‹ Histoire des Etats généraux et des libertés publiques en Franche-Comté (volume 2)Chapitre 15 sur 23 · SUR M. LE PRÉSIDENT CLERC · texte numérisé non relu

SUR M. LE PRÉSIDENT CLERC

sident se détourna souvent de sa route pour glaner dans le champ de Thistoire ou de la biographie des gerbes glorieuses. Telles furent LaSéquanieà V époque romaine^ une Étude sur Alaise^ Le Président Boyvin, « Je n'ai voulu lire votre Jean Boyvin qu'en Franche-Comté, lui écrivait Montalembert, et je m'en félicite, car j'en ai beaucoup plus joui que je n'eusse pu le faire à Paris. Cependant, là comme ici, j'aurais apprécié le service réel et considérable que vous avez rendu par la publication de ce volume, non seulement à l'histoire de la Franche-Comté, mais à celle de l'âme humaine. » Il termine en l'invitant à venir le voir à Maîche : c Nous parlerons surtout de cette pauvre Comté qui s'en va comme tout le reste, mais dont il reste assez pour que je me sente tout à fait enclin à dire comme votre héros : « Toute mon ambition se termine à vouloir estre tenu pour naïf et véritable Franc-Comtois. >

Cette ambition littéraire et patriotique était aussi celle d'Edouard Clerc. 11 contribua plus que personne, par ses recherches et par ses exemples, au réveil des éludes historiques dans notre province, consultant Weiss et Duvernoy, ces deux oracles de la science, et bientôt consulté à son tour par une foule de jeunes gens à qui ses livres avaient inspiré le goût de l'érudition et l'amour du pays. 11 s'en fit des amis autant que des disciples, il aida à la publication de leurs ouvrages, il jouit de leurs triomphes encore plus que de sa propre gloire. L'académie de Besançon, qui l'inscrivit dès 1837 au nombre de ses membres, n'a cessé de l'écouter et de l'applaudir dans ses séances publiques jusqu'à sa mort. 11 fut élu quatre fois président de la compagnie. Cet honneur, auquel il était fort sensible, fut le dernier qu'il reçut en ce monde. L'année même où nous l'avons perdu, il acheva de présider en même temps que de vivre. La lecture qu'il avait préparée pour la séance de juillet, la Conquête de la Franche-Comté par Louis XI, fut confiée au vice-président de l'assemblée. Le jour où on la

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