‹ Histoire des États Généraux des Pays-BasChapitre 2 sur 19 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Peut-être n'aurai-je point tenté en vain de rattaclier nos ancienneB assemblées nationales à ce mémorable Congrès, dont j'ai naguère rappelé les glorieux travaux. Il y a là une ûliation incontestable. En eifet, si nous jouissons atgourd'hui de la constitution la plus libérale de TEurope, il ne faut pas perdre de vue que cette constitution, œuvre immorieiie du Congrès national de 1830, a» dans les traditions du pays, d'antiques et soUdes fondements.

Nos aïeux, quelquefois par leur faute, eurent a subir de rudes épreuves. Ils furent souvent victimes de leur imprévoyance, de leur aveuglement. Mais faut-il renier nos pères ? Disons plutôt que, même dans les joiurs les plus sombres de notre histoire, on retrouve encore un vif désir d'indépendance et un sincère attachement aux vieilles libertés du pays. Ces sentiments ont été transmis de génération en génération; ils ont acquis de nos jours une force irrésistible. Après trois siècles de vicissitudes, ils ont transformé l'ancienne Belgique en une nation puissante par rexcelience de ses institutions.

Bruxelles, le 18 octobre 1863.

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