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2C)2 ASSi.AIIiLÉi; IJKS NOTABLES, 1017
l'asscinbléo coinino une des sources d'abus les plus jj raves. Les notables se gardèrent bien de rùpondr(^ froidement à une proposition de ce genre. Ils indi- ([uèrent les diverses catégories qui couvraient d'une exemption abusive les individus dont le devoir était (le participer aux charges de TEtat. Une stricte révision des personnes servant dans la maison du roi et d.iiis celles des princes, le refus d'accepter dans les cduipagnies nobles des gens qui ne fussent pas gentilsliduimes, la suppression des abonnements aux tailles (pii avaient pris depuis un certain temps une grande extension, enfin une enquête ordonnée au sujet de tout anoblissement accordé depuis trente ans, telles furent les diverses mesures sollicitées par l'assemblée afin de rejeter un plus grand nombre de citoyens dans la classe des taillables *.
La maison du roi et le nombre des garnisons devaient attirer les critiques; une proposition formelle devança l'initiative des députés. En paix avec l'étranger, n'ayant aucune menace de guerre prochaine, la France ne pouvait rencontrer de circonstances plus favorables à une diminution considérable des troupes et des garnisons. Il fallait en même temps songer à la discipline relâchée et mettre ordre au nomlire toujours croissant des châteaux et des villes ([ue l'ambition querelleuse des vieux ligueurs et des huguenots entourait d'une épaisse ceinture de défense.
Ces forteresses, prêtes à servir en tout temps de point d'appui à la rébellion, créaient un péril permanent pour la sécurité publique, tout aussi bien que les armes accumulées par des particuliers, les canons fondus par de riches seigneurs et les préparatifs de guerre faits au grand jour. L'assemblée de Rouen