‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 91 sur 226 · Voir plus loin le texte de l'article, p · texte numérisé non relu

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un règlement des rapports entre les deux puissances ^ La protection de la personne et de la vie du prince est une des préoccupations constantes des cahiers provinciaux. Les députés y reviennent sous toutes les formes, et quelques-uns d'entre eux vont jusqu'à demander au saint-siège lui-même une solennelle protestation contre les doctrines du régicide.

La chambre du tiers état, sans s'arrêter à la réserve de la province de Lyon, qui sollicitait la communication préalable aux autres ordres, inséra l'article proposé par rile-de-France en tête de son cahier.

Cette détermination fut prise le lo décembre. Dans la même journée, le clergé, qui était informé heure par heure de tout ce qui se passait dans les chambres voisines, s'en émut : une démarche immédiate auprès du tiers, proposée par les plus exaltés, fut repoussée; afin d'éviter un éclat, on préféra envoyer les cardinaux au Louvre supplier la reine mère de faire en sorte d'étouifer une affaire qui allait réveiller les passions les plus violentes ^

Quatre jours s'écoulèrent : aucune réponse n'arrivait du Louvre, et les bruits qui couraient par la ville sur la déclaration grossissaient à tout instant. On prétendait qu'à chaque séance du tiers quelques nouveaux points de discipline ecclésiastique étaient traités et que la doctrine elle-même était mise en discussion : il fallait sans retard s'opposer à de tels empiétements. Le 20 décembre, les esprits étaient tellement excités, que le clergé décida coup sur coup renvoi de deux députations aux ordres laïques. L'archevêque d'Aix vint trouver le tiers et, dans un discours d'une extrême modération, demanda aux dé-

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