‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 127 sur 208 · États Généraux, t. XVllI, page · texte numérisé non relu

États Généraux, t. XVllI, page

sont maintenant, grâce à Dieu, en a,ssez bon état, mais on n'oseroit se promettre qu'elles y demeurent toujours; et il faudroit n'avoir point de jugement, pour ne connoître pas qu'il faut les pousser plus avant. 11 faut par nécessité, ou laisser ce royaume exposé aux entreprises et aux mauvais desseins de ceux qui en méditent tous les jours rabaissement et la ruine, ou trouver des expédients assurés pour l'en garantir

« Il est impossible de toucher aux dépenses nécessaires pour la conservation de l'État; y penser, seulement, scroit un crime; c'est pourquoi Sa Majesté, préférant le bien public à son particulier, veut de son mouvement retrancher sa maison, es choses même qui touchent sa propre personne, vous laissant à juger comme il en faudra user au reste...

« Les règles les plus austères seront et sembleront douces aux plus déréglés esprits quand elles n'ont en oflet comme en apparence d'autre but que le bien pii])lic et le salut de l'État.

« Par tels ménages on pourra diminuer les dépense» ordinaires de plus de trois millions, somme considérable en elle-même, mais qui n'a point de proportion aux fonds (ju'il faut trouver pour égaler la recette à la dépense.

« Reste donc à augmenter les recettes, non par nouvelles impositions (juc les peuples ne sauroient plus porter, mais par moyens innocents, qui donnent lieu au roi de continuer ce qu'il a commencé à pratiquer cette année, en déchargeant ses sujets par la diminution des tailles.

« Pour cet effet, il faut venir aux rachats des domaines, des greffes et autres droits engagés, qui montent à plus de vingt millions, comme à chose non seulement utile, mais ^vvste et nécessaire.

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