ÉTATS GÉNÉRAUX SOUS PHILIPPE LE BON
< fier en la très-K^haritable et soingneuse déprécation de ses c sujets, qui journellement y labouroient et veiltoient, noc nobstant que luy seul tira plus de bien et d'argent d'eux,
< durant sa vie, que tous les autres ses devanciers ensemc ble, de trois à quatre cents ans de devant luy, non pas c par tyrannie, mais par amour et gratuité procédant de c bonne délection à luy, pour ce que bénin estoit, doux et c humain... Sy ne furent ses pays dénuez pourtant, ny c de riens plus rez de près que n'avoient accoustumé ; c mais les maintenoit fertiles et abondans, riches et druz, c autant que oncques paravant, et les outrepassa en félicité c de tous leurs voisins (1). >
(1) La douleur que causa la douleur du bon duc en Comté est naïTement peinte par un témoin entendu en 1509, relativement à la souTeraineté de Jonvelle : c*est le notaire Perrenet, de Jussey : « Je eatoys,
< dit-il, jouant au pâlot joyeusement avec Poinsard Curiol et aucuns
< bourgeois de Jussey, quand illec survint ung harault d*armes de feu c monseigneur le duc Philippe, qui nous dit : J*ai bien cause de tous € marryr, car mondit seigneur est allé de vie à trépas. Nous Tenten-
< dîmes et fûmes tous marrys autant qu'il fut possible. > (Archives de la préfecture du Doubs.)