‹ Histoire des environs de Dieppe comprenant les cantons de Longueville, deChapitre 3 sur 10 · B0UA6 DE LONGUEVILLE · texte numérisé non relu

B0UA6 DE LONGUEVILLE

La duchesse de Nemours» dernière tige du sang des Longueville , mourut le 16 juin 1709, à Tâge de 82 ans*

Sous les grinces de la maison d'Orléans , la jvslice étaii administrée , dans tout le (hkcké de Lon* gueyille , par un bailli , dont il y ayak appel immé*diat au Parlement de Normandie. Xteos Tarigine , te baiUiage étendait sa juridictiom sur cent seize paroisses » parmi lesquelles nous remarquans celles de Ry, Vascœuil, GraioTiHe^ln-Tettitttriëre» Anffay, Bacqueville-en-Caux , BeUencomlure^ T<Mrcy*le--Grand , Tdtes, etc . , ete •

Après la mort de Tabbé 4'Oriéras» Xiongueville fut de nouveau réuni au don^àie royal* et le baii^ liage de ce duché, qui a subsistât 4am ^esifoe tonie son intégrité) jusqu'au milieu du XVUP siècle, forma toujours, sous la dépemdweé duigra&d bail* liagedeCaux» une espèce de TÎconité nouveHe, é^ale aux ^s^re gr.audes viocmiés apciennes^ qui étaient Caudebec^ Mo«iîfiUi«r&, Arques et Neuf^ châlel. Cdle^i portait le nom de BaiiUia0e rc^ltt vicomial de Longuevâle. Gstt» iripomté ^mprenaît cent douze paroisses* Les ducs 4e LebgueYilie avaient le droit de nommer les curé9 etds^aservanla de yingt-deuK églises ^et de quAlre ^ibapriles du voisinage.

Sur la coUine qui dominé Lo^uevîMe a l'offienlf

14 BOURG DE LONC.Ur^VILLK.

s*élèvcnt toujours » d'une naanièr^ pittoresque et graeieuse, les. ruines importantes de Tantique forteresse de Guiflard , des Du Guesclin et des Dunois. On y jouit d'un ravissant point de vue sur toute la eontrée environnante. Il y a peu d'années , on y remarquait encore» àFun des angles et à l'intérieur de la cour , les dernières traces d*un ancien oratoire, qui» suivant Duplessis» était en titre en 1526» et portait le nom de Chapelle du Roi. Tout ce qui reste aujourd'hui du château de Longueville date de la fin du XV^ siècle et du commencement du XVI®. Toutefois , du côté du septentrion , le mur d'enceinte présente encore , sur une assez grande étendue» une portion de la construction primitive. Dans ce mur du XI® siècle, les cailloux «ont presque partout rangés en épi ou arête de hareng. On voit aussi de ce côté les traces d'une voûte à plein-cintre.

En 1657 , quatre dames pieuses du bourg de Longueville » nommées Marthe DouUé , Catherine Patin» Marie de Baumetz et Éléonore de Baumetz» avaient fondé dans ce bourg» sous le patronage de la duchesse de Longueville » une espèce de société maternelle » ayant pour but de secourir les malades et les pauyres honteux. Malheureusement cette philantropique institution» inspirée» comme on le voit» parUcIrarité chrétienne «bien long-temps

BOURG DE LONGUEVILLE. fS

avant les stériles déclamations des Roussean et des Voltaire» n'existait plus dès le milieu dn siècle dernier. Espérons qu'elle sera rétablie un jour.

Noos avons vu précédemment que l'église du prieuré de LongueviHe était dédiée à Sainte-Foi ; Téglise de la paroisse était sousTinrocation du prince des Apôtres. Le patronage de cette église » comme tontes les dîmes de la paro^se » apparten«t au prieur^.

t L'église actueHe de Longneyille date des XI* et XVI* siÀ^les. Autour du portail , on lit Pinscription suivante , en lettres gothiques : Domvs tttea domvs orationis tocabitvr. Math. 21. Pêr mê qvis introiêrii stdvMtvr. Ion. dO. loanima de Âfonifori L qttesior cBrartvs Hvivs hasiticœ. Au c6té droit, en haut : iV. Blondêl CvratvSj et plus bas : Erat Jnno i 582. Tout le côté septentrional de U net est dn XI» siècle. Le mur est percé de quatre grandes arcades cintrées , surmontées chacune d^une fenêtre romane. Le mur méridional n'offre rien de semblable; seulement le croisillon de ce côté présente des corbeaux romans , une fenêtre romane et une porte à plein-cintre, bouchée. Le croisillon du nord est percé de deux grandes arcades romanes, également bouchées. A côté des deux croisillons , le mur du sanctuaire présente deux petites fenêtres du XI* siècle. Tout le reste de Pédifice est du XVI* siccle. Le grand autel , orné d'une Ascension , offre de chaque côté Saint- Pierre et Saint-Paul. Ces trois tableaux, ainsi que deux Anges adorateurs, et tous les ornements qui décorent le contre-rétable, sont dus-ail pinceau d'un artiste de campagne , nommé Drouet , qui , dit-on, n'a jamais étudié le dessin. Ils ont été peints en 1812. Le chœur est pavé d'antiques carreanx faïences, offrant plusieurs têtes de femmes et d'empereurs romains. Ces pavés, où dominent les couleurs bleu-^ciel^ vert-pré et blanc, sont fort curieux . On trouve dans l'église plusieurs pierres . tombales du XVI* sitVle. La plus grande est celle qui se rencontre dans le chorur, au pi<*d de l'autel. L'inscription tumtdaire est presque entièrement cffVicée. Seulement

.GooQk

iê BOURG &£ LOKGLEVILI^

Quant à Tégliâe in prieuré, elle ofiBnit ob magni^ 6que assemUage des différents types d'architecture, qui, depuisle XP siècle jusqu'à nous, se scmt succédé dans notre pays. Ce curieux monum^it, sauf qqelques portions* est détruit aujourd'hui. Quelques-unfis des sculptures qui le décoraient cmt été transférées au Musée d'antiquités de la ville de Rouen.

Otttre ces deux églises et la chapelle du ehâteau* il y avait encore autrefois , à Longueville » sur nm antique hameau , appelé alors le Bois^u-Héron, et dqmis le Boê-Therm ou Batc^ThetoMe^ village situé du cAté de la ]paroisse des Cent-Âcres, une chapelle dite de Smnie-ihddeine, dont las biens et revenus, en 1738, avaient été réunis à l'hôpital de Dieppe* Cette chapelle Avait été fondée pai^ les titu» laires de l'hôpital de Yaudreville.

Longueville était aussi le chef-Ueu d'un doyenné

on y Ht encore que le haut et puissant seigneur, ou le vént-raUe abbë , dont elle recouvre les cendres , treêpassa le IX jo* de nov. h mil. rc XXX^///(1538). Pries Dieu pot Ivif. L'ëcusson, dont il est impossible de reconnaître les ^maux ou couleurs ^ est charge de trois étoiles , deux en chef et one en pointe , coupée par nm fasce chargée de trois croisettes. Au bas de Téglise se trouvent de charmants fonts baptismaux en pierre du XVI* sîéde , fort àéHi?^ catement sculptés. Malheureusement la piscine est priyu^ de seii supports. A l'intérieur , la tour du clocher repose sur quatre ar^ cades romanes de grande dimension. Les piliers offrei»t des qhapi" taux évasés. Sur le piédestal de la croix du cimetière , on lit 1%3cription suivante, en lettres gothiques : Là m. Fo XXX fX M* Charles Parmentier pire dôna ceste t Pries Dieu peur luy. La croix qui surmonte ce piédestal Tient de Sat|itrCrespin«

ri ifc • rthaniii ' '• ■ '

BOtlU; DE LONGUEVILLE. 47

rural , renfermant cinquante paroisses du voisinage , parmilesquellesnonsremarquonscellesd* Arques, de Bellencombre, du Grand et duPetit-Torcy , de Saint* Saëns, une partie des deux paroisses de la ville de Dieppe, etc.

Longueville était également le siège des officiers des eaux et forêts : ces officiers étaient appelés tous les ans devant le Parlement de Rouen , pour rendre compte de leur gestion.

L'ancienne paroisse de Vaudreville « aujourd'hui supprimée 9 n'était originairement qu'un hameau dépendant du bourg de Longueville. Son véritable nom , dont on retrouve l'analogue dans Verclives près Écouis, qu'une charte du VIP siècle appelait Wadrelocus , devait être en latin , suivant Duplessis , Wadrevilla. En 11 77» il y avait, sur ce hameau » un hôpital , dont le prieur de Longueville était obligé de faire desservir la chapelle par un de ses religieux. Cette diapelie 9 détruite à la suite d'un iiieendie en 1247 , fat reconsifuite et dédiée de nouveau le 1^' août 1249 , sous l'invocation de iainte Made^ leine » par Eudes Rigault , archevêque de Rimen. En 1419 9 c'était encore un des religieux du prieuré de Longueville qui desservait cette chapelle. Cent ans après , Vbâpital avait été supprimé 9 mais la chapelle était encore en titre. Les registres de l'arche vêché de Rouen , dey années 1598 9 1600 et

.j^Qi,

i^ BOVKG^DE LONGUEVILLE.

1602 » lui donnent le nom de Sainl-^Éloi. A cette époque f c'était encore à Toffice d*aumônier dans le monastère de Longue ville qu'étaient affectés les biens et revenus de cette chapelle et ceux de tout l'établissement dont elle avait fait autrefois partie. Ces biens ayant été destinés par les fondateurs pour concourir au soulagement des pauvres et des malades , et non pour satisfaire la cupidité et les caprices de moines fainéants , Louis XIV » attendu qu'ils amient M détournés du véritable emploi et de l'unique but pour lequel iU aïooient été consacrés ,les retira, en vertu d'un arrêt du conseil daté du 22 décembre 169% , des mains des religieux de Longueville ; et , par lettres* patentes du mois de novembre de Tannée suivante » les donna à T Hôpital-Général de la ville de Dieppe * . Toutefois , les moines de Longueville restèrent en possession de Téglise et des dtmes de la paroisse de VaudreVille. Cette église était dédiée à la sainte Vierge » et, de temps immémorial , appartenait au monastère dont nous parlons. D'un autre côté , le fief du prieuré s'ét^idait aussi sur cette paroisse « aujourd'hui réunie au bourg de Longueville, dont,

t C'est à tort que les lettres-patentes de Louis XIV appellaxt la chapelle de Phôpital de Vaudreville , du nom de Sainte- Foi : c'est SainUEloi qu'il fallait dire. Dans la cour de cet h^pit^d , on trouve une motte ronde , entourée d'un fossé : la propriété de M. d'Âssou- ▼illiers renferme également une motte , de forme à-pcu-prc» semblable , mais moins étendue.

fiOURG DE LQNCrFVILLF. 19

ainsi que nous venons de le dire , elle faisait anciennement partie

II se tient à Longneville un marché tous les dimanches , et une foire le lundi de Pâques* Il s'y tenait aussi une foire le 16 novembre ; le principal commerce de cette foire consistait en bestiaux , toiles , étoffes et merceries.

La population du bourg de Longneville est de 581 habitants.

(Santon ïft fongumllt.

Ce canton renferme 23 communes» et 8,510 habitants.

Lb Catelier-Pelletot , k 5 lieues (sud) de Dieppe, et 1 lieue 1/4 (sud-est) de Longneville, se trouve sur un ancien chemin romain qui , partant de Rtlimiagus , aujourd'hui Radepont {déparie-' ment de l'Eure ), traversait la rivière d'Andelle , et venait par Auzouville , la Vieux-Rue , Morgny , Pierreval , la Rue Saint-Pierre, Cailly, Motteville , les Autels, Bosc-le-Hard et Cropus, gagner le Catetier ; de là elle s'en allatt par Sainte-Foy , le Bois-Hulin, la Chaussée, et^. , se rendre à Arques , puis à la ville d'Eu. La paroisse du Catelier , aujourd'hui réunie à Pelletot, était donc une des

£^ûi.

plus antiques de la contrée. Son nom, qui n'est qu'un diminutif de celui de Castet , rappelle , comme celui de Coêtehn, Ca^Uon , etc., que cette paroisse était reèerable de son origine à un de ces castella gallo-romains dont on retrouTe tant de modèles dans toute la contrée voisine ^ Indubitablement, ce caslellum était destiné à protéger la Toie dont nous venons de parler. — Quant à Pelletot, il possédait , en 1439 , une église dédiée à la sainte Vierge , et une chapelle dédiée à saint Laurent. A peu de distance de cette église , on voit une motfe ronde , entourée d'un fossé. On a découvert sur le iommet de cette mo^e des traces de constructions. — Le Catelier-Pelletot renferme 419 habitants. Entre cette commune et celle des Cent- Acres ^ , on remarque le beau .domaine de Bellemare , ancienne résidence du chancelier d' Ambray.

f Dans Ta plupart des communes qui aToisinent le Catelier, on a recueilli soit des médailles , soit des poteries , des briques ou des tuiles romaines. Cres«y, Heu^eviUe-fur-Sciey Muciiedent, etc., sont surtout riches en objets de ce genre. Sur Saint-Crespin , entre Longucville et le Catelier, dans une piéee de terre appelée la Queitê Baiijnêtêsse , M. d'Imbleval , maire de L<»igueTille , a trouvé , il j a environ dix ans , de nombreux débris de tuiles antiques et plusieurs hachettes gauloises , dont une en pierre verte. Cet emplacement , assez vaste , présente eacore beaucoup de traces de conattuc' lions anciennes.

S La paroisse des Cent-^cres , comme celle de Notre-Dame An Parc , celle de Heugleville-jBur-Scie , etc. , etc. , appartenait , i\è$ le commencement du XI* siècle , aux sires d*Auffay. Les églises et les diitîcs de ces paroisses avaient été données par cette famille au

"'- 1 'YtÉÊiï\ f I

Bertreville-Saint-Ouen , sur la grande roule de Rouen à Dieppe , à 3 lieues 1/2 (sud) de cette dernière ville» et 1 lieue 1/4 (ouest-nord-ouest) de Longueville , est appelé dans les anciens titres J3^irilville ; depuis, on a dit Berlreville^ious^Venise i Venise est un hameau situé sur le bord de la route de Rouen , lequel doit son nom et son origine à un antique cabaret, autrefois très-fréquenté. Vers Tan 9*8 , Richard P' , duc de Normandie , rendit à l'abbaye de Saint-Wandrille les églises de Norville, Gonneville , Bertreville , Fontaîne-en-Bray , Brendiancourt, Eclavelles, Bethencourt , Grainville-la- Teinturière , etc.f qui, avec leurs dîmes, terres, droits et privilèges , avaient appartenu à cette abbaye dès avant l'arrivée des hommes du Nord : Nothuilh , Gotmeuilla , Bertrevillu, Fontes in Brayo, Brendiancowrt , Esclaueles , Betencourt , eccîestam de Gretnuilla , et/m decimis , terris et hospilibus. En 1024, le duc Richard II confirma solennellement cette restitution. L'église de Bertreville portait pour titre de dédicace l'Apparition de Saint^Mivhel.

prieure d'Auffay, qu'elle avait fonde. Ce prieuré ayant été cédé à son tour à l'abbaye de Sainfc^irronlt avec tous ses biens, dépendances et appartenances , Richard d'Auffay conûrmsi, vers l'an 1060, à cette abbaye , la possession des églises et des dimes dont nous parlons. L'abbaye de Saint-Ëyroult en fouissait encore peu d'années avant la révolution.

GoÉuuiJàS

« CANTON DE LONGUEVILIF.

Fn 1256, c'étaient les sires de Tancarville , grandschambellans de Normandie» qui nommaient les curés de Bertreville. En 1495, ce patronage était attaché à labaronniedeManéhonvilIe;en 1677, il appartenait aux ducs de Longueville, probablement comme dépendance de la baronnie dont nous parlons^.

i Manétiouvflle , snr fa rive gaiicfie de la ^ie , à deux lieues 1/2 (sud-est) de Dieppe, et I lieue i/4 (nord-nord-oaest) de Longcterille, est appelé, dans les anciens titres, Manechildis Pailla , nom dont on retrouve l'analogue dans celui de la petite ville de Sainte-M^nehoiild en Champa^e. Les habitants du pays prononcent Afanaur ville. Cette paroisse et son (église d(!pendaient du doyenne de Baccpicville, tandis qit^un de ses hameaux nommé Charles- Mesnil, situé sur la rive droite de la rivière , relevait du doyenné dç LoogneriUe* Dans l'origine, l'église de Manéhouville appartenait aux religieuses de Palbaye de Saint«Amand de Rouen , qui , dans la suite , Téchangèrent contre l'église et les dhnet de la Chaussée-sur-Longueviile, paroisse voisine de celle dont nous parlons. Outre cette église , il y avait anciennement à Manéhouville, au hameau de Charles-Mesnil, connu alors sous le nom de MesnilrHaq'/et ^ une chapelle dédiée à sainte Catherine. Ce hameau appartenait aux riches et puissants sires d'Estoutcvillc. Ce fut Jean d'Estonteville , sire de Torcy et d'Estoutemont , qui fit construire , tout auprès de l'ancienne chapelle que nous venons de mentionner, la. forteresse dont on voit encore aujourd'hui les derniers vestiges. Durant les guerres du roi Charles VI avec les Anglais , cette forteresse servît plusieurs fois de refuge aux troupes hrançaises , et ce fut ce prince lui-même , si nous en croyons le bénédictin Dupleseis , qui , en mémoire d'un avantage considérable qu'il remporta près de là contre les Anglois , donna à la châtellenie du Mesnil-Haquet le nom de Charles-Mesnil. Après la construction de sa forteresse , Jean <l'Estouteville fit coufiidérablement agrandir la ehapeUe Sainte-Catherine , qui se trouvait sur son fief, et qui avait sans doute été fondée par ses pères. Fn 1399, il plaça dans cette chapeUe trois prêtres ou desservants auxquels il donna pour leur entretien , le tiers du poids aus laines de la ville de Rouen , qvi lui appartenoit. Celte fondation fut Vori-

ONTOiN DE LONGDEVIU.E. 23

C'est à Bertreville-sous-Venîse que naquit, le 31 décembre 1727, Sittion-Sylvestre-Glément Le Moyue, auteur de plusieurs ouvrages d'économie politique. Cet écrivain mourut à Bertreville , le 28 juillet 1806. — L'ancienne paroisse de Sain t-Ouen , aujourd'hui réunie à Bertreville » portait autrefois le nom de^Saint-Ouen'Bren'en'Bourse. Les vieux titres de la cathédrale de Rouen disent ecclesta sancli

gioe (Tune riche et belle collégiale qui existait encore à la fin du siècle dernier. Cette collégiale fut établie en 1402, par Colart d'EstouteviUe , fils atné de Jean, dont nous venons de parler. Le fondateur y plaça huit chanoines j mais les guerres des Anglais , du Protestantisme et de la Ligue ayant considérablement diminué la for» tune de cette maison, ces huit chanoines avaient été réduits à six en 1727. Le château de Charles-Mesuil, pris en 1422 par Talbol, qui s'en allait mettre le siège devant Dieppe, fut en partie détruit en 1472 , par Gharles-le-Téméraire , duc 4c Bourgogne. Louis XI , par lcttres>patentes du 16 janvier 1473 , donna à Jean d'EstoutevilL* , sire deTorcy et de Blainville (arriére petit-fils du Jean d*Estouteville dont nous avons parlé plus haut ) , cent arpents de bois pour lui aider à rebâtir cette châtellenie.— Quant à la baronnie de ManéhouviHe , une information dressée en 1495 , nous apprend qu'elle faisait partie à cette époque du duché de Longueville. Elle donnait à ses possesseurs le droit de nommer non-seulement les curés de Manéhouviile , mais enccnre cenx de Bérengrevillette et de Bertreville-sous-Venise. La nomination des chanoines de la collégiale était attachée à la châtellenie. Plusieurs années avant Fextinction <lu duché de Longueville , la baronnie de Manéhouviile , ainsi que la châtellenie de Gharles-Mesnil, était devenue propriété de la tnaisoii de Manneville. Ces deux seigneuries , comme les terres de Manneville, Anneville-sur-Scie , Sauqueville, Ofiranville, etc.^ âurent réunies ensemble et érigées en marquisat par lettres-patentes de Louis XIV, données au mois de décembre 1660 , en faveur de François-Bonaventure de Manneville. 1^ nouveau marquisat porta le nom duManneville-Charlesmesnil. — La population actuelle de la comnnine de Manéhouviile est de 272 habitants.

GoGjfc,

2\ CAXTON DE LONGUEVILLF.

Aaiheni de Bruenmbose; nn aveu de Van 1392 porte simplement Lanibuse. Cette dooble .circonstance prouve que, dans lacurieuse expression Rren^tn-'Bourief dont on a expliqué le sens d'une manière si bizarretle mot Bourse est pour Buée ou Bosc, c'està-dire bois ; il est donc certain que Bren^-en^ Bourse a la même étymologie que Bomenbusc on BortHWi^ base , dont nous avons parlé ailleurs; ce serait en latin LimesinBosco. Cette étymologie, purement gauloise, prouve aussi Tantiquité de cette paroisse, dont l'église, depuis led temps les plus reculés jusqu'à l'époque de la révolution, appartint toujours aux char noines de la cathédrale de Rouen. Plusieursseîgneurs voulurent disputer au chapitre les droits qu'il possédait , mais toutes leurs protestations furent inutiles. Guillaume de Saint-Ouen , fils de Flandine de Saint-^ Ouen , dit le bénédictin Duplessis , exerça de grandes violences sur cette église, et fut excommunié pour ce sujet far V archevêque de Bouen , puis livré au bras séculier , entre les mains de Jean de Bouvrai, châtelain d'^^rques, qui en fit justice. Il vint enfin a résipiscence^ et céda en 1206 , aux chanoines de Bouen , tout le droit et toute Vavoûrie quil pretendoit sur cette église ( archives du chapitre de Rouen ) . — La population actuelle de Bertreville-Saint*Ouen est de 457 habitants.

ToRCV-LE-GRAND,surla rivière d'Arqués et à peu

IMÉ

GASTON ^E LONGUEVaLE. tS

de distance de la route de Dieppe à Paris, se troove à 4 lieues (sud-sud-est) de Dieppe, et 1 Ueue 1/4 ( est ) de LongueviUe. Le nom 4e cet ancien bourg, comme celui de Toumy , TowrviUe , etc« , paraît venir d'une divinité scan^âve appelée Tur, Tor ou Tour, à laquelle ses fanatiques adorateurs sacrifiai^t des victimes humaines : Bol>ert W^ce en parle dans son Rommide Rou. Ce nom fut donné probablement à la commune dont nous parlons par Torffon Tou/rf, sire de Pont-Âudemer , de Tourville, de Torcy , de Tourny et de Pont-Authou, Tun deschefs de la race normande, qui lui-même l'avait inconte^ablement reçu de l'affreuse divinité dont nous parlons; on sait que chez ces peuples le titre de prêtre s'alliait presque toi\|ours avec celui de prmce ou de guerrier. Après avoir, long'temps appartmu à la maison de Pont- Aadcmer. sires de Brionne, de Beaumoirt-le^o^er, de Meulan, etc., la terre de Torcy entra, à titre de dot , dans Tillustre maison d'Estouteville, par le mariage d*Alix de Meulan , Bile d'Amaury II de Meulan et de Marguerite du Neubourg , avec £stout d'Estouteville, le deuxième des filsdeBobertIV d'Estouteville , sire de Yalmont , baron de Gleuvil^, etc.Get Estoutd'EstoutevillCi quementionnnent différents actes des années 1302 et 1303, laissa enlr'autres enfants, Jean d'Estouleville, sirede Torcy et d'Estoulemont , qui combattait pour le roi en

H CANtON DE LONGL'EVILLï:.

1549 et 1350. Colart d'Estoute ville , fils atné de ce dernier , fat également sire de Torcy , d'EsCoutemont et de Beyne , chevalier, etc. Le fameux Charles-le-Maavaîs , roi de Navarre , s' étant approché à la tête de son atmée pour assiéger le château de Torcy , Colart d*Estouteville , au moyen d'une assez grande quantité d*arbres qu'il envoya abattre dans la forêt voisine, s'empressa de réparer ce château et de le renforcer de bastions et de palissades. Le roi de Navarre fut obligé de se retirer. Quelque temps après, le sire d'Estoute ville fut condamné à payer une amende au roi pour avoir abattu dans la forêt tHns chens arbre9 de grande venue à Veffet de f emparer et palissader son fort et chastel de Tourcy. Mais le roi de France lui fit remise de cette amende par ordonnance datée du 6 septembre 1364. Dix ans après, le 2 juin 1374, Charles Y lui fit don de six cens francs d'or, pour ses bons et agréables services^ Le 1" septembre suivant, le sire de Torcy fit sa montre à la Réole , accompagné de cinquante hommes d'armes , de trois chevaliers-bacheliers et de seize éruyers, tous ses vassaux. En 1378 , on le voit, d'après les ordres du roi , assiéger, à la tête de cent soixante hommes d'armes, le chaslel de Mortaing en Basse-Normandie. Il touchait alors, suivant une ordonnance, datée du bois de Vincennes. le 30 avril, èent cinquante francs d'or par mois pour Vetatde sa

CANTON M LONG! EVILLE. 27

personne. Le 12 mai suivant, il était encore au^ bas- (ides deuant Moriaing ; il ayait sous ses ordres deux chevaliers et dix-huit écuyers, à luy appartmans^. Guillaume d'Estouteville , son frère , évêque de Lisieux , ayant fondé à Paris , en 1414 , le célèbre collège de Lisieux, dit de Torcy, Colart d*Estou(eviIle contribua beaucoup, ainsi que ses autres frères, à la fondation de ce collège^. Ce seigneur mourut vers 14t6. Il avait épousé Jeanne de Mauquenchy, fille de Jean de Mauquenchy, sire de Blaioville, maréchal de France. Charles d'Estouteville , Tatué de ses fils , seigneur de Blainville , premier panetier du dauphin, étant mort sans enfants vers l'an 1407, c'éta't à Guillaume d'Estouteville, son deuxième fils, qu'étaient retournées les terres et seigneuries de Torcy, de Blainville, d'Estoutemont, de Beyne, etc. Ce dernier , grandr-mailre des eaux de France , fut

* Le roi Charles V ayant nommé le sire de Torcy gouTerneur du château d'Arqués, ce sei^eur, comme Regnault des Isles, bailli de Caux , ne touchait que cinq sols parisis par jour, et cent solsparistt pour robe par an : cette somme ne suffisant pas pour solder les gens d'armes et arbalestriers qui y devaient estre pour la yarde et seurete de ce chasteau sis près la mer , Charles Y, par des lettres-patentes du 20 mai d379, augmenta de 300 francs d'or le traitement annuel de Colart* d'EstouteyiHe. Sept ans après, au mois de mai 1386, le roi Charles YI lui donna encore, à titre de récompense militaire, cinquante acres de bois dans la forêt de Magny.

S Dans la plupart de ses actes , soit publics, soit privés , le sire de Torcy prend alternativement les titres de conseiller, chamlellan du roi , senechnl de Toulouse et d'Afjen , capitaine des chastels ei villes de Cherhounj , d'Arqués , etc. , etc.

9S CANTON DE LQNaUEVILLE.

fait prisonnier parles Anglais en 1419 , dans la ville

d'Hardeur, qu'il défendait contre eux ; ses terres de^

Torcy» de BlainTille» etc., furent confisquées par le

roi d'Angleterre. Cepradant, il paryint à racheter sa

lil>erté au moyen d'une énorme rançon ; il mourut le

19 noYembre 1449 , et fut enterré à Torcy. Jean

d'Estouteville » son fils aîné , seigneur de Torcy ,

de Blainville, d'Ondeauvillct etc.,grand-matlre des

arbalétriers de France» conseiller et chambellan du

roi , chevalier de Tordre de Saint-Michel , grand-^

prév6t de Paris, capitaine du château de Caen, etc.,

fut un des hommes les plus illustres de son temps. Il

n'avait que dix-sept ans lorsque le roi d' Angleterre

lui raidit , en 1422 , et à ses frères , les terres de

Torcy et de Blain ville, qui avaient été confisquées

sur son père pour punir celuin^i d'avoir été fidèle à

ma roi et à sa patrie. Successivement capitaine de

Fécamp en 1436, d'Harfleur en 1439, deChace-

nay en 1444, etc., il mourut le 11 septembre 1494,

et fut enterré à Rouen, au couvent de Sainte-Glaire,

qu'il avait fondé en 1485. Il avait épousé Françoise

de la Rochefoucauld , dont il n'eut point d'enfants.

Mais il laissait de Catherine Le Roy , sa maîtresse , un

fils naturel nommé Henri, qui fut légitimé au mois

de janvier 1504, aUenduqueledistJehand'EslouteviUe,

me de Torchy, n'avait pu procréer enfans de sa legiltme

èspouzei Ce Henri d'Ëstouteville plaida long-temps

CANTON DE LONGIJEVIILE. f%

contre Jossiae, Jeanne et Jacqueline cinEstouieville • sesconsinesdacÔtépaleriieU qui lui discutèrent avec achametnent les biens que lui antit légués son père malheuretix. Enfin, après plusieurs arrêts contradictoires , Josrine d*EstouteyiUe demeura en pos^ session de la terre de Torcy et d'aune pat tie de celle de Beaumont-*le-Ghariit^, qu eHe porta en dot à Jean Blosset, seigneur du Pléssis-Pasté. Jean Btosset, leur fils , seigneur du Grand et du Petit-Torcy, épousa Anne de Cugnac, dont il eut : 1®, Jean III Blosset, chevalier du Saint-Esprit et de l'ordre du Roi ; 2^, Claude Blosset , dont nous parlons ciaprès; et 5^, Françoise Blosset» mariée à Claude de Ghastelus, vicomte d'Âvalon. Jean III Blossetfut en outre ccmseiller-d'état , capitaine de cinquante hommes d'armes des Ordonnances , Keutenantgénéral au gouvernement de Paris et de l'Ile de France » etc. , etc. 11 se maria deux fois , mais tl mourut, sans laisser d'enfants, le 26 novembre 1587. Ses biens forent partagés entre ses deux sœurs.

1 L'autre portion de la tertre de Beaumont ëcfaat à Jeanne d^£ttouteviile, la deuxième des cousines de Henri. Cette Jeanne d'Estouteyille fut mariée en premières noces à Jean Martel de Bacqueville.

Quant à Jacqueline d'EstoutetiBe , la troisième cousine, elle fiit dame de Charles-Memil, d'Avesnear, de Varennes , de Saint-Denisle-ThilK>ust , châtelaine de Beanvais , etc., etc. Elle (*(>ousa Jacques, baron de Moy^ châtelain de BolIencOmbic , dont elle était veuve en 1520.

Diqitized by ,^

La terre de Torcy échut à Claude Blosset Tataée , qui porta cette seigneurie dim ta famille de MontberoQ» ayaot ^usé, le 4 avril 1553 , Looblll de Montberon « baron de Fontaines , seigneur de Chalandray , de Coudiouxt de la Brosse et de Romazière» chevalier de Tordre du Boit gentilhomme ordinaire de sa chambre , etc. , etc. Louis lY de Montberon. leur 6ls» baron de Fontaines, p<Mwé* dait encore Torcy en 1615. Cette terre ptma ensuite dans la noble maison de Fitz-James. M. le duc deFitz-James, naguère pair de France* ami intime des rois Louis XVIII et Charles X, et aujourd'hui sim(de député , a vendu Torcy » il y a peu de d'années» à différents particuliers. —Le château de Torcy, détruk en 1472, par Charlesle-Téméraire, duc de Bourgo^e, offre encore aux méditations du voyageur et du philosophe» de curieux débris » d'énormeq;)ans de murs, de profonds et larges fossés , que venaient rempUr autrefois les eaux de la rivière d'Arqués^ Cette rivière^ dans les temps anciens, entourait le féodal castel d'une large ceinture, qui n'était pas sans danger pour les assaillants^. — -OH-

1 Bu face du château de Torcy, et sur la'niéme commune , on rencontre , au sommet de la côte du Catellier, dan« un bois-taillis appartenant à M. le vicomte d'Ambray, un vaste fosse dont le tracé forme un demi-cercle sur la pointe du coteau. Cet antique casieHum se trouve à environ uîie liene de la commune du Catelier dont nous avons parle plus haut.

CANTON DE LONGUBVILLE. U

gloairement, le Grand et le Petit-Torcy oe formaknt qu'une seule et même paroisse; mais^yers 1150, cette paroisse fut divisée ^n.deux. Le Petit-Torey • suivant les anciens titres, prit le nom de Satot-Denis de Torcy ; son église et ses dîmes appartenaient, en 1258, au prieuré de ^int*-Laurent-en-Lions ^« QuantauGrand-Torcy, scmégflbe était dédiée à Mrtnl Ribert. Il paraît que cette dernière était alors fort importante, puisqu'en 1 256 nous trouvons qu'il y avait à Torcy-le-Grand trois portions de cure. L'un d^ curés était à la nomination des archevêques de Rouen , et les deux autres chacun au choix d'un patron laïc. Dans lasuite, ces (rois bénéfices furent réunis en une seule et même cure, et ce furent les seigneurs de la paroisse qui nommèrent désormais le titulaire. Il y avait aussi, sur Torcy-k-Grand , une chapelle que les registres de l'archevêché de Rouen,

de l'an 1623, appellent indistinctement Sainte^ w

Anne et Sainte-Caiherine ; c'étaient également les seigneurs de Torcy qui nommai^it les desservants

1 La commune du Petit-Torcy se trouve à environ un quart de lieue de celle de Torcy-le-Grand , sur la rivière d'Arqueg et «ur la route de Dieppe à Beauvais. Cette terre ëtait un quart de fief. Il parait que les prieurs de Saint-Laurent-en-Liims avaient aàiéoé le patronage de cette paroisse , car c'étaient les seigneurs do Petit- Torcy eux-mêmes qui , dans les deux derniers siècles , comme nous le prouvent divers aveux des années 4672 , i729, 4740 , etc. , choisissaient et nommaient leurs curés. La population de cette commune est de 411 habitants.

ai CANTaN M LONÔIÏBVILLE.

de celte diapeUe. EHe deyail se trouver dans une pièce de terre comme de nos jours sous le nom de Terre Samte^Calkerme. Afeu de distance* à mi-côte, on rencontre la fmtaine SaiM-R^pert, qui est dans le pays l'objet d'une grande vénération. On prétend que» malgré sa position élevée» cette fontaine» mtaie dans les pins grandes chaleurs de Tété, n'a jamais été vue à sec. — > Seivant des lettres-patentes de Charles VII , la population de Torcy s'élevait à plus de sept cents âmes en 1438» époque où ce bourg fut presque complètement brûlé. Aujourd'hui » la population de Torcy-le-Grand n'est que de 5t4 habitants. — Il se tient en ce bourg na marché le mardi de chaque semame^.

1 Au bord de la plaiiie , sur le ehemin qui conduit du Grand- Torcy à Loogueville , se trouve la paroisse de Sainte-Foy^ que Ton a successivement appelée Sainte-Fop-la-Gi ffard, puis Sainte- Foi^au- Boit, etc. Uq litre du XH* siècle porte : êceUsia Sanctœ Fidis de Bosco. Dom Toussaint Duplessis dit que ce village ou ce bourç de Longueville pourrait bien être le Pistis de nos anciens rois. Nous avons vu précédemmeftique cette opinion est complètement erronëe. Quant à la paroisse de Sainte-Foj, son église était originairement collégiale : il y existait encore des chanoines au milieu du XJI^ siècle. Gekte ocdlégiale ftft supprimée. L'église , les prel>endes et les dtmes furent données , vcry Tan 1177, au prieuré de Longueville , qui en jouissait encore en I4f9 et 1740. — On remarque sur Sainte- Foj la belle propriété de M. de Bfannastre. — ^La population de cette commune est de 402 habitants.

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Situé sur la grande route de Rouen à Dieppe, et sur celle d'Yveiot à Neufchàtel et à Beauvaîs par Saint-Saêns» ce bourg se trouve à 7 lieues (sud) de la premièrede ces deux villesy et 7 lieues (nord)dela seconde.

Le nom de Tôles , terminaison féminine du mot teutonique Tôt , dont on retrouve l'analogue dans Créiot, Yvelot, Raffelot, etc., signifie un village, une réunion de toits, d^habitations. On Ta traduit en latin par Tofta, et au pluriel Toflœ, comme on traduit Tôt par Tectum.

L'église de Tôtes, dédiée à saint Martin, est d'origine fort ancienne. En 1257, l'archevêque de Rouen et le seigneur de Tôtes se disputaient le patronage de cette église. Dans les derniers temps , c'était le seigneur qui nommait les curés. L'édifice actuel, fort peu intéressant, date en partie du XIV® siècle et en partie duXVP. Sur l'un des piliers de bois qui soutiennent, en dedans de l'église.

G oogle

34 90UKG DE TOTES.

la tour du clocher , on troure, rers le miltea de la nef et du coté du midi, Tinscription suivante, gravée en relief et en lettres gothiques :

te Uft « ^ et X fut cttte tottv t^i eoii «reee et tu tt bit «ft «cbe née pwc Iqi l^ltt«|i«tt bef cUoveittf be CoKtet les |i« rtOMSiKieiui tPav(|«ov jie xtm% ^xfut% « 9tett «109 i|«i «ttin i»i («tre bu lte« «pelé 6f. ibttv nel. M. tpiene 3. Xlottsel et U« tfejkodes.

9. iiottniel. S. 9e »eW[«|Hi. ^«il lebert Sobcvt et 9. Co«f ete b«tt tve |^«rt. ^. be C«««. . . . mec 9. 9ecrflV0' S* ^^ le«. Carbiit. lGlo« «et. il. 5a«ctiav Sovtft Itlottcel.

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