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de Home, le b juillet 1(110, un décret qui condaninait éncrgiquement ropiniou de Mariaiui '. Ejifin le P. Cotton, confesseur de Henri IV, entrant en lice, publia un écrit conforme à la doctrine du concile de Constance, et destiné à provoquer une foule de pamphlets qui prolongèrent la (pierelle pendant plusieurs années *.
Malgré ces publications, rien ne parvint à calmer le sentiment irréfléchi de la f(jule : ni la désolation du clergé, ni la douleur du pape, ni les preuves irrécusables qui dégageaient de toute solidarité morale les ordres religieux si longtemps protégés par le roi, ne purent prévaloir contre cet invincible préjugé.
Les États de 1()14 nous montrent le tiers état partageant ces rancunes. Au gré des députés de cet ordre, il ne s'agit pas seulement de protester contre le régicide ainsi que le demande le clergé. Le tiers espère aller plus loin : il veut limiter l'autorité du pape par une solennelle déclaration, et, animé par les passions parlementaires, il cherche à faire implicitement remonter jusqu'au pontife romain la responsabilité des guerres religieuses et des discordes civiles. Le livre de Bellarmin ^ « lui ofï'rait une proie facile ». Publié peu de temps avant la mort du roi, il contenait une défense de la puissance pontificale qui devait soulever les plus ardentes polémiques. Adversaire du pouvoir direct des papes sur les matières temporelles, Bellarmin établissait un droit de juridiction indirecte, qui comportait en certains cas extraor-