‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 175 sur 226 · Le 10 janvier 1613. États Génerau.r, t. XVI, p · texte numérisé non relu

Le 10 janvier 1613. États Génerau.r, t. XVI, p

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t>rr lui <lniis los rcinoiili'nnros; les aiilres, (ju"iin drv.iil (•('■(1er H 1.) \olont('' royalf?, tout en mainlcnant lavis émis par les Elats. Cette dernière opinion prévalut, firàee au vote par province, et malgré les protestations des cent vingt députés qui auraient formé la majorité, si \o vote par bailliage ou par tête eût été admis. Miron porta ce résultat au roi, (jui assura de nouveau le lu'ésidcnt du tiers « qu'il avoil évoqué l'article non pour le supprimer, uuiis pour le décider ' ').

Alors fut ])ro])osée et volée rinserlion, à la place de l'article supprimé, d'une mention destinée à rappeler ce qui s'était passé et à presser l'accomplissement des promesses royales *.

Aucune réponse ne fut donnée par le gouverneuu'ut ■' : le tiers étal dut attendre soixante-sept ans pour voir se réaliser un vœu qui était destiné à faire renaître les querelles théologiques sans fortifier l'État '.

Ce souvenir posthume de la Ligue présentait des dangers de toutes sortes : son plus grand inconvénient était d'absoi-her au profit de misérables rancunes l'énergie que les députés auraient pu si heureusement déployer pour le bien j)ul)lic.

Ce n'est pas le lieu de faire ici le récit de l'intervention du Parlement, qui bri'ilait de se jeter dans la (pu'r(dle '. Oiiiuid les États se séparèrent, ils laissaient

1. Relation de Rupine. Éfals tléitér.. t. .\VI, 2'' parLie, p. 207.

2. Voir sur le contre-eoup éprouvé en provinci; par ces incidents les résolutions des Etats de Provence alors rassemblés {Bi/jl. nat. Imp. L" 4-103 .

3. Voir la suite de cette affaire : Doc. inédits. Conférences de Loudiai, p. 108, "iSo et passim.

4. Voir le texte de la déclaration de l'assemblée du clergé en 1682. La ressemblance des deu.x formules est frappante.

.5. Les autres Parlements étaient animés delà même ardeur. —

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iliTi'irrc eux des passions prrtes à soulcnir In lultc, lies magistrats résolus à se i)orter les exécuh'urs des volontés du tiers état.

Le clergé n'usa pas de re[»résailles : nous ne trouvons dans son cahier ni attaques ni violences; toutefois nous devons signaler le seul de ses vœux qui puisse être considéré comme une réponse au tiers étal. S'élevant au-dessus des querelles de mots et des réclamations secondaires, les prélats avaient compris combien était grave la formation, sans leur c(uicours, dun corps de doctrines plus religieuses encore que [xilitiques, jouissant, sous le nom de libertés de l'Éf/liso gallicane, d'un titre depuis deux siècles profondément populaire dans tous les rangs de la nation, (l'était là une entreprise sans précédent, bien plus dangereuse que n'étaient des disputes de compétence, contenant (Ml germe toutes les usurpations, et leur donnani du même coup le double avantage de la popularité et de la tradition. Le clergé déclara que ces prétendues libertés, destinées dans leur principe à servir de protection, se convertissaient en oppression de l'Église. Sans violence de langage, le cahier déclarait que ce fait provenait de l'obscurité même de la matière et (|u'il était nécessaire de régler par édit ces libertés '. 11 ajoutait (jue le moment était venu de faire ce travail, (fue le roi devait adjoindre aux Etats quelques membres de son conseil et du Parlement et que jamais on ne trouverait une occasion plus favorable pour achever une telle anivre (C. 24).

Le parlement de Toulouse rendit le 7 février un arrêt pour informer sur les vœux préjudiciables à l'Ktat que font certains pr^-lres {Bihl. nat. Imprimés L-*'' 103"^f).

1. Il faut lire la discussion qui eut lieu le 29 novembre dans la chambre du clergé. On y voit clairement la distança qui sépare le gallicanisme des évêques de celui des magistrats [Procfis-verhal du clergé, p. 107 et 170i. »

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