Mci/ioires de Condé, id., p
2. Lettre déclarutoire de la doctrine des l'P. Jésuites, conforrite aux- doctrines du concile de Constance, suivie de VAnti-Cotton, V Anti-Mariana, etc.
3. De potestate sumnii pontificis in temporalibiis, imprimé à Rome par Zanetti, en 1610.
l'église et l'ktat ;?71
dinaires le droit de déposer les princes, si le bien de la religion Texigeait '. Toutes les rancîmes gallicanes se réveillèrenl en un instant; un pamphlet a3'ant pour titre le Tocsin • révéla l'existence d'un livre auquel donnait tant d'importance le renom de son auteur, cardinal de l'Eglise romaine, neveu d'un pape et deux tois candidat à la papauté dans les derniers conclaves. Sur les conclusions de l'avocat général Servin, le Parlement rendit, le i20 novembre 1610, un arrêt portant « inhibition... à toutes personnes..., su. peine de crime de lèze-majesté, de recevoir, retenir, communi- ([uer, imprimer ou vendre ledit livre, contenant une fausse et détestable proposition, tendant à réversion des puissances souveraines ordonnées et establies de Dieu, souslevements des subjects contre leur prince, substraction de leur obéissance, induction d'attenter à leurs personnes et estais, et troubler le repos et tranquillité publique ' ». Cette décision rendue contre le saint-siège par une cour de justice souleva les plus vives protestations : le nonce menaça de se retirer; le clergé de Paris et son évêque réclamèrent hautement, et le cardinal du Perron obtint de la régente que le conseil sursît à l'exécution de l'arrêt.
nuoi([ue rallaire eût été étouIFée, la discorde n'e.n était pas moins prête à éclater. La magistrature était disposée à saisir tous les prétextes pour recommencer une lutte qui consolidait sa popularité. C'est ainsi ([uen 1()1 4 l'attaque vint du tiers état, où dominaient les olïiciers de justice : ils combattirent avec une égale passion deux doctrines représentées par deux livres
1. Jager, Hisloire de l'Église catholique en France^ t. XVI, p. 333. On sait que celte histoire a été revue à Hume avant sa publication.