‹ Histoire des environs de Bruxelles, ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette villeChapitre 34 sur 43 · ET SON ÉPOUSE, — TRÈS-NOBLE DAME MADELÉNE DE CROIX DE DADIZEELB · texte numérisé non relu

ET SON ÉPOUSE, — TRÈS-NOBLE DAME MADELÉNE DE CROIX DE DADIZEELB

— MORTE A BRUXELLES LE 27 9bru 1748, ÂGÉE DE 95 ANS, — ET LA NOBLE DEMOISELLE, MARIE ALEXANDRINS DE BAG — DEQUIN, LEUR FILLE, MORTE ICI LB 9 9bre 1756.— 2». MESSIRB — CHARLES PHILIPPE MAR- TIN, BARON DE BAUDEQUIN — ET D'HULDENDERGH , Sgr DE PEUTHY ET AUTRES LIEUX, — CHEF MAYEUR DE VILVORDE, MORT ICI LE 2 7bro 1771,

— ET SON ÉPOUSE, TRÈS NOBLE DAME,— MARIE-ANNE, NÉE BABONNB D'EYNAT- TEN — ET SCUOONHOVEN, — MORTE A BRUXELLES LE 24 JANVIER 1777; — DAME MADELÉNE THÉODORE DK BAUDEQUIN, — CHANOINESSE DE L'ILLUSTRE CHAPITRE DE S1 PIERRE — A MOUSTIER ET NAMUR, MORTE LB 14 MARS 1807;

— DAME GABR1ELLE — JOSÊPHE BÉNIGNE GH1SLÊNE , NÉE — COMTESSE DE CROIX DE DADIZEELE, — MORTE LE 12 7bro 1808, — ÉPOUSE DE TRÈS NOBLE ET ILLUSTRE SGr IDESBALD — LIBERT JOSEPH, BARON DE BAUDE- QUIN ET D'IIULDENBERGH, — SEIGNEUR DE PEUTHY, ETC., ETC., — MEM- BRE DES ÉTATS DE BRADANT, — DÉCÉDÉ LE 3 JUILLET 1830.

Le bâtiment principal du château de Batenborch est surmonté d'un toit à la Mansard ; un parc entouré de murailles et planté de beaux arbres lui sert d'encadrement. Le 14 juillet 1681, il était déjà bâti; Charles de Baudequin le donna alors à son fils aîné, avec deux fermes, 40 bonniers de terres, sept bonniers d'étangs et 8 bonniers de bois. Catherine de Baudequin avait commencé a rendre au domaine de Batenborch son ancienne beauté. Par ses soins, la Rademerlstraet\ qui va de l'église de Peuthy vers Mclsbroeck, fut élargie et plantée d'ormes et de chênes (octroi en date du 30 juillet 161b); on coupa par des fossés et des viviers les prairies voisines, qui étaient devenues c marécageuses et infructueuses, » faute d'entretien, et,aOn d'alimenter ces fossés et ces viviers, on pratiqua une retenue d'eau dans le ruisseau(IO février 1616).

Le village de Peuthy ayant été incendié, en 1 489, et la famine en ayant ensuite décimé les habitants, on lui accorda, en 1491, remise du quart de sa cote dans l aide volée par les États deBrabant; le 3 décembre 1537, il obtint la même faveur, en indemnité des dégâts que des

1 Un acte de lan '6i3 donne h un chemin \oi*in du château de Batenborch le uom do /?oyn<î'r»<rfj/r.

troupes y avaient causés. Pendant les guerres de religion, on y brûla plusieurs maisons, entre autres, une brasserie, qui, en 1G25, était remplacée par une simple habitation. Une armée hollandaise y campa en IG78, pendant les mois de juin et de juillet, avant d'aller livrer, près de Mous, le sanglant et inutile combat de Saint-Denis. Le greffe de Bruxelles possède les registres aux adhéritances des échevins dcPeuthy, pour les années 1G50 à 171)5, et quelques autres archives, de moindre importance, provenant de ce village.

L'établissement romain d'Klewvt'. — Les deux villages de Percket d'Elewyt ont formé, pendant près de sept siècles, une seule seigneurie, dont les commencements se perdent dans la nuit des temps, et qui doit peut-être son origine à une villa romaine. Perck, dont le nom a tant d'analogie avec le mot uèo-latin parcusy et dont le territoire est encore en grande partie boisé, en formait peut-être la fraction réservée pour les plaisirs de la chasse, tandis qu'à Elewyt se trouvaient les habitations des colons et des serfs. Dans ce dernier endroit, en effet, une superficie d'environ cinq hectares, comprise dans le champ dit de Zweynbery, présente, en quantité, des fragments de tuiles à grands rebords, de pierres blanches, de pots communs, de patères, d'amphores et de ferraille fortement oxidée. Des découvertes plus précieuses y furent faites a différentes époques : il y a dix-sept à dix-huit ans, un paysan, en voulant débarrasser ses terres de la masse de pierres qu'elles contenaient, trouva une cave et deux puits dont il enleva les matériaux. Ce travail mil au jour plusieurs petits vases, ainsi que de belles coupes eu terre rouge, ornées de dessins, des clefs, un cheval sculpté en pierre blanche, avec

« Elewyt (Eluyte, 12IS, Eletcile, 12C5. 128V; EUuyte, 1312; Erlwyt, IHo; Elttnjck, 1806; Eleuyt, 1619). commune du canton de Vilvurde, à 2 3/1 1. nu N.-I/4 N -O.de Bruxelles.

Terrttotre : Kn 16S6, le village comprenait 301 honnicrs. dont 276 de terres, 88 de prairies, 66 de bois. 71 de bruyères ; 1«» revenu imposable s'élevait à 0.749 florins. En 1840, sur une étendue totale de 061 hectares, on y trouvait : 327 h. cultivé» en céréales. 33 h. cultivés en plantes industrielles, 129 h. cultives en racines et fourrages. 40 h. de prairies, 11 h de jardins potagers, 1 h. d« pépinières, 23 h. de bois, 6 h. de jachères. La verge linéaire ava.it 17 1/3 pieds de Bruxelles.

Nombre d habitations : En 1435, 63; en 1480. 26 ; en 1325, 60; en 1686, 68 chaumières, des fermes. 2 châteaux, 1 brasserio. 7 auberges, 1 boutique. 1 forge ; en 1846, 251 maisons, dont 1 Inhabitée.

Population ■. En 1786, 1 ,962 habitants; en Pan VIII, 983; nu 31 décembre 1831. 1,242; au 15 novembre 1846, 1,353, formant 231 ménages; 90 enfants recevaient Instruction, el 565 personnes les secours de la bienfaisance.

Industrie: Le moulin a eau de Steen. 1 moulin à vent.

Dépendances: Outre les localités mentionnées dans le texte, les hameaux den Dries et dm Ouden- Wippen- Dries, les fermes dites Seerhoef, den Doelhof, etc. Un acte de l'an 1293 mentionne ene stat die mm hitt bi den Vekme, daer mm rart te Meerbeke xcaert ; dans un autre de l'an 1304, on cite la Yredebtemde, le Vredebroech, près de ( église.

Les registres de Pelât civil commencent en 1677.

le socle qui le supportait; une plaque en bronze portant une inscription, plusieurs ornements en cuivre et d'autres objets. Des terres contiguës fournirent des urnes cinéraires, contenant encore leurs cendres; non loin de là étaient éparpillées des cendres de bois brûlé; on y trouva aussi un vase commun, rempli de chaux.

M. Galesloot, à qui l'on doit les détails qui précèdent \ profita de l'obligeance du localairepour faire fouiller le sol en sa présence, et y trouva, à deux pieds de profondeur, des restes de pavement composés de petites pierres de grès sablonneux, jointes entre elles par de la véritable chaux romaine. Il fit réitérer ce travail en plusieurs endroits, et il obtint partout le même résultat. De temps à autre, on rencontrait de grandes pierres blanches, semblables à celles qui composent le statumen des voies militaires; des morceaux de tuiles, ainsi qu'un grand nombre de fragments de poteries. Une pièce de lerre renferme une telle quantité de décombres, qu'elle a beaucoup perdu de sa valeur, quoique la nature du sol y soit la même qu'ailleurs. C'est la seule parcelle sur laquelle on n'ait pas entrepris des travaux dans le but de la dégager de ces débris; aussi, est-elle presqu'enlièremenl dallée, ainsi que M. Galesloot s'en est assuré.

Tout atteste qu'Elewyt formait, dans l'antiquité, une localité ayant quelque importance. On y a trouvé, entre autres objets, la partie inférieure d'une coupe de terre rouge sigillée, portant le nom du potier : Nerca; un couvercle de la fabrication deMopiust, et un restant de coupe, de celle de Sucanus; le chaton d'une bague sur lequel est gravé un Mercure assis, tenant dans la main droite le caducée et dans la main gauche une bourse; un anneau de cuivre, un bouton représentant une tète de lion, des parties de boucle, une fibule de bronze^ la moitié d'un bracelet, des glands de chêne, également de bronze; deux tessons représentant, l'un, un génie, l'autre, un cerf lancé en pleine course, etc. Quant aux monnaies de l'époque romaine, Van Gestel savait déjà qu'on les rencontrait à Elewyt en grande abondance. Suivant une tradition très-répandue dans le village, les parents envoyaient jadis leurs enfants aux champs, pôur en recueillir après les fortes pluies; une prairie où elles fourmillaient, dit-on, eu a pris le nom de Silveren bempt, la pâture d'argent, qu'elle portail déjà il y a quatre siècles *. Le sacristain de l'église paroissiale a formé une collection de monnaies anciennes, qui se compose d'environ cinquante pièces. Parmi celles que l'on a trouvées à Elewyt, on cite une consulaire d'argent, qui pacalt provenir de la famille Cornelia;

1 jVoM'rr.» tur la dé' Ourtrte d antiquité* romaines a Eletcyt {Bulletin* de l'Académie, t. XIII. n» 12). — Voyez lUMI une note du même autour, daus les Annale* de I Acadrmit darchéo Inairde llelatque. année 1850. p i.'i.

» He S,lreren bempde, U9fl.

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