‹ Histoire des États Généraux des Pays-BasChapitre 16 sur 19 · CHAPITRE DlXlËMt · texte numérisé non relu

CHAPITRE DlXlËMt

ses conquêtes avec vigueur. Il s'empara d'Audciiarde, position importante d'où il menaçait la Flandre et le Brabaut Pendant que Farnèse s'avançait ainsi, le duc d*Ânjou, au lieu de songer à lui tenir téte» conspirait contre le pays qui Tavait appelé. Mécontent des restrictions que le traité du Plessis-Iez-Tours avait mises à sou autorité, humilié de devoir ])arta^ei- le pouvoir avec rasseuiblcn* iiaiioiialc, il songeait à secouer ce joug et à se faire seigneur absolu.

Les états généraux étaient de nouveau réunis à Anvers (1). Mais Tégoîsme provincial et des rivalités toiyours persistantes avaient rendu à peu près stériles les longues délibérations du mois de septembre et du mois d'octobre. C'est ce qui résulte indubitablement du rapport verbal que fit aux états de Hollande, le 7 novembre, Jean Bamevelt, qui avait été délégué près des états généraux comme pensionnaire de Rotterdam. Il avait donc fait partie de rassemblée générale depuis le 1* octobre jusqu'au 3 novembre. La veille, le prince d'Orange était venu au sein des états généraux a^ec Marnix. Prenant la parole au nom du duc d'Anjou, il avait signalé les dangers qui menaçaient le pays. Les contributions n'étaient point payées, et les représentants de la plupart des provinces (notamment du Brabant, de la Flandre et de la Oueldre) se plaignaient avec aigreur de la répartition naguère votée en Hollande.

Le prince conjura les états de munuer plus de patrio-

(1) Ils avaient repris leurs travaux le 8 septembre, et ceue dernière session, leiiue ti Anvers, se prolongea jusqu'au S juin snivani.

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tiame et de fournir, endéans les quinze jours, sur ce qâ*ilii devaient, 333,000 florins, afin de payer un mois de solde à toutes les troupes. — Les états répondirent qu'ils avaient appris avec beaucoup de chagrin les progrès de rennemi, mais qu'ils étaient persuadés que leurs provinces respectives avalent rempli, pour le mois de septembre, et quelques-unes môme pour le mois d'octobre, les engagements contractés par elles. Ils feraient néaiiiiioins tons les devoirs requis auprès do leurs - principaux - pour qu'ils contribuass^'iit, dans les limites de leurs engagements, au payement de la somme demandée (1).

Le duc d*Ai^ou allait tâcher de profiter de cette nonchalance des états généraux et de Tanarchie qui eu étail la suite.

Le 17 janvier 1583, les troupes françaises s'emparèrent de Termonde, de Dunkerque, d(* Dixmude, d'Alost, de Menin et de Vilvorde. Mais le duc d'Ai^jou, qui s'était réservé Anvers, ne parvint point à se rendre maître de cette grande ville, alors le siège des états généraux, la vraie capitale et le boulevard des Provinces-Unies. Vaillaiiuaent repoussées par les bourgeois , les troupes françaises durent abandonner Anvers et chercher, avec leur chef, un x*efuge à Termonde.

La félonie du duc d'Anjou ue le rendit pas seulement odieux, elle compromit aussi la popularité du Taci-

(t) Gedenkstukken van Johan Van Olden BarmveU, verzameid e*t

met inleiding en annteekeningcn uitgegeven doerM.L. Ym Deventer. {L'A Haye, 1860), t. 1, p. 41 et &uiv.

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