Labitte, Pfédicateur.i de la Lif/ue, Introduction, p. li
3. De justa reipuhlicie Chrislinn/p in regex impios et h.rrelicos auctoritate, viiiv'xhuë à Guillaume Rose.évêque de Senlis.laflO. —
l'églisk et l'état .iôO
Pcndaiil la vie de Henri IV, les lureurs de la Ligue allèrent en s'éteignant; après sa mort, l'irritation publique se porta aussitôt sur les défenseurs d'une doctrine mise en action pour la seconde fois depuis vingt ans. Le nom de Mariana ', qui avait soutenu qu'en certains cas il était permis de tuer les princes, vola de Ijouche en bouche ; on établit une sorte de complicité morale entre la Compagnie de Jésus et l'auteur qui appartenait à cet ordre. Le clergé royaliste de Paris, aucpiel la réputation croissante des jésuites portait ombrage, laissa dire en chaire que le roi avait été tué à la Marianne ^.
Aucune révélation ne vint conlirmer pendant le procès de llavaillac ce soupçon populaire; mais peu importait que le coupable eût jamais lu le livre, hi doctrine existait, et le Parlement crut qu'elle devait être condamnée en même temps (pie l'assassin. Le jour où l'arrêt de mort venait d'être publié, la cour rendit un arrêt ordonnant à la Faculté de théologie de se réunir, afm d'examiner le décret du concile de Constance contre le régicide. Sur le rapport de la Faculté condamnant, en vertu des canons du concile, les projxisitions de Mariana, le Parlement i-endit, le 8 juin 1610, un arrêt qui livrait au bourreau, pour être bnilé devant le porche de Notre-Dame, le hvre du religieux espagnol ^ Le Parlement et la Sorbonne ne furent pas seuls à censurer ces doctrines. Le général de la Compagnie de Jésus, le P. Acquaviva, lança
Jean Boucher, curé de Saint-Benoit. Df justa Henrici III aUlicatione e Francorum rcgno, Paris, 1589. — Ces deux prédicateurs, avant de publier des écrits contenant l'apologie du régicide, avaient maintes fois professé en chaire cette doctrine.