DISCOURS DE MIRON
Avant la ^iraiicc, il avait rendu compte à ses collègues dos id«''es qu'il devait émettre en leur nom; il y avait donc là une œuvre en qiu'l((U(' sorte collective qui était à elle seule un manifeste. Il commença en invoquant le souvenir des champs de mai, auxquels il compara l'assemblée des États, puis il résuma la situation des trois ordres et les réformes à opérer. Il jiarla de la noblesse avec une ardeur et une franchise ipd dépassaient les vivacités du lieutenant civil et durent achever de blesser les j^^entilshommes *. Eu revanche, il constatait les désordres de la justice, et concluait en réclamant la stricte exécution des lois. « La gloire des princes, dit-il, ne consiste pas tant i\ faire multitude d'ordonnances qu'à les bien faire exécuter, »
Mais ce qui doit avanl tout faire l'honneur du prévôt des marchands, c'est d'avoir su parler du peuple a\C(' l'énergie d'un honnue qui comprenait ses