. Les bâtiments de l'ancien couvent, qui sont contigus à la chapelle, et qui sont aujourd'hui occupés par une brigade de gendarmerie, paraissent assez anciens.

Le hameau de Calfort, où on levait autrefois un tonlieu, au profit du duc de Brabant, ne renferme rien de remarquable, si ce n'est une maison de campagne, V Kchelpeel hoft habitée, pendant l'été, par M.Diercxsens.

Oppuers — Une partie de la paroisse de Puers, celle qui s'étend ver3 l'occident, reconnaissait l'autorité des ducs de Brabant. On l'appelait Oppuers, c'est-à-dire le Haut-Puers, à cause de sa situation

» Oppuers (Oppuedersel, HH; Opheursse, 1V51 ; Oppuederte, 1505; Oppuertw, 1508; 0/>ftuers, 1664j, commune du canton de Puers, à 5 I. au N.-N.-O. de Bruxelles.

Territoire . En 1686, le village comprenait 583 bonmere. dont 357 de terres. 13 do prairies et de pâtures, 12 de bois; lo revenu imposable s'élevait a 5,095 florins. En 1846, sur une étendue do 472 hectares, on y trouvait : 242 h. cultivés en cerérales. 4.1 h. cultivés en plantes industrielles, 90 h. cultivés en racines et fourrages, 13 h. do prairies. 3 h. de vergers. 8 h. de jardins potager», 2 h. do bois. La verge linéaire avait 1/3 pieds do

Hruxclles.

Nombre d habitations ■. En 1V35, voyez Puers ; en 1686, 28 chaumières. 3 brasseries. 2 auberges. 7 boutiques, etc ; en 1846, 184 maisons.

Population ■. En 1786, ; en l'an VIII ; au 31 décembre 1831, 1,024; au 15 novembre 1846, 983, formant 19(5 ménages, 137 enfaots recevaient l'instruction ol 152 personnes les secours «le la bienfaisance.

Industrie : 1 moulin a vent, qui existait déjà sur la Pant<jat hcyde, en 1508, 1 moulin à eau. 1 braSMTio, 1 fabrique de chandelles.

Dépendances ; Les hameaux dits Meir, S'yven on iïyvendriesch, Kattestraete, Srhooten ou SrhaddekÊiuIrtes, de Keten et Pantguiheyde , les fermes dites I Steentjen, Cahlrrhoef. etc.

Les registres de I état civil commencent en I an VI.

en amont du bourg. Il y existait une seigneurie surnommée Van der Catsteren ou der Calster, d'après la famille Louvaniste de ce nom ; elle avait son maire, ses échevius, le droit d'adhéri lance et de déshéritance, la surveillance sur la Claverbeek et les autres ruisseaux, ainsi que la nomination d'un tribunal spécial pour l'exercer : celui des waterlaten ou tenanciers des eaux, et enfin le droit de schaesthouden de tout habitant. Les échevins d'Oppuers allaient à chef de sens, tantôt à Sleenhuffel, tantôt à Uccle.

Le premier seigneur du lieu, qui soit connu, est Marguerite Vandercalsteren, à qui succédèrent : Gilles de Zwynegem, puis Bertel ou Barthélemi Thomaes, et, par achat à ce dernier, Jean, fils de Jacques de Voesdonck (relief de 1405-1406). A la demande de Jacques de Voesdonck, le duc Antoine fit faire une enquête par le drossard de Brabant, sire Henri de Berghes, afin de déterminer quelles étaient les prérogatives dont le fief des de Calsler jouissait; le maire de Merchten, Guillaume Pipenpoy, et un des serviteurs du receveur du quartier d'Overzenne, Jean Dca YVuwe, assistèrent à cette enquête, dont le résultat fut soumis à l'examen des conseillers du duché et sanctionné par une charte datée de Turnhout, le 27 novembre 1414 '. Nicolas Den llerder obtint, le 25 septembre 1448, l'autorisation de faire assermenter les sept tenanciers de cette seigneurie et, en 1504, Arnoul de Diest, receveur de la ville de Matines, époux de Catherine de Voesdonck, fille de Jacques, et pour qui Jean Zoeten avait fait le relief en 1475, acquit la haute, moyenne et basse justice appartenant au domaine, à la condition que, lorsque le souverain lui rembourserait les 200 livres pour lesquelles il prenait en engagera cette juridiction (ce qui arriva en 1519), il retiendrait tous les droits dont il était en possession, selon la charte de 1414.

François Van Diest, fils d' Arnoul et de Catherine (r. du 27 avril 1528), ne laissa que des fil les : Catherine, qui eut pour tuteur Jossed'Oyenbrugge (r. du 12 mars 1537-1558), et Marguerite, femme de Jean Vandermeeren et mère de Maximilienne Vandermeeren; celle-ci épousa François d'Ongnyes, seigneur de Coupigny, dont elle eut messire Claude, seigneur d'Oppuers après sa grand' mère (r. du 21 avril 1595). Messire Jean Vandermeeren eut quelques contestations avec la chambre des comptes au sujet des droits du souverain et des siens, et conclut enlin une convention avec elle *. Son petit-fils vendit le village à messire Philippe Snoy et à sa femme Walburge Vanderaa. Le nouveau seigneur était le neveu du fameux Thicrri Sonoy» gouverneur de In Nord-Hollande et amiral du

« Rtgiitrt dt* chartr* drposrrt tn l an lîiOO. f" 291

* AnfiçuïiryMi run Utrehltn, §§ 13 ci »8.

Zuyderzéc, qui se rendit si redoutable aux catholiques. Son neveu commença la grandeur de la famille. 11 fut plusieurs fois bourgmestre de Malines et reçut l'ordre de la chevalerie, en 1633. Le 21 août 1626, il acheta, moyennant 800 florins, In haute justice d'Oppuers (relief du 13 août! 633), que deux paiements successifs, le premier de 1 ,300 florins, en 1638, et le second, de 4,400 florins, le 16 mars 1648, confirmèrent à son fils Jean-Charles.

Jean-Charles Snoy releva, le 6 novembre 1637, le village d'Oppuers, que le roi Charles II érigea en baronnie, en sa faveur, le 22 mars 1664 (r. du 21 mars 1665). On constata alors que ce domaine produisait un revenu de 6,255 florins, sivoir : la justice, les cens, le droit de gerbe, la cour féodale (de laquelle relevaient 33 fiefs, dont un seul plein fief), le meilleur catel, 1,225 florins; Yhof ten Rerghe et ses dépendances, avec sa ferme, 1 ,335 florins; la ferme de Calster et les terres, bois et pâ tures qui y étaient annexés, 955 florins ; différentes parcelles de terres, 1,523 florins; quelques bois, 120 florins; les plantations, allées, etc., 675 florins; le moulin, 420 florins. Six ans avant sa mort, le baron Snoy donna Oppuers à son fils Jean-Jacques-Anloine (r. du 16 février 1683), dont la fille unique, Charlotle-Marie-Florence Snoy (r. du 3 octobre 1691), prit pour époux Charles-Philippe Hangouart, comte d'Avelin, seigneur de Seclin, grand bailli de Lille. Le comte d'Avelin hérita de sa femme (r. du 20 avril 1726), et laissa ses biens et ses titres à son fils Antoine-François-Joseph, marquis et comte d'Iïangouarl (r. du 15 juin 1769). Le marquis François-Auguslin-Huberl- Colelte-Anne, dit le baron d'Oppuers, chevalier de Malte (r. du 6 septembre 1777), vendit Oppuers â Philippc-Ghislain Snoy, petit-fils de Jean-Charles, second fils du premier baron d'Oppuers (r. du 27 décembre 1777). Il fut créé baron Snoy d'Oppuers par le roi des Pays-Bas, avec droit de transmission dans l'ordre de primogéniture. Son fils aîné, Idesbald-François-Ghislain, a été chambellan du roi Guillaume, puis membre du sénat belge; il est mort en 1840, après avoir eu, de Joséphine Cornet de Grez, entre autres enfants, le baron Idesbald, mort le 29 avril 1844, ne laissant qu'un fils encore mineur, George, né de Julieune-Louise-Élisabelh de la Croix, marquise de Sayve.

En 1475, lemanoir des Calster était encore debout et entouréde fossés; mais, en 1529, son emplacement ne formait plus qu'un terrain inhabité (een gelege); cependant la Calster hoeve, l'ancienne ferme seigneuriale, existe encore. Vhof ten Berge s'élève sur les bords de la Clnverbeek; c'est une maison de campagne bâtie dans un style très-simple, mais entourée de beaux jardins. Dans une petite villa, dite communément het Iluysken ou Verbrandt Uvyshn , appartenant au comte d'Avelin ,

on trouve, dit l'auteur de la Généabgie de Coloma un portrait qui représente un gentilhomme ayant un faucon sur le poing; sur le cadre se lit son cri de guerre, ses huit quartiers, sans indication nominale, et l'inscription suivante: randerode, randerode.— messir adolf

VANDERAA, CIIL., Sr DE DONCQ , GRAND FAULCONR. ET ESCOUTETTE DE MALI- NES, TREPASSA EN L'AN 1 553. — IL ETAIT FILZ DU Sr JEAN VANDERAA, ESCOUTETTE DR MA LIN ES , CONSEILLER ET GRAND FAULCONIER DE L*EMPr

max. et db piiilp., son PiLZ. L'habitation mentionnée dans ce passage n'est autre, sans doute, quel'hof ten llerye, située à Puers, près de la LippeUtoschebeek. Le greffe du tribunal de Matines possède les registres aux adhéritances des échevins d'Oppuers.

Le village d'Oppuers, aprèsavoir longtemps formé une administration civile distincte, demanda, en 4680, qu'on lui nommât un curé; en 1741, les habitants renouvelèrent leur demande, etoffrirentd'abandonner leurs 4 droits sur 40 bonniers de bruyères, si les décimateurs voulaient leur bâtir une chapelle. Plus tard, ils réclamèrent encore : leur village, disaient-ils, comptait 408 communiants et 190 enfants, soit une population totale de 600 âmes, laquelle ne pouvait remplir régulièrement ses devoirs religieux, par suite des inondations de l'EyckevIiet. Le curé de Puers reçut du gouvernement, le 12 juillet 1762, l'ordre de comparaître dans une réunion où celle question devait être débattue; cependant on ne fit rien alors. Sous la dominalion française, le village fut d'abord réuni à celui de Puers, puis redevint uue commune distincte; un partage des biens de leurs bureaux de bienfaisance respectifs s'opéra le 8 germinal an XII. A la même époque, Oppuers devint enfin une paroisse et l'on y bâtit une église, dont le baron de Snoy et sa femme posèrent la première pierre eu 1805, comme nous l'apprend l'inscription suivante : piiilippus gislenus snoy — ende — vrouwe maria —

ALEXIS FRANCISCA — VANDERGRACUT, — SYNE ECTGENO0TE, — I1EBBEN DEN EERSTEN — STEEN — DE S Eli XERKB GELEYT, — 0P DEN 6 JUNY 1803.

Elle est dédiée à saint Jean et à saint Amand, patrons de l'archevêque de Malines, de Roquelaure. Elle consiste en un petil édifice sans importance; le haut de la tour, qui a élé bâtie sous le règne du roi Léopold, affecte la forme du couronnement de la tour de Puers. Les habitants d'Oppuers payaient autrefois au duc de Hrabanl un cens de 16 deniers de Louvain pour un terrain vague dont on leur avait abandonné la jouissance. Ce terrain, qui porlail le nom de Puntgut heyde, fut, par la suite, défriché en partie, et on y bâtit quelques maisons; mais, pendant l'époque de tranquillité qui suivit les guerres de religion, les habitants en revendiquèrent la propriété, et obtinrent un édil qui défendait

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d'en aliéner aucune portion, sans une permission du souverain, auquel la commune s'engagea à payer un cens annuel de 4 florins (28 avril

Breendonck ». En 1779, les décima tours de Puers, à la demande de l'archevêque de Mali nés, firent bâtir à Brecndonck une grande chapelle, dont l'archevêque consacra l'unique autel, le 26 avril 1780, en l'honneur des martyrs de Gorcum. Le 2 mars 1780, le même prélat érigea cet édifice en une succursale de l'église de Puers, dont le troisième vicaire dut résider à Brecndonck ; sur 5,559 communiants que comptait alors la paroisse, il y en avait 975 qui habitaient ce hameau et les localités voisines : Moorheyde, Moorstraete, Suerensop, Wachting, ffoogheyde, Sagestrate, Vurt ou de Veurt, Palingstraete, Schaefstraete, Reywegh, PuUaert et Breeweg, dont les noms, pour la plupart, dérivent des mots heyde, bruyère, et straete, rue, ce qui indique suffisamment l'aspect que le sol y présentait autrefois. La dénomination de Brcendonck ou le Grand Polder prouve que, primitivement, certaines de ses parties étaient quelquefois inondées. Au siècle dernier, l'abbaye d'Afllighem payait, tous les ans, au vicaire de Breendonck, 400 florins, pour sa compétence, et 145 florins, pour autant de messes qu'il devait célébrer. L'église reconnaît aujourd'hui pour patron saint Léonard.

L'existence indépendante de Breendonck, comme institution civile, est de date toute récente. C'est par une loi promulguée le 17 juin 1836, que la fraction sud-est de Puers a été élevée au rang de commune distincte. Un arrêté royal, du 4 août 1846, Ta dotée d'un marché hebdomadaire, qui se lient le mardi. On trouve à Breendonck cAdtaw de Ter-Meeren ou Meerhofrqma appartenu successivement : à Guillaume-Joseph-Xavier de Man d'Hobruge, mort sans enfants en 1 789 ; à son neveu Jean-Léopold- Joseph, seigoeur d'Allen rode, qui décéda en 1820; au (ils aîné du précédent, Charles-François-Joseph, mort à Brecndonck, en 1830, et au frère de celui-ci, Joseph-Louis de Man d'Uobruge, créé baron d'Attenrode et de Wever par arrêté royal du 14 juin 1838, sénateur, père de M. Jean-

1 Breendonck [Rrededune, 1*13; Bredendonc, 1i64), commune du canton de Puera, a 4 1/2 I. au N. do Bruxelles.

Territoire •. En isU. sur une étendue de 801 hectares, on y trouvait 441 h. cultives en céréales, 87 h. cultivés en plantes industrielles, 143 h. do racines et fourrages, il h. de prairies. ï h. do vergers. 9 b. de jardins potagers, 6 h. de jardins d'agrément, 3 h. de jachères.

Nombre d'liabitati<m$ : En 1846. 315.

Population ■. Au 15 novembre 1846, 1,629 habitants, formant 315 ménages; 219 en- I jnts recevaient linslruction, et 201 personnes les secours do la bienfaisance. InduMirie ; 2 moulins à vent, 1 brasserie. Drpendanrct. Voir le texte.

Les registres de l'étal civil commencent en 1837.

Marie de Man d'Altenrode, qui a été commissaire de l'arrondissement de L on va in, et qui, depuis, a été nommé membre de la chambre des représentants, par les électeurs de cet arrondissement.

Des hameaux considérables se sont formés : l'un, le long du chemin conduisant du village à Willebroeck, sous le nom de Breendonckstrate ; un deuxième, sous celui de Reywegh, à proximité de la chaussée de Malines àTermonde; un troisième, HUœksken, près d'une petite route pavée, allant du centre de la commune à Reywegh.

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