ÉLECTIONS DES NOTABLES
néraux. Cello détermination était d'autant plus libérale que Henri IV « n'avoit nMllement voulu imitiT les rois ses devanciers en l'affectation et désignation de certains députez particuliers à sa fantaisie..., mais en avoit déféré la nomination à ceux de l'Église, de la noblesse et du peuple ' ». Au témoignage de Sully, qui débattit avec le roi les formes de la convocation, s'ajoute celui de Mézeray qui n'hésite pas à affirmer que « le roy déféra la nomination de ceux qui y dévoient assister à leurs compagnies, sans affecter ni désigner pas un, afin que cette assemblée fut entièrement plausible, et que les résolutions qui s'y prendroicnt passassent plus facilement dans l'approbation des peuples " ». 11 est donc certain, d'après l'autorité de ces historiens, que le roi s'était borné à indiquer certains personnages dont la présence était nécessaire, laissant aux compagnies qu'il désignait le droit d'élire les autres notables. Ainsi les parlements, la Cour des aides, la Chambre des comptes, le bureau des trésoriers de France, le Chàtelet de Paris, l'hôtel de ville et le gouvernement de chaque province élurent librement leurs députés. Les magistrats les plus éminents et les esprits les plus distingués du temps furent choisis dans le courant d'août.
La peste qui sévissait alors à Paris ^ ayant modifié les projets du roi, on décida que l'assemblée n'aurait pas lieu à Gompiégne, mais à Rouen, quoiqu'il fût « contre l'usage que les États se tinssent hors du ressort du premier parlement du royaume ^ ». Henri IV