‹ Histoire des États Généraux des Pays-BasChapitre 10 sur 19 · PHILIPPE LE BEAU £T L*AR€UIOUG CHARLES (I«»4-I5U · texte numérisé non relu

PHILIPPE LE BEAU £T L*AR€UIOUG CHARLES (I«»4-I5U

« l'entrepreudre, ou il fallait abaiidoinicr les villes et « le plat pays des frontières de Brabaiit et la Hollande « entièrement, n L'organe du gouTemement réclama ensuite Tassistance des états généraux. Le jeune archiduc Charles prit aussi la parole. Il pria ceux des états, ses bons sujets, qu'ils vonliisseiit tant faire t^ue, durant sa miiiui iie, il ne perdit rien de ses pays (1).

Les états étaient impatients de voir cesser cette minorité. Réunis de nouveau à Bruxelles et toujours sollicités par Maximilien, ils accordèrent 150,000 florins pour payer les dettes contractées en son nom et au nom de son petit-fils. Mais cet acte de mimificence ne satisfit pas encore le prodigrue et besoigneux empereur. Coiiune il ne fut pas longtemps sans avoir de nouveau recours à la libéralité des états généraux, ceux-ci, fatigués de cette tutelle embarrassante et coûteuse, résolurent de hâter Témancipation de larchîduc Charles, de même qu'ils avaient hâté autrefois Tavénement de Philippe le Beau, son père.

(1 ) llolalioii des (^Uils ^'eiiéraux tenus k Malines ,111 nioit. de lévrier laJi {BulU'lin de la commisMun royale d'Iustuire, 3« série, l. lil, p. 348-557).

GUAPIÏUE ûUÂTtil£ME.

LBS ÉTATS GÉNÉRAUX SOUS CHARLGS-QUINT.

Le jeune souverain des Pays-Bas dut son émancipation à rinitiativ(î et à la sollicitation des états. Le 14 dëeembro 1514, Marguerite d'Autriche avait réuni les mandataires des provinces dans la grande salle du palais de Bruxelles. Ëlle se rendit dans l'assemblée avec son neveu et fit connaître aux représentants du pays les motifs de leur convocation. Ëlle les informa que Tempereur Maximilien, ayant l'intention de prendre la croix et d'aller combattre les infidèles , désirait faire venir en Allemagne, dans quelques mois, son petit-fils pour que celui-ci vît les possessions de la maison de Habsbourg dont il était l'héritier. Selon Tusage constant de

Maximilieii, il avait enjoint de solliciter une aide considérable, sous prétexte (1p rouvrir l.'s Irais de ce voyaprf*. Les états généraux, qu'une propoaiiion aussi inienipestive contrariait vivement, récartèreut avec fermeté. Ils exprimèrent lavis que, au lieu de conduire le jeune archiduc en Allemagne, où celui-ci n'avait rien à prétendre encore, il serait préférable de le mettre en possession des pays qui lui étaient dévolus depuis huit ans; ils manifestèrent aussi la volont<i de n'accorder le subside sollicité par reiupereur qu'après IVmancipalion de son petit-âls. Charles, touché de cette mai que de confiance, s'adressa lui-même aux députés. Messieurs, r leur dit-il, « je vous remercie de Thonneur et bonne « aâection que vous me portez. Soyez bons et loyaux - sujets, je vous serai b<»n prince. *

Maximilien, moyennani 1 ollVe d'une s(*ninie de cent mille florins, accueillit le exprimé pai- les états généraux. Il délégua la régente, sa fille; f'rédcric, comte palatin du Rhin, et le comte Félix de Wurtemberg pour accomplir, en son nom, l'émancipation du jeune prince.

En conséquence, le 5 janvier 1515, en présence des états généraux, réunis de nouv(vni dans la grande salle du palais de Bruxelles, Charles, qui n'avait pas encore achevé sa quinzième année, fut déclaré hors de tutelle et investi de tous les droits inhérents à la souveraineté dans les provinces qui formaient les Pays- Bas.

De même tjue l'iiilippe le IJeau, son père, le nouveau souverain entretint des commiuiications fréquentes et

âO tllAi'iilïL UIAIKILML.

presque toujours cordiales avec les députés du pays. Fendant son mémorable règne, les états généraux Airent réunis plus de cinquante fois, tandis que, en France, il

n'y eut, sous le règne de François 1"', que deux assem- Mées de uolablos. A mesure qu'il s'élevait et qu'il <'ioiiilait sa puissance, souverain des Pays-Bas aiijuurd lmi, demain possesseur des Espagues avec leurs dépendances en Italie et dans le nouveau monde, puis empereur d^Allemagne, Charles-Quint était sans -aucun doute intéressé à ménager les représentants de ses provinces les plus opulentes, afin d'en obtenir les ressources nécessaires pour i ('Mliser s<"^ ^ast('S desseins et pour combattre .ses enneuiis irréconciliables. Mais, quelque penchant qu'il eût pour le despotisme, Charles se plaisait aussi, comme par tradition, à s'entourer des députés de ses pays patrimoniaux et à voir en eux, sinon des conseillers naturels, du moins des confidents dévoués.

Lorsque Charles eut résolu de se rendre on Espaj>^ne pour priMidrc [tosscssion du vaste héritaîzo (|iii lui avait cTé transmis par Isabelle de Castille el par Ferdinand d'Aragon, ses aïeux maternels, ce lut aux représentants de ses pays patrimoniaux qu'il demanda ïaide dont il avait besoin. En 1516, les états généraux, assemblés à Bruxelles, votèrent la somme pétitionnée. Au mois de juin de l'année suivante, ils fiireut réunis à Gand. Le chancelier de Hourgogne [ôe-du le Sauvaige, de Bruxelles, seigneur d'Escaubeke) leur déclara que, pendant le séjour de leur prince en Espagne, la régence continuerait d être exercée par l'archiduchesse Marguerite d'Autriche, aidée d'un conseil. Des traités avec les rois de France

et d'Angleterre garantissaient la s^urité du pays. Le jeune roi requit néanmoins les états et surtout les personnages principaux de rester uni«. Cfîte recommaiulàlion n'était p.i< inutile, car quelques - mis tK s graiuls s'étaient déclares les adversaires de Mai'guehte d'Autriche et avaient mônie réussi à diminuer son influeut-e. Ën réalité, ce n'était point à sa tante que le jeune roi laissait le gouvernement des Pays-Bas, c était à un conseil de régence, où elle n'avait que voix consultative. Mais Cliailes ne tarda point a ivcuiiiiaiue sa faute, et il restitua pleineiueut à Marguerite d'Autriche h's hautes prérogatives dont elle avait été investie préci'demment, cest-<à-dire la signature de tous les actes, la garde du signet des finances et la collation de tous les officés (1).

Les d(?putés des provinces avaient suivi leui* prince à Middclbourg. <>ii un.' nouvelle aide leur fut dcMnaiid^-e pour conibatre Charles d'Egmont, leiernel enneuii tU* la maison d'Autriche. Cette demande ne rencontra point des dispositions favorables , car le jeime souverain emprunta, de Middelbourg même, une somme de cent mille florins dor à son oncle Henri VIII, roi d'Angleterre. î'^iilÎM, le 7 septembre 1517, il mit à la voile pour l'Espagne.

Le 12 janvier 1519, l'empereur Maximilien 1"' descendit au tombeau. Le 29 juin suivant, Charles d'Autriche était proclamé à Francfort, dans l'égliso

(1) Voir Corn-spvndaitcedc MargucnU d'Autnchet etc., publidc par M. Le Glay, t. 11, p. 140.

<le Salut* Barthélémy, roi des RomaÎDS et futur empereur.

Le l** jum 1520, Charles-Quint débarquait à Flessin-

jrue. Le 2(>, il se trouve au milieu des reprcsontants (les Pays-i>;is, «nui a l'ait cuiivoipier à Bruxelles. Il dit gracieusement aux états que, malgré son eloiguemeiit,

son cœur avfdt toujours été par deçà, n Reconnaissant envers Marguerite d'Autriche, qui avait tant contribué à lui faire obtenir la couronne impériale, il rend solennellement hommage à son activité et à sa loyauté. Il auuonce qu*îl est revenu pour prendre possession de la di<:iiité inipiM-iale ei téi iniue, selon l'usage, par la pétition de nouveaux subsides.

Au commencement de l'automne, les états généraux sont réunis à Anvers. Charles, qui est présent, les fait remercier de la brillante et cordiale réception que tous ses pays lui avaient faite et des aides qu^ils lui avaient lib('ralcaicut accordées (1). L'organe du gouverniMnont aiuioiice ensuite le départ prochain du souverain pour Aix-la-Chapelle, où devait avoir lieu son couronnement comme roi des Romains. Il ajoute que, pendant cette absence, l'archiduchesse Marguerite exercera la régence. Enfin, il invite de nouveau, au nom du prince, les

(I) Les aides ou subsides volés par les élals ijénéraux, îi la demande du souverain, étaient ensuite répartis entre les provinces, selon l'importance de celles-ci. On désignait aussi sous le nom d'aides les contributions levées k divers titres sur les denrées et les mareliaodises. Hais les états provinciaux pouvaient recouvrer leurquote-|iart au moyen d*autres impôts. En temps de guerre avec la France, les villaf^cs qui formaient la frontière de TÂrlois cl du Uaiuaut élaieol exempts de toute contribution.

peuples des Pays-Bas à demeurer unis. L'orateur

des états répondit que ceux-ci aiuaieiit égard à c<îttc recommaîKÎation patriotique. Charles - Quiiu, prenant alors lui-même la parole» dit aux mandataires des Pays- Bas qu il aurait « mémoire d eux n et quil partait à regret* »

Mais déjà François avait manifesté le dessein de

se venger du rival qui lavait frustré de la dignité impériale. Les armées françaises s'avain'.uciil vers les Pays-Bas et l'Italie. Charles-Quint, couronné roi des Romains à Aix-la-Chapelle, revient en Belgique et se trouve, le 17 juillet 1521, au milieu des députés des provinces réunis à Gand. Ën sa présence, Marguerite d*Autriche fait un appel éloquent à la fidélité et au patriotisme des mandataires du pays. Elle leur signale les dangers auxquels les Pays-Bas sont particulièrement exposés ; elle leur dit d'opter entre leui' ruine et une défense courageuse. Elle leur promet qu'ils seront, après la paix, mis pour toiyours <« hors de subjectiou et dangers de France. » Elle les stimule aussi par rexemple de TEspagne et de TAutriche, qui nont pas hésitai à faire des armements extraordinaires. *< Vous ^ qui êtes anciens et naturels sujets de Sa Majesté, ajoute-t-elle, *^ vous qui avez sa personne avec vous *i prête à employer sa vie, ses biens et tout ce que Dieu lui a donné pour vous conserver, aider et défendre, <t vous ne devez être de moindre cœur que les autres. » Elle les exhorte à ne point laisser tomber la {j; uerre sur eux, niais à se montrer hardis et à ollrir d^ux-uiémes leurs personnes et leurs biens pour la défense sacrée du

ra CHAPITRE QUATRIEME.

pays [\). Les élals lie résistèrent point à celle vive et noble admonestation : ils accordèrent l'aide demandée pour les irais de la guerre.

L'année suivante, Charles-Quint» forcé de partir pour l'Espagne, ne voulut point quitter les Pays-Bas avant davoir remercie les mandataires des provinces de leur roncours patriotique. En e()iise([uenco, les états généi aux se réunirent à Bruxelles au mois d'avril 1522 en présence de l'empereur et de Marguerite d'Autriche. Le grand chancelier (Mercurino de Gattinara) com> mença par rappeler les derniers succès des armées imp('riales : les Français avaient perdu Milan et Tournai. Il exposa ensuite les raisons qui obligeaient Tempereui* à se rendre on bi]spagne, et il indiqua les alliances ioiniées et les mesures prises pour garantir, pendant son absence, la sécurité du pajs. Marguerite d'Autriche demeurait d'ailleurs gouvernante et régente, comme précédemment. Le chancelier répéta enfin les recommandations constantes de Charles-Quint. Il requit les états de vivre entre eux en bonne iuLelligence, de s'aider mutuellement, de se souvenir de l'exemple - de la trousse de ûèches bien liée n qui leur avait été rappelé auti^elbis à rassemblée d'Anvers.

Il était impossible, reconnaissons-le, de donner des conseils plus salutaires aux députés des provinces. En effet, celles-ci étaient trop souvent disposées à

(1) Nous avons dû résumer cette remarquable proposition, qui a été conservée dans un mauuscril de rancienne bibliothèque de Bourgogne. Du mte, II. Altmeyer en a publié te texte en 1S40. Voir Marguerite d'Autriche, sa politique et sa cour, p. 04^.

CHARLËS-QL'liNT (1514-1;kk>>. .k>

slsoler et à n*ayoir égard qu à leurs intérêts propres. L'égoïsme provincial allait jiisqu à entraver et empêcher

la liberté du commerce des grains.

Marp:uerite d'Autriche devait un jour se plaindre avec amertume des flif1icull*'s qu'on lui ojjposait lorsqu'elle engageait ceux de Bnil)aii(, de Flandre et de Hollande <« à aider à la garde des frontières y> du Hainaut, de TÂrtois, du Luxembourg et de la Frise. Or, pour protéger les Pays-Bas contre leurs redoutables ennemis, il fallait, selon les recommandations réitérées de Charles- Quint, que toutes les j)i ovinces se considérassent comme solidaiies, (qu'elles tussent toujours prêtes a se secourir mutuellement, et toujours uiûes comme un ti ousscau de lièches bien liées. Mais les provinces étaient loin de sacrifier leurs intérêts propres au bien général et de seconder toujours, avec énergie et avec unanimité, le j^ouvci iienient de Charles-Quint. 11 est vrai que le peuple coniiiiençait à se faîi^iiKM- des sacriticos que la défense du paj's nécessitait plus encoie que i ambition du prince.

Au mois de février 1523, l'archiduchesse Marguerite ât réunir les états généraux à Malines. Elle avaif choisi pour son interprète, à cause de son éloquence, Josse Lauwerejs, président dti grand Conseil. L organe du gt)uvernement ra]»])eln les immenses dépenses que Charlés-t^iint avait du s mqxtser pour parvenir h îenil)ire et pour résister aux agressions de la France, 11 réclama enstiite dti patriotisme des états une aide sufiisante pour l'entretien, pendant six mois, de 4,000 chevaux et de 10,000 fantassins. Cette proposition fut trèsmal accueillie. ^ Plutôt que de charger encore ses

pauvres sujets, s^écrîérent les représentants des principales provinces» que Tempereur mette en vente son

domaine! Le consentement des états particuliers ne l'ut pas iiioins (iillirile à obtenir, car la deniando du gouvernement avait exciKî partout de grands murmures. >ienaces, prières, tout avait dû être employé, surtout dans le Brabant, pour vaincre la résistance des villes. Lorsque le gouvernement fut enfin assuré du consentement des autres états, il fallut négocier de nouveau avec ceux du Brabant, les menacer encore et les intimider pour leur arracher une adhf^sion (ju'ils avaient si longtemps refusée, en idléguant. la misère du peuple.

L obligation de recourir aux états particuliers des provinces, et surtout la participation du peuple des villes au vote de l'impôt, rendaient extrêmement difficile la tâche imposée à la régente. Du reste, Marguerite d*Auti iche ne répugnait point aux mesures violentes et arbitraires. Eu 1523, de guerre lasse, elle avait proposé à l'empereur de ne plus assembler les collèges des métiers à Bois-le-Duc et à Bruxelles. Charles-Quint y consentait, à condition toutefois que cette interdiction inconstitutionnelle ne donnât lieu à aucun « esclandre. » C'était une vaine espérance. On avait vu Bois-le-Duc et Luxembourg résister à force ouverte aux injonctions tiscales du gouvernement. Or, était-il p(>sMi)le, sans provoquer des émeutes, de dépouiller le peuple des villes })rabançonnes d un droit garanti par des privilèges solennellement jurés? Marguerite ne tenta point ce coup d*État; mais elle continua néanmoins à faire bon marché de la Constitution ou Joyeuw Entrée de Brabant.

CHAKLES-QUIST (I5U-1535). »7

En 1527, vivement irritée contre les chefs d*abbayes qui invoquaient les dispositions de ce pacte pour justifier leur uppositioii, la régente voulait que l'empereur demandât au pape d'être relevé du sermcni qu'il avaii fait d'observer des articles - exorbitants et desraisonnables. » Pour vaincre la résistance des ablx's de Parc» de Tongerloo et de Sainte-Gertrude (à Louvain), elle fit saisir leurs biens temporels; elle avait même parlé d(' jeter dans un navire ces abbés récalcitrants et de les envoyer en Espagne.

Charles-Quint était tout aussi dur quand il s'agissait des aides et des subsides. Toute contradiction sur ce point rimpatientait et Tirritait. Quelquefois des doléances étaient adressées directement aux états sur Félévation des impôts et sur les moyens employés pour leur perception. L'empereur prescrivit, en 152G, (pie Ton s'adressait directeiiKMit à lui ou à la régente, (^uaut à ceux qui enverraient dorénavant leurs re(juétes aux états, il commanda de les tenir pour séditieux et de les châtier exemplairement (1).

En 1528, Marguerite d*Âutriche ne craignit pas de violer ouvertement la Constitution brabançonne. Le 21 juin, elle réunit, dans son hôtel de Malines, les états de Brabaiit et requit le chancelier du duché (Jéi onie Vander Nooi) de sceller les lettres de répartition et d'exécution d'une aide de 100,000 florins, bien que les villes de Bruxelles et de Louvain eussent refusé leur con-

(1) CUnrrespondanee de Charles-Quint et de Marguerite d^Autriche (aux archi\es du royaume), — Marguerite d'Autriche et sa eour, par M. AUmeycr, joasjim.

seatement. Le chancelier objecta qu'aucune somme ne pouvait être lev<$e dans le duché deBrabant sans lassen-

timeiit unanime des états, consentement qui devait être attesté par un acte si«{né des prolals, des iiobles et des députes des quali'e chefs-villes (Hruxeiles, Louvain, Anvers et Bois-le-Duc). 11 ajouta qu'il ne voulait point être noté de parjure en contrevenant à la Joyeuse entrée, qu il avait juré d'observer. La régente, fatiguée de cette résistance, ordonna au cliaucelier de lui délivrer le sceau du Biabant et, en présence des états et de son conseil, elle tit sceller les loUres rie répariiiion et (rcxeculion (1).

Ces actes blâmables Ibriiiciit le vo\cvs de l'administration si brillante et si patriotique de Marguerite d'Autriche. Nous uentreprendrons point de les justifier. Disons cependant que le gouvernement des Pays-Bas était, sous le rèf^ne actif et glorieux de Charles-Quint, un pesant l'ardeau. Les embarras de la légente réagirent même sur lf'^ réunions des états généraux; elles devim*ent moins lié([uentes. En 1526, Charles-Quint avait cependant ordonné de convoquer les mandataires des provinces pour leur communiquer le célèbre traité de Madrid; mais lui-même, sous prétexte de leur donner une preuve d'affection , défendît de solliciter cette lois une aide générale. Les états du pays se réunirent effectivement à Malincs, le 5 avril 152() , et prièrent la ré'gente de li.ùre coniiaitre à l'empereur leiu^ gratitude et leur dévouement. L'année suivante, Charles-Quint,

(I) Xqu- Aiifili-rfi's hisioriqucs {iccixeïl de pièces inédites publié par M. Gachartl), i. il, j». m.

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