REGENCE DE MAXIMILIEN D*AUT«I€UE
députés des pays ou membres de son conseil eussent à quitter la chambre, après que la porte eut été fermée, les représentants des diverses provinces déclarèrent successivement la résolution qu'ils avaient prise au
sujet de la régence. Cette résolution était conforme aux désirs de rarchidiic. L^s drpiitt's de la Flandre seuls persistèrent dans leur opposition mal dissimulée. Les états revinrent, à quatre heures, dans la même salle , pour se concerter avec le régent sur la défense des frontières. Maximilien harangua les députés en latin. Les représentants de la Flandre et ceux du Brabant avaient déclaré et répété qu'ils sauraient défendre respectivement les frontières de leur p;iys. Maximilien voulait davantage : il exprima le vœu que les diverses provinces, se considérant conuue solidaires, se défendissent mutuellement, sans exception. C'était, selon lui, le seul moyen de conserver « les pays. » Il dit encore aux états que, à Fheure de sa mort, la duchesse de Bourgogne adressait des vœux au ricl [)()nr (|iie les provinces, étroiteincni unies, lussent transmises, sans dommages, à ses entants. Les états répondirent qu'ils avaient déjà délibéré sur ce grave siget et qu'ils n'étaient pas éloignés de l'opinion exprimée par le prince (1).
Les députés de la Flandre avaient insisté plus d*une fois, dans les délibérations générales, pour que Ton donnât suite au projet de mariage du dauphin de France
(I) Toutes ces particularités sont extraites d'une relation contemporaine rédigée par Jeannet de la Uuyelle, bourgeois de Namur, l'un des députés aux états de 1482, relation insérée dans le Bulletin de la cornmisiUm royale d'histoire, 3> série, 1. p. 511-3U.
( depuis Charles Viii ) avec la jeune Marguerite d'Âutriche. Ce projet, suggéré par Louis XI, souriait à ceux qui désiraient en même temps la paix et rhumiliation
(le Maximilien (1). Détesté des Flamands et surtout des (Gantois, le duc (rAniriche ne pouvait encore leur résister. Or, tout dépendait, dit Philippe de Commines, de ceux de Gaud, à cause de leur force et parce qu*ils avaient les enfants du prince entre leurs mains.
Pendant le mois de mai, les députés de la Flandre, du Brabant et des autres provinces 8*étaient de nouveau réunis à Alost, en présence du duc d'Autriche. Les Gantois contraignirent alors celui-ci à donner son acquiescement au projet de mariage. Le traité de paix, signé à Arras le 23 décembre 148^, stipulait que rarcbiduchesse Marguerite recevrait pour dot les comtés d*Artois et de Bourgogne, ainsi que les seigneuries de Mâcon, d'Auxerre, etc. Les vœux de Louis XI étaient comblés et au delà : « 11 avait plusieurs fois voulu le mariage, dii encore Ph. de Commines, et ne voulait que la comté d'Artois ou celle de Bourgogne, lune des deux; et Messeigneurs de Gond (ainsi les appelait-il) les lui firent baUler toutes deux et celle de Masconnois, de Charolois et d'Auxerrois; et s'ils lui eussent pu faire bailler celle de Hainaut et de Namur, et tous les sujets de cette maison, qui sont de laugue française, ils l'eus-
(1) Louis XI avait emivoflé SHpanvant, pour son fila, Marie de Bourgogne elle>méme. Voir « Projet de mariage entre Cliarles Dauphin, ûïs
du roi Louis XI , et Marie, héritière des Pays-Bas , » dans Y Histoire de Charles VJIIt recueil formé par Godefroy (Paris , ifi84 , in-foi.), p. 757.
RÉGENCE DE HÂXIMILIEN UALTUICHE (148â-li94). 31
sent volontiers fait, pour affaiblir leur dU seigneur (1). >» Tel était le déplorable et dangereux résultat de Tanta-
gonisme, toujours subsistant, entre les prétentions des grandes communes de la Flandre et les i)rtro^^ativ<'s revendiquées par le souverain du pays. Le témoignage non suspect de Philippe de Commines démontre aussi que la solidarité, recommandée avec tant de raison et de patriotisme aux états de Gand, était outrageusement méconnue.
Nous n'avons point à raconter ici la régence de Maximilien d'Autriche. Disons toutefois que, pendant cette orageuse époque, les états généraux furent souvent réunis et prirent une part assez notable aux événements (2). L'assemblée de 1488 mérite une mention spéciale. Maximilien , élu roi des Romains depuis 1486, avait été fait prisonnier par les Brugeois. Il importait de mettre promptement un terme à cette captivité. Aussi les personnages qui entouraient le jeune archiduc Philippe, alors à Malines, firent-ils convoquer les états généraux dans cette ville pour le 24 février. Mais les Flamands voulaient que les -délibérations eussent lieu à Gand. Pour hâter sa délivrance, Maximilien conseilla lui-même de ne pas résister à cette prétention (3). En cuiiséqueuce, le 25 avril, se réunirent à
{i) Mémoires de Philippe de Commines, liv. VI, chap. IX. — On sait, au surplus, que le dauptim, devenu Charles VIM, renvoya Marguerite à son père pour épouser Anne de Br^agne.
^ Ils furent réunis à Anvers au mois de novembre età Bnix^es en décembre 1484; Tannée suivante, au mois de juillet, lia 8*assemblèrent à Gand, et au mois d'aoOt, de nouveau à Bruxelles.
(5) Les députés des états de Hainaut k Malines, k leurs commettants,
Gand les députés de la Flandre, du Brabaiit, du Hainaut, de la Zélande ci de Namur. Ils conclurent un véritable traité d*union et de confédération, calqué, à beaucoup d'égards, sur le fameux privilège de 1477.
Le nouveau pacte stipulait également qu'aiicui • guerre ne puuiiait être entreprise sans rassonlinKMit des états généraux, et cet assentiment ('tait nf'cessaire aussi pour la faire cesser; il établissait Tunité de monnaie et abolissait les droits de tonlieu contraires au développement des relations commerciales; il assurait les ionctions publiques^ aux nationaux; enfin, il accordait aux états, pendant la minorité de rarchiduc l'iiilippe, le droit (le sf' réunir, chaque année, le l*"" octobre, à Bruxelles, à Gand, à Mons ou dans toute autre ville de Brabant, de Flandre et de Hainaut. Il laissait en outre aux états de Liège et d'Utrecht, indépendants de la maison de Bourgogne, la faculté d'adhérer à Talliance (1).
Maximilien, ayant accepté les conditions qui lui étaient imposées, recouvra sa liberté. Mais le serment prêté par le roi des Romaijjs sur le marché de Bruges ne fut pas respecté, et le traité de confédération de 1488 survécut à peine aux circonstances qui lui avaient donné le jour.
Quatre années auparavant, les états généraux de
(le Maliiies, 9 iiiaii» U)>8, daus les LeUrea inédilea de Maxiinilicn, duc d'Autriche, etc., publiées par M. Gaclurd, archiviste général du royaume. 1» partie, p. 78.
(1) Ce Iraito, d'une grande importance, a éléanalys(5 par P. Van Hityse dans l'Inventaire anaiylique des chartes et documents appartenant aux archives de la ville de Gand, p. 2Gï et suiv. Voir aussi Histoire de Flandre, par M. Kervyn deLeitenhovc, i v, p. U4.
U£;Gë.\Gë de MAXIMILIEN D'ALTHlCUE (1 Mi- 1494). 53
France, réunis à Tours, s'étaient tenus bien en deçà des clauses stipulées par l'assemblée belge de 1488. Les députés de la France demandaient seulement d*étre
réunis tous les deux ans. Ce vœu fut également écarté. « Ils avaient demandé, dit Augustin ThieiTy, que leur droit d'intervention fût déclaré permanent et leur tenue périodique; entre ce vœu et l'inauguration du gouvernement par assemblées, il s*écoula plus de trois siècles. »
Les états généraux des Pays-Bas, quoique privés du droit obligatoire qu'ils avaient stipulé, furent loin cependant de perdre toute autoi ité. Eu 1489 et en 1492, ils devinrent encore, à certains égards, les arbitres des troubles de la Flandre.
£n 1492, des lettres, expédiées au nom du roi des Romains et de Tarcliiduc Philippe, son fils, invitèrent les états des provinces à envoyer leurs députés à Malines pour le 8 février. Ils deA aient, en outre, aviser et conclure sur la pension demandée pour le duc Albert de Saxo, lieutenant général du roi des Romains, et surtout mettre lui terme au grave diiférend qui avait éclaté entre Maximilien, d'une part, Philippe de Clèves et la commune de Gand, d'autre part.
Philippe de Clèves, seigneur de Ravestein, appelé à Bruges, en 1488, puiir servir d'otage à Maximilien et faire cesser sa captivité, avait dû jurer qu i! buutiendrait les communes de Flandre contre le roi des Romains, si celui-ci violait ses serments. Or, c était pour remplir cet ei^agement sacré que messire Philippe de Clèves avait pris parti pour les Gantois.
CHAPITRK DEUXIÈME.
Les députes des diverses provinces éiaiit eiitiii arrivés à Malines, les états généraux fiu eut, le 19 février, assemblés à la cour en présence du jeune archiduc, du duc de Saxe et du grand conseil. Jean Carondelet,
seigneur de Chanipvans et de Solre, chancelier de Bourgogne, exposa d'abord en iiaiirais les motifs de la convocation des états. Cette >•<■ proposition n fut ensuite réi)étée en flamand par Jean de Hauthem, chancelier de Brabant. Lecture fut donnée en outre de la commission du duc de Saxe, en qualité de « lieutenant général et universel du roi des Romains en ses pays de par deçà. « Le lendemain, les représentants des pro- * vinees, réunis dans l'église des Carmes, délibérèrent sur ces diverses propositions. Revenus à la cour le jour suivant, ils déclarèrent qu'ils reconnaissaient le duc Albert de Saxe comme « lieutenant général et universel . des pays de par deçà. » Il fut encore décidé que Philippe de Clèves et la commune de Gand seraient invités à envoyer des députés à Malines, après ({ue des otages auraient éLé éeliangés. Les députés de Gand comparurent dons l'assemblée, qui se tint à la cour, le 8 mars, en présence de l'archiduc Philippe, du duc de Saxe, lieutenant général, des chevaliers de la Toison d'or et autres membres du conseil. Après avoir disculpé messire Philippe de Clèves qui, selon eux, n'avait fait que garder lidélement le serment prêté à Bruges, lorsqu'il s'était constitué caution du roi des Romains, les députés de Gand demandèrent que l'arrêt de bannissement prononcé contre le seigneur ii\justement accusé fût d*abord révoqué. Après quoi, ils consentiraient à entrer
en communication pour parvenir à un accommodement.
Bien que les états généraux n'eussent cessé dappuyeiles propositions conciliantes de l'archiduc et de son conseil, il fut impossible de se mettre d'accord, les députés de Gand ne voulant se relâcher en rien de leurs prétentions. On finit par leur demander : « Lequel aimezvous mieux, ou adhérer à notre prince ici présent et avoir paix; ou adhérer à messire Philippe de Clèves et avoir gucne? - Ils l épondirent qu'ils ne pouvaient excéder leur commission. En conséquence, il fut impossible de s'entendre. En congédiant, le 13 mars, les députes de Gand, le jeuno archiduc prononça ces mots : « Dites à monsieur Philippe qu*il ne me fasse faire chose dont je puisse avoir regret ci-après, i»
Enfin, le 26, les r eprésentants des provinces furent iii.iudôs vers le clicuicelier de Bourgojriie ei les chevaliers de la Toison d'or. Il leur fut du : ^ qu'il était « nécessaire de se pourvoir contre ceux de Gaud et de « rÉduse, et que, sans l'aide de deux florins sur chaque « foyer que Ton avait demandée, les pajs étaient en «< aventure de choir en grande perdition, j» Les députés étaient invités à retourner dans leurs provinces respectives et à user de leur inlluence afin que l'aide, sollicitée pour la déiense du paj^s, fût accordée pai* les états particuliers (1).
(1) KelalioQ des états généraux tenus à Maliue& aux iiiuks de lévrier et mars 149â, par Tun des <lé|iiilésdu Uainaul {Bulletin de La commission rtniaU4^hisMre, 3» série, t. IV, p. 3»^).
Les Gantois se soumircut enfin par le traité de Cadzaiid, du 30 juillet 1193 — Philippe de Clèves, uùé^é dans TEcluset dut également traiter avec le duc de Saxe.
CllAl'lTIiE UELXitMl:;.
Reunis de iiouTeau Faimée suivante , les états généraux prirent l'initiative d*une démarche importante. Une
dotation assez considérable leur était demandée pour l'entrotioii de rarchiduc Philippe. Ce prince ayant alors quinze ans, les mandataires des provinces refusèrent de voter le subside pétitionné avant que l'héritier de la maison de Bourgogne eût été émancipé et mis en possession de ses États. MaximiHen dut se rendre aux vœux des représentants du pays. En conséquence, Philippe d'Autriche fut solemiellement inauguré en 1494 comme souverain des Pays-lias.
Trois ans après, par la prévoyance ambitieuse de ^faximilien, Philippe d'Autriche épousa la fille des Rois Catholiques, l'infortunée princesse qui devait être connue sous le nom de Jeanne la FoUe. Aux vastes possessions léguées par les ducs de Bourgogne à leur descendant, la fille de F<'rdinand et d'Isabelle allait joindre les royaumes de Castille et de Grenade.
CHAPITRI:: TRÛiSlÊ\fF.
LES ÉTATS GÉNÉRAOl SOCS PHILIPPB LE BEAU ET PENDANT U MINORITE DE CHABLRS-QUIXT.
Philippe le Beau dut avoir souvent recours aux états généraux, soit pour disputer le duché de Gueldre à Charles d'Egmont, descendant des anciens souverains
(le ce pays, soit pour obtenir les moyens de s'assurer l'héritage d'Isabelle la Catholique. Les mandataires des provinces furent réunis plus de dix Ibis, pendant un régne qui dura à peine onze années.
Il faut citer particulièrement rassemblée qui se tînt à Bruxelles, au mois de décembre 1498. Six années auparavant, Charles VIII, renonçant à la main de Marf^uerite d'Autriche, avait restitué les comtés d Ai lois et de Bourgogne (traité de Senlis du 23 mai 1492). Phi-
CffAMlUE TROlSiEMI!.
lippe venait de coiitirmer ce traité et de promettre que, pendant sa vie et celle du roi de France (Louis XII), il ne ferait aucune poursuite pour avoir ou recouvrer le duché de Bourgogne. Cet engagement, consacré dans le
traité de Paris du 2 août 1498, avait vivement contrarié Maxiniilien. Aussi prc^ssait-il son fils de ne point tenir une promesse imprudente et de reconquérir tous les (lom.nines dont la France setait frauduleusement emparée. Les états généraux servirent d'arbitres entre le chef de la maison d'Autriche, qui les exhortait à ne point sceller la dernière paix avec la France, et le jeune I>rince qui, pour ne pas aventurer la splendide dot de Jeanne de Castille, croyait utile de ménager Louis XTI. Les députés des provinces, après en avoir référé à leurs commettants, revinrent à Bruxelles, au mois de janvier 1499. Maximilien leur avait adressé une lettre où il rappelait tous ses griefs contre la France et engageait les états à épouser chaudement sa querelle. « Tant que Je roi de France, disait-il, ne rendra à notre fils l'arciuduc sesdits pays, nous ne serons avec lui en bonne paix, union et amitié. » Mais les mandataires des provinces appuyèrent la politique plus timide de leur prince. Ils le requirent même de ne point violer le dernier traité, attendu, disaient-ils, que ses pays n'étaient point en état de faire la guerre.
Au mois de janvier 1501, les états généraux, asseml)lés à Bruxelles, accordèrent une aide considérable pour fournir aux dépenses du voyage que Philippe le Beau allait entreprendre en Ëspagne, avec la princesse, sa femme. Ils furent de nouveau convoqués à Bruxelles
PHILIPPE LE BEAU ET L'AnCHlDLC CHARLES (14»4-I5U). 39
vers la ân de Vété. Âiors Philippe prit affectueusement congé des représentants des provinces, après leur avoir notifié qu'il nommait le comte Engelbert II de Nassau
son lieutenant général et le principal goiiv«>nieur du pays, pendant son absence.
Isabelle la Catholique mourut le 2ij novembre 1501, Philippe, qui était revenu dans les Pays-Bas lannéo précédente, se déclara aussitôt le successeur de Tillustre princesse. Le 14 janvier 1505, il se fit proclamer, dans 1 église de Sainte-^udule A Bruxelles, roi de Castille, de Léon et de Grenade. Les états préncfraux, réunis à Maliiies le 4 novembre suivant, vott ivut de nouveaux subsides afin de permettre à leur prince de retourner en Espagne pour recueillir la succession que lui disputait Ferdinand d*Aragon.
Le 8 janvier 1506, Philippe T", qui venait de présider à Middelbourg le chapitre de l'ordre de la Toison d*or, s'embarqua pour rEs[)a,ij:ne, laissant la régence des Pays-Bas à Guillaume de Croy, seigneur de Chiévres. Le lieutenant général ne t.irda point à convoquer les états généraux. Ils se réunirent à Malines, au mois d'août, pour ouïr une proposition tendante à lever huit mille piétons et quinze cents chevaux, afin de s'opposer aux aj^ressions du duc Charles d'Egmont. L^^s députés ' retouniéi'ent, selon Tusap^e, dans leurs provinces respectives pour en référer à leurs conunettants. Ils devaient revenir à Malines le 22 septembre; mais leur absence se prolongea plus longtemps.
Un événeinent imprévu allait donner une sol^nité extraordinaire aux prochaines délibérations des états.
Philippe le Beau était mort à Burgos, le 2^ septembre, laissant pour héritier un enfant de six ans, Charles d'Autriche, né à Gand le 15 février 1500. Une vague inquiétude s était répandue jus^LiVuix extr^^mitr^s du pays. Pour rassurer les peuples, il importait de pourvoir sans retard au gouvernement et à la tutelle du faible descendant de la maison de Bourgogne.
Les représentants des provinces avaient été rappelés à Malines pour le 15 octobre. Le 18 (c*était un dimanche), à huit heures du matin, ils se réunirent en séance solennelle, dans la salle de la cour, en présence du jeune archiduc Charles, des membres de sa famille, des chevaliers de l'ordre de la Toison d'or et des membres du conseil. Le chancelier de Bourgogne commença par dire qu*il ne parlait plus en qualité de chancelier, tous les offices étant expirés, depuis le 4 octobre, jour où Ton avait reçu la nouvelle de la mort du souverain ; mais, en s'adressant aux états-, il obéissait à l'ordre de l'héritier naturel. Après avoir déplore la mort pr(^maturée du roi de Castille, il proposa aux députés de pourvoir à la tutelle des enfants du souverain décédé et à la régence du pays, le testament du roi Philippe ne contenant aucune disposition sur ces deux points. On donna lecture du testament, qui était daté de Middelbourg le 2 janvier 1500; puis le scel de la chancellerie, qui avait servi au dernier souverain, fut brisé et rompu.
Il s'agit ensuite de nommer le régent. Les délibérations des états généraux sur ce grave sujet furent très-vives. Les députés du Brabant, de la Hollande, de la Zélande et de la Frise se prononcèrent pour le