RESTAURATION DE PHILIPPE II
reine parcirnouiouse un secours de 0,000 (autassins, de 3,000 cavaliers et de 300,000 livres dt; poudre, ilâ lui offraient les obligations des villes qu'elle désignerait et voulaient s'engager en outre à ne traiter, à son ^ insu, ni avec l'Espagne ni avec aucune autre puissance. Mais ces ouvertures furent assez froidement reçues. Tout en surveillant attentivemeiit les démarches des états, Élisabeth ne jugeait pas encore le moment venu de prendre une décision. Les confédérés, désappointés, se retournèrent du côté de la France. La Zélande et même la Hollande, malgré l'opposition de quelques villes, consentaient mmntenant à conférer au roi de France, moyennant de bonnes garanties, la souveraineté des Pays-Bas.
Dans les premiers jours du mois de janvier 1585, une ambassade solennelle se rendit auprès de Henri IIL Les mandataires des provinces unies prièrent le roi de France de prendre et recevoir les Pays-Bas, pour les posséder comme avait fait l'empereur Charles-Quint, à la charge de soutenir leurs privilèges envers et contre tous, surtout contitï les Espagnols; de détendre et de maintenir la religion dans Tétat où elle était alors, « sans souffirir d'autre exercice, mais sans rechercher la .conscience de personne; » de ne nommer potir gouverneur généra] qu'un prince de sa maison ou quelque seigneur de marque et zélé protestant, et de lui donner un conseil dont les deux tiers seraient des personnes nées dans les Pays-Bas, et l'autre tiers des étrangers agréables aux états; d'accorder aux états généraux le pouvoir de s'assembler, sans convocation, deux fois