‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 114 sur 226 · Rapine, .'}p partie, p. HO · texte numérisé non relu

Rapine, .'}p partie, p. HO

vouloit faire d'eux. Chacun, disait un contemporain, demande des nouvelles de la cour, personne n'en peut dire d'assurées. L'un publie le malheur qui talonne l'État; l'autre déchire de paroles le chancelier et ses adhérents '. » Ces plaintes durèrent quelques jours, puis, le président Miron ayant refusé de se joindre aux députés, ceux-ci furent le trouver chez lui. où il ne put se soustraire à la violence qui lui était faite; on le força de se joindre à quelques autres de ses collègues pour aller demander au chancelier le droit de se réunir, (|ui fut absolument refusé. Ils apprirent seulement que des congés seraient accordés à tous ceux que le séjour de Paris fatiguerait. Les députés répondirent avec vivacité qu'ils n'entendaient point se séparer les uns des autres avant l'entier accomplissement de leur tâche.

On était arrivé aux premiers jours de mars : les députés du tiers état cherchaient toujours à pousser le prévôt des marchands de démarches en démarches. Le bruit courait que les taxes des députés de la noblesse seraient acquittées par une augmentation des gabelles. A cette nouvelle, le tiers porta ses protestations au roi. Il en fut de même à l'occasion de la substitution aux revenus du droit annuel d'une crue "sur le sel dont on redoutait l'établissement -. Paris était bien fait à ce moment pour relever le courage des députés. Le Parlement n'avait pu voir un si grand nombre d'officiers de justice investis pendant quatre mois du droit d'examiner et de contrôler les affaires

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