Voir plus haut, t. III, p
2. Art. 4 et 6 du traité du 20 mai 1604, analysés par M. Poirsen, t. III. p. 489. — Voyez le texte du traité: Dumont, Corps dipL, t. V, part. II, p. 39-43.
protection sur cette mer qui devenait véritablement française; à la suite de ces satisfactions qui étaient données à l'amour-propre national, Marseille s'apprêtait à sortir de sa longue et mortelle inaction. La Provence ruinée allait renaître, et on voyait le moment où le Midi appauvri reprendrait son antique prospérité.
L'industrie et le commerce ont donc largement profité des réformes fécondes dont Henri IV a doté notre pays. Aucune branche de l'administration n'est demeurée sans progrès dans cette admirable période, pourtant si courte, qui sépare la mort de Henri HI de l'avènement de Louis XHI; le fond de la richesse nationale, cette force intrinsèque de la France qui n'a cessé de se développer depuis, a été constitué à cette époque. Henri IV, éclairé par les doléances des États, a exécuté leurs vœux, mais il serait injuste de ne pas ajouter qu'il les a sur tous les points dépassés, plaçant son but plus loin et visant plus haut qu'eux.
Noblesse.
Abus des anoblissements, p. 163. — Exemptions des tailles, p. 164. — Fonctions et charges, p. 166. — Démolition des forteresses, p. 168.
Les plaintes de la noblesse ne sont, à vrai dire, dans cette session que la reproduction parfois textuelle des vœux exprimés à deux reprises aux Etats de Blois.
Après avoir demandé la confirmation de ses privilèges (N. 1 *), la noblesse suppliait le roi « d'ordonner que nul ne peut être cy après annobly, sinon pour